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Ramaco Resources
- Godverdomme
- Expérience : 7822
- Messages : 835
- Inscription : 28/02/2020
Cours actuel : 11,74 usd
Ramaco Resources est un producteur de charbon métallurgique essentiel à la production d’acier et raisonnablement valorisé ... mais avec une énoooorme cerise (ou plutôt une pastèque) sur le gâteau.
Ramaco dispose de réserves importantes de charbon métallurgique, avec environ 59 millions de tonnes de réserves et 1 119 millions de tonnes de ressources mesurées et indiquées.
Ces réserves sont réparties sur plusieurs complexes miniers, notamment Elk Creek, Berwind, Knox Creek et Maben en Virginie.
Les ventes se sont pour 1/3 en Amérique du Nord et 2/3 dans le reste du monde.
La production annuelle du charbon est estimée à environ 3,4 millions de tonnes de charbon en 2023, avec une ambition de produire jusqu'à 7 millions de tonnes par an dans les prochaines années, ce qui, en fonction des réserves, offrent une durée de vie d’une vingtaine d’années au moins.
Mais ce n’est pas tout car voici la fameuse « pastèque » sur le gâteau : en mai 2023, il est apparu que la mine de Brook contenait le plus grand gisement non conventionnel d'éléments de terres rares découvert à ce jour aux États-Unis avec, notamment, des concentrations élevées en néodyme, praséodyme, terbium et dysprosium mais aussi du gallium et du germanium dont la Chine vient d’interdire les exportations.
Actuellement, le site est en phase d'évaluation. Trois programmes de forage ont déjà été réalisés, totalisant 123 nouveaux forages spécifiquement ciblés sur les éléments de terres rares. Les résultats préliminaires indiquent des niveaux élevés de terres rares, ainsi que des concentrations significatives d'autres éléments critiques tels que l'yttrium, le gallium et le germanium.
Ramaco continue de mener des analyses et des forages pour mieux comprendre le potentiel du site. Cela signifie que le projet est encore à un stade d'exploration et d'évaluation géologique.
Ramaco présente aussi une structure d'actions particulière :des flux de redevances, de revenus d'infrastructure et de propriété intellectuelle très stables ont été transférés dans une entité distincte, METCB (actions de classe B). Pour les investisseurs particulièrement intéressés par les revenus, METCB a un rendement de dividende actuel de 8,62 % contre 5,42 % pour METC.
Les actions de classe A offrent donc une exposition directe aux opérations d’extraction de charbon et de terres rares, tandis que les actions de classe B sont davantage axées sur les revenus passifs provenant des infrastructures et des redevances.
La part de la performance économique qui revient aux actions de classe B est calculée comme suit :
20 % des revenus générés par les actifs CORE sont reversés sous forme de dividendes aux actionnaires de classe B. 80 % des revenus restants sont conservés par Ramaco pour être réinvestis ou utilisés dans d'autres aspects de l'entreprise.
Tentative de valorisation de l’activité « met coal »
Hypothèses :
Production annuelle : 3,6 millions tonnes en 2024, 4,5 millions en 2025 puis 6,5 millions jusqu’en 2043.
Coûts d’extraction : 110 USD la tonne
Capex de maintenance : 30 USD la tonne
2 hypothèses pour les prix de vente : la moyenne à 10 ans (290 usd la tonne) ou les prix actuel qui est un plus bas de 7 ans (145 USD la tonne). Pour la bonne bouche, le plus haut, atteint en septembre 2021, était de 537 usd la tonne et le plus bas sur 10 ans s'est fixé à 77 USD (août 2015).
Taux d’actualisation : 10 %
NPV10 à 290 usd la tonne : 326,19 usd par action
NPV10 à 145 USD la tonne : 10,87 usd par action
Total du passif amputé de l’actif courant : 2,53 usd par action
2 valeurs pour l’activité « met coal » :
Pour un charbon vendu durablement dans la moyenne des 10 dernières années : 326,19 – 2,53 = 323,66 usd par action
Pour un charbon vendu durablement au prix "bas de cycle" actuel : 10,87 – 2,53 = 8,34 usd
Reste donc le gisement de terres rares ...
Bien sûr, l'extraction des terres rares nécessitera des investissements considérables. La direction va étudier longuement la manière de développer cet actif qui soit la plus optimale pour les actionnaires (du moins l’écrit-elle).
Une installation pilote de traitement des terres rares sera mise en service en 2025 et mise en production en 2026. Bien que de petite taille, le pilote est conçu pour générer des produits à vendre immédiatement après son achèvement.
Le direction pense « que l'investissement nécessaire à la commercialisation de cet actif est à la fois dans nos capacités opérationnelles et financières. Cela est d'autant plus vrai que nos opérations métallurgiques arriveront à maturité dans quelques années à un niveau de production plus élevé, avec des niveaux de génération de trésorerie correspondants plus élevés. Le secteur des terres rares et des minéraux critiques pourrait représenter une nouvelle orientation supplémentaire extrêmement gratifiante pour Ramaco. »
Pour financer la mise en exploitation, deux pistes sont envisagées :
- Soit financer en interne avec les propres ressources financières de Ramaco qui exploiterait ainsi deux secteurs d’activités différents
- Soit de scinder les activités de terres rares dans un nouveau véhicule d’exploitation distinct qui pourrait, éventuellement, faire appel à des financements externes.
Quoi qu’il en soit, j’ai le sentiment qu’avec Ramaco, on se retrouve devant une situation pile je gagne beaucoup, face je ne perds rien (ou très peu).
Le scénario « catastrophe » serait que les cours du « met coal » restent sur leur plus bas pour l’éternité ET, qu’en même temps, le gisement de terres rares n’aboutisse à rien. Dans ce cas extrême, comme calculé ci-dessus, il me semble que la perte pour les actionnaires serait bien réelle mais relativement limitée. Mais un scénario raisonnablement optimiste me semble pouvoir amener Ramaco à des niveaux de valorisations significativement plus élevés que les cours actuels.
Les cours actuels du "met coal" sont proches des coûts moyens "aisc" en vigueur aux USA et dans le monde (ils sont un peu plus faibles en Australie), on peut donc penser qu'on n'est pas très loin d'un plancher et que le timing pour investir sur ce secteur n'est sans doute pas tout-à-fait mauvais.
Ramaco Resources est un producteur de charbon métallurgique essentiel à la production d’acier et raisonnablement valorisé ... mais avec une énoooorme cerise (ou plutôt une pastèque) sur le gâteau.
Ramaco dispose de réserves importantes de charbon métallurgique, avec environ 59 millions de tonnes de réserves et 1 119 millions de tonnes de ressources mesurées et indiquées.
Ces réserves sont réparties sur plusieurs complexes miniers, notamment Elk Creek, Berwind, Knox Creek et Maben en Virginie.
Les ventes se sont pour 1/3 en Amérique du Nord et 2/3 dans le reste du monde.
La production annuelle du charbon est estimée à environ 3,4 millions de tonnes de charbon en 2023, avec une ambition de produire jusqu'à 7 millions de tonnes par an dans les prochaines années, ce qui, en fonction des réserves, offrent une durée de vie d’une vingtaine d’années au moins.
Mais ce n’est pas tout car voici la fameuse « pastèque » sur le gâteau : en mai 2023, il est apparu que la mine de Brook contenait le plus grand gisement non conventionnel d'éléments de terres rares découvert à ce jour aux États-Unis avec, notamment, des concentrations élevées en néodyme, praséodyme, terbium et dysprosium mais aussi du gallium et du germanium dont la Chine vient d’interdire les exportations.
Actuellement, le site est en phase d'évaluation. Trois programmes de forage ont déjà été réalisés, totalisant 123 nouveaux forages spécifiquement ciblés sur les éléments de terres rares. Les résultats préliminaires indiquent des niveaux élevés de terres rares, ainsi que des concentrations significatives d'autres éléments critiques tels que l'yttrium, le gallium et le germanium.
Ramaco continue de mener des analyses et des forages pour mieux comprendre le potentiel du site. Cela signifie que le projet est encore à un stade d'exploration et d'évaluation géologique.
Ramaco présente aussi une structure d'actions particulière :des flux de redevances, de revenus d'infrastructure et de propriété intellectuelle très stables ont été transférés dans une entité distincte, METCB (actions de classe B). Pour les investisseurs particulièrement intéressés par les revenus, METCB a un rendement de dividende actuel de 8,62 % contre 5,42 % pour METC.
Les actions de classe A offrent donc une exposition directe aux opérations d’extraction de charbon et de terres rares, tandis que les actions de classe B sont davantage axées sur les revenus passifs provenant des infrastructures et des redevances.
La part de la performance économique qui revient aux actions de classe B est calculée comme suit :
20 % des revenus générés par les actifs CORE sont reversés sous forme de dividendes aux actionnaires de classe B. 80 % des revenus restants sont conservés par Ramaco pour être réinvestis ou utilisés dans d'autres aspects de l'entreprise.
Tentative de valorisation de l’activité « met coal »
Hypothèses :
Production annuelle : 3,6 millions tonnes en 2024, 4,5 millions en 2025 puis 6,5 millions jusqu’en 2043.
Coûts d’extraction : 110 USD la tonne
Capex de maintenance : 30 USD la tonne
2 hypothèses pour les prix de vente : la moyenne à 10 ans (290 usd la tonne) ou les prix actuel qui est un plus bas de 7 ans (145 USD la tonne). Pour la bonne bouche, le plus haut, atteint en septembre 2021, était de 537 usd la tonne et le plus bas sur 10 ans s'est fixé à 77 USD (août 2015).
Taux d’actualisation : 10 %
NPV10 à 290 usd la tonne : 326,19 usd par action
NPV10 à 145 USD la tonne : 10,87 usd par action
Total du passif amputé de l’actif courant : 2,53 usd par action
2 valeurs pour l’activité « met coal » :
Pour un charbon vendu durablement dans la moyenne des 10 dernières années : 326,19 – 2,53 = 323,66 usd par action
Pour un charbon vendu durablement au prix "bas de cycle" actuel : 10,87 – 2,53 = 8,34 usd
Reste donc le gisement de terres rares ...
Bien sûr, l'extraction des terres rares nécessitera des investissements considérables. La direction va étudier longuement la manière de développer cet actif qui soit la plus optimale pour les actionnaires (du moins l’écrit-elle).
Une installation pilote de traitement des terres rares sera mise en service en 2025 et mise en production en 2026. Bien que de petite taille, le pilote est conçu pour générer des produits à vendre immédiatement après son achèvement.
Le direction pense « que l'investissement nécessaire à la commercialisation de cet actif est à la fois dans nos capacités opérationnelles et financières. Cela est d'autant plus vrai que nos opérations métallurgiques arriveront à maturité dans quelques années à un niveau de production plus élevé, avec des niveaux de génération de trésorerie correspondants plus élevés. Le secteur des terres rares et des minéraux critiques pourrait représenter une nouvelle orientation supplémentaire extrêmement gratifiante pour Ramaco. »
Pour financer la mise en exploitation, deux pistes sont envisagées :
- Soit financer en interne avec les propres ressources financières de Ramaco qui exploiterait ainsi deux secteurs d’activités différents
- Soit de scinder les activités de terres rares dans un nouveau véhicule d’exploitation distinct qui pourrait, éventuellement, faire appel à des financements externes.
Quoi qu’il en soit, j’ai le sentiment qu’avec Ramaco, on se retrouve devant une situation pile je gagne beaucoup, face je ne perds rien (ou très peu).
Le scénario « catastrophe » serait que les cours du « met coal » restent sur leur plus bas pour l’éternité ET, qu’en même temps, le gisement de terres rares n’aboutisse à rien. Dans ce cas extrême, comme calculé ci-dessus, il me semble que la perte pour les actionnaires serait bien réelle mais relativement limitée. Mais un scénario raisonnablement optimiste me semble pouvoir amener Ramaco à des niveaux de valorisations significativement plus élevés que les cours actuels.
Les cours actuels du "met coal" sont proches des coûts moyens "aisc" en vigueur aux USA et dans le monde (ils sont un peu plus faibles en Australie), on peut donc penser qu'on n'est pas très loin d'un plancher et que le timing pour investir sur ce secteur n'est sans doute pas tout-à-fait mauvais.
Très bonne analyse, les critères financiers sont bons. et l'endettement n'est pas élevé.
Ce qui me rebute sont les deux types d'actions, et l'incertitude devant les choix futurs ( fin du message)
Que choisir ???
Quand au charbon, je pense que les besoins futurs ne seront pas en baisse.
Les cours des deux valeurs ne sont pas élevés à mon avis.
Je possède des valeurs qui veulent exploiter des terres rares ou qui sont en début d'exploitation, une plus value sur ce type de valeurs nécessite beaucoup de patience ( 10 ans ) et donc le potentiel de hausse de cours sur cela n'est pas immédiat et les aléas sont nombreux.
Je considère donc qu'une plus value devrait concerner le charbon à court terme, le cours devrait monter dans ce contexte de guerre.
A votre avis, quelle société va se concentrer sur le charbon ?
Ce qui me rebute sont les deux types d'actions, et l'incertitude devant les choix futurs ( fin du message)
Que choisir ???
Quand au charbon, je pense que les besoins futurs ne seront pas en baisse.
Les cours des deux valeurs ne sont pas élevés à mon avis.
Je possède des valeurs qui veulent exploiter des terres rares ou qui sont en début d'exploitation, une plus value sur ce type de valeurs nécessite beaucoup de patience ( 10 ans ) et donc le potentiel de hausse de cours sur cela n'est pas immédiat et les aléas sont nombreux.
Je considère donc qu'une plus value devrait concerner le charbon à court terme, le cours devrait monter dans ce contexte de guerre.
A votre avis, quelle société va se concentrer sur le charbon ?
Les dirigeants sont des escrocs.
Ils n'ont jamais tenu leurs projections de production.
Ils ont créé Ramaco en apportant leur propre société de carbone ultra déficitaire au groupe à prix d'or, sur le dos des actionnaires, en promettant monts et merveilles.
Le split a été un imbroglio complet qui n'a servi qu'à se délester des actifs de médiocre qualité en les enrobant d'un dividende adossé à des royalties dont personne ne comprend le mode de calcul.
La mine de terres rares est un serpent de mer, dont la valorisation est totalement disproportionnée à sa valeur réelle, si toutefois les dirigeants parvenaient à en tirer quelque chose, ce qu'ils promettent de faire depuis deux ans, sans résultat.
Bref, une belle bande de guignols aux commandes, qui, comme hasard, malgré le cours très bas de la société et ses mirobolantes promesses, n'ont plus acheté de titres depuis des années. Ils possèdent d'ailleurs une part assez faible du capital, juste de quoi se payer un bon gros salaire.
Je vous invite à bien lire les rapports annuels et les communiqués de la boîte pour comparer les annonces et les faits.
Sans moi.
Ils n'ont jamais tenu leurs projections de production.
Ils ont créé Ramaco en apportant leur propre société de carbone ultra déficitaire au groupe à prix d'or, sur le dos des actionnaires, en promettant monts et merveilles.
Le split a été un imbroglio complet qui n'a servi qu'à se délester des actifs de médiocre qualité en les enrobant d'un dividende adossé à des royalties dont personne ne comprend le mode de calcul.
La mine de terres rares est un serpent de mer, dont la valorisation est totalement disproportionnée à sa valeur réelle, si toutefois les dirigeants parvenaient à en tirer quelque chose, ce qu'ils promettent de faire depuis deux ans, sans résultat.
Bref, une belle bande de guignols aux commandes, qui, comme hasard, malgré le cours très bas de la société et ses mirobolantes promesses, n'ont plus acheté de titres depuis des années. Ils possèdent d'ailleurs une part assez faible du capital, juste de quoi se payer un bon gros salaire.
Je vous invite à bien lire les rapports annuels et les communiqués de la boîte pour comparer les annonces et les faits.
Sans moi.
- Godverdomme
- Expérience : 7822
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- Inscription : 28/02/2020
Merci pour votre mise en garde.
oui, la création des actions de classe B est un imbroglio et j'ai mis du temps à comprendre le mode de calcul. Je pense y être arrivé : en fait, 20 % des bénéfices de certains actifs (les redevances de charbon, les frais d'infrastructure, les potentielles redevances sur les terres rares, les licences de propriété intellectuelle pour des produits avancés à base de carbone) sont affectés prioritairement au paiement d'un dividende pour les actions B. En résumé, les actions B constituent comme une sorte de société de royalties à l'intérieur de la société opérationnelle. Je suis d'accord : c'est se compliquer la vie pour, à mon avis, pas grand chose mais ça n'en fait pas des "escrocs" pour autant
Par contre, je vous trouve injuste sur l'état d'avancement : la découverte du gisement a été annoncée en mai 2023 (soit 16 mois et non deux ans) et ils annoncent la construction d'une usine de test en 2025. Sur ce coup-là, il me semble, au contraire, qu'ils ne perdent pas de temps mais je les trouve, au contraire, presque trop efficaces.
En résumé, je partage partiellement votre méfiance au sujet de la direction et de l'aspect relativement "nébuleux" tant de la prise de contrôle que de la création des actions B.
Néanmoins, avec Ramaco, nous avons une société de charbon métallurgique qui génère aujourd'hui des cash flow conséquents (cash flow qui devraient augmenter dans le temps, toute chose (et notamment le prix de la matière première) restant égale par ailleurs. Les minoritaires ne sont d'ailleurs pas oubliés dans l'affaire puisque le rendement du dividende est actuellement de +/- 4,5 % pour les actions A et de +/- 8 % pour les actions B.
Malgré votre précieuse mise en garde, je continue d'estimer qu'il y a bel et bien asymétrie à un investissement dans Ramaco avec des potentiels de gains qui me semblent toujours supérieurs au potentiel de perte.
c'est toujours possible. J'ai été "pris" dans "l'affaire" Lernhout & Hauspie et j'ai payé pour savoir qu'il ne faut jamais faire confiance à des dirigeants sympathiques et beau-parleurs même quand ceux-ci présentent des comptes audités par des grands cabinets d'audit.Les dirigeants sont des escrocs
Je n'ai pas vérifié mais c'est souvent le cas dans les sociétés productrices de ressources naturelles. Pour l'année 2024, il semble néanmoins qu'ils seront au-dessus des prévisions.Ils n'ont jamais tenu leurs projections de production.
S'ils n'ont pas à proprement parler "créé" Ramaco par l'apport des activités carbone, les dirigeants ont, par échange d'actions, acquis une part significative du capital. Au vu de l'évolution du cours juste après l'opération, je pense qu'effectivement l'opération n'a pas été vraiment relutive pour les actionnaires minoritaires (mais pas complètement destructrice de valeur non plus).Ils ont créé Ramaco en apportant leur propre société de carbone ultra déficitaire au groupe à prix d'or, sur le dos des actionnaires, en promettant monts et merveilles.
Le split a été un imbroglio complet qui n'a servi qu'à se délester des actifs de médiocre qualité en les enrobant d'un dividende adossé à des royalties dont personne ne comprend le mode de calcul.
oui, la création des actions de classe B est un imbroglio et j'ai mis du temps à comprendre le mode de calcul. Je pense y être arrivé : en fait, 20 % des bénéfices de certains actifs (les redevances de charbon, les frais d'infrastructure, les potentielles redevances sur les terres rares, les licences de propriété intellectuelle pour des produits avancés à base de carbone) sont affectés prioritairement au paiement d'un dividende pour les actions B. En résumé, les actions B constituent comme une sorte de société de royalties à l'intérieur de la société opérationnelle. Je suis d'accord : c'est se compliquer la vie pour, à mon avis, pas grand chose mais ça n'en fait pas des "escrocs" pour autant
En ce qui concerne la valorisation des terres rares, ça tombe bien : si vous avez lu ma présentation, vous verrez que je les reprends pour 0 car il n'est effectivement pas certain qu'elles pourront être extraites à des coûts de revient rentables. Donc, s'il advenait que ça ne mène à rien, je ne perdrai rien.La mine de terres rares est un serpent de mer, dont la valorisation est totalement disproportionnée à sa valeur réelle, si toutefois les dirigeants parvenaient à en tirer quelque chose, ce qu'ils promettent de faire depuis deux ans, sans résultat.
Par contre, je vous trouve injuste sur l'état d'avancement : la découverte du gisement a été annoncée en mai 2023 (soit 16 mois et non deux ans) et ils annoncent la construction d'une usine de test en 2025. Sur ce coup-là, il me semble, au contraire, qu'ils ne perdent pas de temps mais je les trouve, au contraire, presque trop efficaces.
Le CEO détient quand même 5,5 % du capital, pas mirobolants c'est vrai mais j'ai déjà vu moins dans les sociétés de ressources. Quant aux achats d'initiés, j'ai quand même vu passer un achat de titres pour près de 9 mio de dollar de la part du directeur juridique de la société.Bref, une belle bande de guignols aux commandes, qui, comme hasard, malgré le cours très bas de la société et ses mirobolantes promesses, n'ont plus acheté de titres depuis des années. Ils possèdent d'ailleurs une part assez faible du capital, juste de quoi se payer un bon gros salaire.
En résumé, je partage partiellement votre méfiance au sujet de la direction et de l'aspect relativement "nébuleux" tant de la prise de contrôle que de la création des actions B.
Néanmoins, avec Ramaco, nous avons une société de charbon métallurgique qui génère aujourd'hui des cash flow conséquents (cash flow qui devraient augmenter dans le temps, toute chose (et notamment le prix de la matière première) restant égale par ailleurs. Les minoritaires ne sont d'ailleurs pas oubliés dans l'affaire puisque le rendement du dividende est actuellement de +/- 4,5 % pour les actions A et de +/- 8 % pour les actions B.
Malgré votre précieuse mise en garde, je continue d'estimer qu'il y a bel et bien asymétrie à un investissement dans Ramaco avec des potentiels de gains qui me semblent toujours supérieurs au potentiel de perte.
Je me devais d'apporter la contradiction à votre thèse, car d'autres lecteurs de ce forum moins informés que vous sur la société auraient pu être tentés d'investir sans avoir conscience du risque de s'associer à ces dirigeants. C'est chose faite.
La bourse est suffisamment surprenante pour qu'on puisse gagner beaucoup d'argent avec des escrocs et en perdre avec des gens honnêtes. J'ai vécu les deux cas de figure. Mais les statistiques ne sont pas en faveur du premier cas.
Je vous souhaite que les cash-flows espérés vous parviennent.
La bourse est suffisamment surprenante pour qu'on puisse gagner beaucoup d'argent avec des escrocs et en perdre avec des gens honnêtes. J'ai vécu les deux cas de figure. Mais les statistiques ne sont pas en faveur du premier cas.
Je vous souhaite que les cash-flows espérés vous parviennent.
- Godverdomme
- Expérience : 7822
- Messages : 835
- Inscription : 28/02/2020
Intrigué par votre commentaire, j'ai creusé un peu le sujet cette nuit. Des objectifs de production non atteint, il y en a eu, c'est vrai mais je n'ai rien trouvé de vraiment choquant, c'est le cas pour beaucoup d'autres sociétés, minières et non minière.
J'ai alors regardé l'évolution du cours de la société. Même sans faire de l'AT, le graphique d'un cours peut nous en apprendre sur une société. Donc ci-dessous l'évolution comparée des cours de Ramaco et du charbon métallurgique (attention ! pour ce dernier, les cours sont en aud et non en usd).
Ce que je constate en tentant de mettre à part tout biais favorable à Ramaco :
1. sur les 5 dernières années, le cours du "met coal" a gagné 67 % quand celui de Ramaco (hors dividende) gagnait 207 %
2. les plus hauts historiques tant du "met coal" que de Ramaco ont été atteint le 07/03/2022. Depuis ce plus haut à ce jour, le "met coal" a perdu 63 % alors que Ramaco ne perdait "que" 40 %.
La première conclusion que je tire de ces deux observations, c'est que, globalement, les cours de la matière première et de la société évoluent de concert (ce qui semble logique) avec une surperformance de l'entreprise par rapport à la matière première (surperformance relativement conséquente d'autant plus que les graphiques ne tiennent, forcément, pas compte des dividendes distribués). Pour cette première phase d'observation, j'éprouve donc quelques difficultés à voir comment la direction a pu "escroqué" les actionnaires ou, si elle l'a vraiment fait, on peut dire que l'ampleur de "l'escroquerie" n'a pas vraiment fait perdre de l'argent aux actionnaires.
On peut néanmoins objecter que la cours actuel de Ramaco est influencé par la découverte du gisement de terres rares et que, sans cet élément spéculatif, le cours serait significativement plus bas.
Je passe donc à l'analyse des cours respectif du met coal et de Ramaco mais m'arrête juste avant l'annonce de la découverte du gisement de terres rares en mai 2023 (dont on voit bien sur le graphique qu'elle a bel et bien boosté le cours un moment avant qu'il ne se dégonfle dans la foulée vu les incertitudes pesant sur la rentabilité économique de sa mise en exploitation).
Pour la période d'octobre 2019 à fin avril 2023, je constate donc :
1. le cours du "met coal" a gagné 64 % quand celui de Ramaco (hors dividende) gagnait 121 %
2. entre le plus haut de mars 2022 et fin avril 2023, le "met coal" a perdu 63 % alors que Ramaco perdait 60 %.
En résumé, j'ai beau chercher avec frénésie, je ne vois pas vraiment d'indice significatif d'une fraude ou d'une escroquerie de la part de la direction actuelle. Les fluctuations du cours de Ramaco suivent logiquement les cours de la matière première qu'elle produit (et comme la plupart des sociétés minières, cette évolution est erratique et volatile). Cette corrélation a diminué pendant +/- 1 an après l'annonce de la découverte du gisement de terres rares mais il semble qu'aujourd'hui, le marché ne tienne tout simplement plus compte de cet élément (comme moi dans ma tentative de valorisation d'ailleurs
)
Je vous remercie bien sincèrement pour vos mises en garde qui m'ont obligé à creuser un peu plus le dossier que je n'avais l'intention de le faire mais, au bout du compte, j'ai surtout renforcé ma conviction que Ramaco est comme beaucoup d'autres minières du même type (j'ai en portefeuille Image Resources, Globex, Copper Fox ou Hastings Technology Metals que je gère de la même manière) : des sociétés à acheter en bas de cycle de sa matière première sous-jacente pour une petite position qu'on laisse dormir au fond de son portefeuille en attendant que "quelque chose de bien" se passe et que le cours se réveille brutalement.
A moins que je n'aie vraiment raté quelque chose ? ce qui est toujours possible évidemment ...
J'ai alors regardé l'évolution du cours de la société. Même sans faire de l'AT, le graphique d'un cours peut nous en apprendre sur une société. Donc ci-dessous l'évolution comparée des cours de Ramaco et du charbon métallurgique (attention ! pour ce dernier, les cours sont en aud et non en usd).
Ce que je constate en tentant de mettre à part tout biais favorable à Ramaco :
1. sur les 5 dernières années, le cours du "met coal" a gagné 67 % quand celui de Ramaco (hors dividende) gagnait 207 %
2. les plus hauts historiques tant du "met coal" que de Ramaco ont été atteint le 07/03/2022. Depuis ce plus haut à ce jour, le "met coal" a perdu 63 % alors que Ramaco ne perdait "que" 40 %.
La première conclusion que je tire de ces deux observations, c'est que, globalement, les cours de la matière première et de la société évoluent de concert (ce qui semble logique) avec une surperformance de l'entreprise par rapport à la matière première (surperformance relativement conséquente d'autant plus que les graphiques ne tiennent, forcément, pas compte des dividendes distribués). Pour cette première phase d'observation, j'éprouve donc quelques difficultés à voir comment la direction a pu "escroqué" les actionnaires ou, si elle l'a vraiment fait, on peut dire que l'ampleur de "l'escroquerie" n'a pas vraiment fait perdre de l'argent aux actionnaires.
On peut néanmoins objecter que la cours actuel de Ramaco est influencé par la découverte du gisement de terres rares et que, sans cet élément spéculatif, le cours serait significativement plus bas.
Je passe donc à l'analyse des cours respectif du met coal et de Ramaco mais m'arrête juste avant l'annonce de la découverte du gisement de terres rares en mai 2023 (dont on voit bien sur le graphique qu'elle a bel et bien boosté le cours un moment avant qu'il ne se dégonfle dans la foulée vu les incertitudes pesant sur la rentabilité économique de sa mise en exploitation).
Pour la période d'octobre 2019 à fin avril 2023, je constate donc :
1. le cours du "met coal" a gagné 64 % quand celui de Ramaco (hors dividende) gagnait 121 %
2. entre le plus haut de mars 2022 et fin avril 2023, le "met coal" a perdu 63 % alors que Ramaco perdait 60 %.
En résumé, j'ai beau chercher avec frénésie, je ne vois pas vraiment d'indice significatif d'une fraude ou d'une escroquerie de la part de la direction actuelle. Les fluctuations du cours de Ramaco suivent logiquement les cours de la matière première qu'elle produit (et comme la plupart des sociétés minières, cette évolution est erratique et volatile). Cette corrélation a diminué pendant +/- 1 an après l'annonce de la découverte du gisement de terres rares mais il semble qu'aujourd'hui, le marché ne tienne tout simplement plus compte de cet élément (comme moi dans ma tentative de valorisation d'ailleurs
Je vous remercie bien sincèrement pour vos mises en garde qui m'ont obligé à creuser un peu plus le dossier que je n'avais l'intention de le faire mais, au bout du compte, j'ai surtout renforcé ma conviction que Ramaco est comme beaucoup d'autres minières du même type (j'ai en portefeuille Image Resources, Globex, Copper Fox ou Hastings Technology Metals que je gère de la même manière) : des sociétés à acheter en bas de cycle de sa matière première sous-jacente pour une petite position qu'on laisse dormir au fond de son portefeuille en attendant que "quelque chose de bien" se passe et que le cours se réveille brutalement.
A moins que je n'aie vraiment raté quelque chose ? ce qui est toujours possible évidemment ...
Je n'ai pas parlé de fraude mais d'escroquerie. La fraude est illégale. Et je n'ai rien observé de frauduleux dans Ramaco.
L'escroquerie c'est profiter de la crédulité d'autrui pour s'enrichir à leur dépens. Et je ne suis pas convaincu que regarder l'évolution des cours de Ramaco au regard de celui du cours du charbon vous dira si les dirigeants se servent de vous ou pas (sans vouloir vous manquer de respect). J'ai trouvé les communiqués dithyrambiques qu'ils ont eux-mêmes écrits quelques mois avant le spin-off plus probants.
Nous avons les mêmes informations, et nous les interprétons différemment. Si tout le monde avait été de mon avis, le cours de Ramaco aurait été proche de zéro. Si tout le monde avait été de votre avis, le cours ne vous aurait même pas donné envie de creuser.
Avec des potentiels de gain tout aussi élevés je suis actionnaire d'autres sociétés dont les dirigeants sont irréprochables. Pourquoi diable prendrais-je un risque avec Ramaco ?
L'escroquerie c'est profiter de la crédulité d'autrui pour s'enrichir à leur dépens. Et je ne suis pas convaincu que regarder l'évolution des cours de Ramaco au regard de celui du cours du charbon vous dira si les dirigeants se servent de vous ou pas (sans vouloir vous manquer de respect). J'ai trouvé les communiqués dithyrambiques qu'ils ont eux-mêmes écrits quelques mois avant le spin-off plus probants.
Nous avons les mêmes informations, et nous les interprétons différemment. Si tout le monde avait été de mon avis, le cours de Ramaco aurait été proche de zéro. Si tout le monde avait été de votre avis, le cours ne vous aurait même pas donné envie de creuser.
Avec des potentiels de gain tout aussi élevés je suis actionnaire d'autres sociétés dont les dirigeants sont irréprochables. Pourquoi diable prendrais-je un risque avec Ramaco ?
- NGWealthBuilder
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En complément de l'intervention de Gamchi :
Charles Atkins est le directeur du développement pour Ramaco Carbon. Ramaco Carbon est une filiale de Ramaco Ressources.
Charles Atkins est le frère de Randall Atkins, qui est le PDG et président du conseil d'administration de Ramaco Resources.
Charles Atkins a un passé judiciaire controversé, dans les années 1980, il a été condamné dans l'une des plus grandes affaires de fraude fiscale à New York. Il a été reconnu coupable de 28 chefs d'accusation de conspiration visant à frauder l'Internal Revenue Service. Il a été condamné à deux ans de prison et quatre ans de service communautaire.
EDIT : Après quelques recherches complémentaires il semble que les activités de Ramaco Carbon aient été désormais intégrées dans Ramaco Resources. Je n'ai trouvé aucune information sur l'implication de Charles Atkins dans la société à ce jour.
Charles Atkins est le directeur du développement pour Ramaco Carbon. Ramaco Carbon est une filiale de Ramaco Ressources.
Charles Atkins est le frère de Randall Atkins, qui est le PDG et président du conseil d'administration de Ramaco Resources.
Charles Atkins a un passé judiciaire controversé, dans les années 1980, il a été condamné dans l'une des plus grandes affaires de fraude fiscale à New York. Il a été reconnu coupable de 28 chefs d'accusation de conspiration visant à frauder l'Internal Revenue Service. Il a été condamné à deux ans de prison et quatre ans de service communautaire.
EDIT : Après quelques recherches complémentaires il semble que les activités de Ramaco Carbon aient été désormais intégrées dans Ramaco Resources. Je n'ai trouvé aucune information sur l'implication de Charles Atkins dans la société à ce jour.
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- Godverdomme
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Si vous me permettez, cette file me semble présenter une preuve éclatante que l'investissement "deep value" a vraiment de beaux jours devant lui et qu'en investissement, il est décidément difficile de conserver un esprit rationnel et de faire fi de ses émotions.
Reprenons :
1ere étape : je présente une société de matières premières parmi d'autres en expliquant pourquoi elle me semble sous-évaluée et pourquoi elle me semble présenter une certaine asymétrie entre le risque de perte et le potentiel de gain.
2e étape : un aimable forumeur débarque en accusant les dirigeants d'escroquerie sans apporter la moindre preuve à ses accusations. (A noter qu'il est heureux que nous soyons sur un forum privé, l'escroquerie est grave, contrairement à ce qui a été écrit plus haut, et punissable de prison dans la plupart des pays développés et même de peine de mort dans certains pays d'Asie).
3e étape : après recherche, j'écris que je n'ai pas trouvé de preuves d'escroquerie de la part des dirigeants de Ramaco et, au moyen d'un exemple concret et chiffré, expose pourquoi la suspicion d'escroquerie me paraît douteuse ou, si escroquerie il y a, elle n'a probablement que très très peu influé sur les résultats de l'entreprise.
4e étape : je m'attends soit que notre ami Gamchi démente mes propos en apportant une preuve tangible d'escroquerie dans le chef du dirigeant de Ramaco ou alors qu'il reconnaisse qu'il a commis une erreur et qu'il s'est laissé emporté. Ni l'un ni l'autre : toujours pas la moindre preuve mais des accusations maintenues, elles qui, pourtant, pourraient être considérées comme diffamatoires si elles étaient tenues en public.
5e étape : on arrive à la fable du Loup et de l'Agneau. Un autre forumeur peut-être trop influencé par la verve de notre premier ami nous assène un retentissant : "si ce n'est toi, c'est donc ton frère" ... pas récemment mais il y a 40 ans ... pas pour escroquerie des actionnaires de sa société mais pour fraude fiscale au profit des clients de la société dont il était associé à l'époque ... et pas avec Ramaco ni même Ramaco Carbon (qui n'existait pas).
NGWealthBuilder, je suis désolé : je sais que je suis taquin mais je n'ai pu m'empêcher de consulter votre portefeuille et de constater que votre 4e position en poids, pour 13 % du total, est constituée de la Financière de l'Odet dont le dirigeant (pas son frère) a été condamné pour corruption il y a 3 ans (pas 40 ans)
Je peux comprendre que la probité et l'honnêteté des dirigeants d'une entreprise soit un critère essentiel pour investir, je peux même comprendre qu'on consulte minutieusement leur casier judiciaire ainsi que ceux de leur parentèle au 2e degré. Mais alors, il faut être rationnel jusqu'au bout et éviter d'investir dans toutes les sociétés qui ne sont pas exemptes de tout reproche : non seulement le groupe Bolloré mais aussi, par exemple, Berkshire Hataway elle-même n'a pas échappé aux controverses notamment quand sa filiale General Re s'est livrée à des pratiques comptables frauduleuses.
Je ne veux pas à tout prix défendre Ramaco et ses dirigeants. La publication de l'analyse dont je me suis fendu a juste pour but d'informer et de rendre service et, perso, je suis tout-à-fait prêt à la voir tomber à 0 si tel devait être le cas (l'avantage des investisseurs sans conviction ... c'est qu'une mauvaise surprise ne les "tue" pas
)
Je n'ai aucune certitude que les dirigeants soient d'une probité sans faille ... mais personne à ce jour n'a apporté de preuve de l'inverse. Si c'était le cas, je vendrais immédiatement la ligne et ferais amende honorable.
Ce que j'essaie surtout, c'est de montrer comment les émotions peuvent affecter le jugement des investisseurs même aguerris et, par là-même, créer précisément les opportunités qui permettent d'investir dans la valeur.
Avec Ramaco, j'ai juste proposé une piste d'investissement dans une société minière qui m'apparaît sous-évaluée, en bas du cycle de prix de la matière première qu'elle produit, avec une possibilité "gratuite" de catalyseur et pour laquelle, aujourd'hui, je n'ai aucune idée de la probité des dirigeants que ce soit positivement ou négativement. Ni plus, ni moins.
Reprenons :
1ere étape : je présente une société de matières premières parmi d'autres en expliquant pourquoi elle me semble sous-évaluée et pourquoi elle me semble présenter une certaine asymétrie entre le risque de perte et le potentiel de gain.
2e étape : un aimable forumeur débarque en accusant les dirigeants d'escroquerie sans apporter la moindre preuve à ses accusations. (A noter qu'il est heureux que nous soyons sur un forum privé, l'escroquerie est grave, contrairement à ce qui a été écrit plus haut, et punissable de prison dans la plupart des pays développés et même de peine de mort dans certains pays d'Asie).
3e étape : après recherche, j'écris que je n'ai pas trouvé de preuves d'escroquerie de la part des dirigeants de Ramaco et, au moyen d'un exemple concret et chiffré, expose pourquoi la suspicion d'escroquerie me paraît douteuse ou, si escroquerie il y a, elle n'a probablement que très très peu influé sur les résultats de l'entreprise.
4e étape : je m'attends soit que notre ami Gamchi démente mes propos en apportant une preuve tangible d'escroquerie dans le chef du dirigeant de Ramaco ou alors qu'il reconnaisse qu'il a commis une erreur et qu'il s'est laissé emporté. Ni l'un ni l'autre : toujours pas la moindre preuve mais des accusations maintenues, elles qui, pourtant, pourraient être considérées comme diffamatoires si elles étaient tenues en public.
5e étape : on arrive à la fable du Loup et de l'Agneau. Un autre forumeur peut-être trop influencé par la verve de notre premier ami nous assène un retentissant : "si ce n'est toi, c'est donc ton frère" ... pas récemment mais il y a 40 ans ... pas pour escroquerie des actionnaires de sa société mais pour fraude fiscale au profit des clients de la société dont il était associé à l'époque ... et pas avec Ramaco ni même Ramaco Carbon (qui n'existait pas).
NGWealthBuilder, je suis désolé : je sais que je suis taquin mais je n'ai pu m'empêcher de consulter votre portefeuille et de constater que votre 4e position en poids, pour 13 % du total, est constituée de la Financière de l'Odet dont le dirigeant (pas son frère) a été condamné pour corruption il y a 3 ans (pas 40 ans)
Je peux comprendre que la probité et l'honnêteté des dirigeants d'une entreprise soit un critère essentiel pour investir, je peux même comprendre qu'on consulte minutieusement leur casier judiciaire ainsi que ceux de leur parentèle au 2e degré. Mais alors, il faut être rationnel jusqu'au bout et éviter d'investir dans toutes les sociétés qui ne sont pas exemptes de tout reproche : non seulement le groupe Bolloré mais aussi, par exemple, Berkshire Hataway elle-même n'a pas échappé aux controverses notamment quand sa filiale General Re s'est livrée à des pratiques comptables frauduleuses.
Je ne veux pas à tout prix défendre Ramaco et ses dirigeants. La publication de l'analyse dont je me suis fendu a juste pour but d'informer et de rendre service et, perso, je suis tout-à-fait prêt à la voir tomber à 0 si tel devait être le cas (l'avantage des investisseurs sans conviction ... c'est qu'une mauvaise surprise ne les "tue" pas
Je n'ai aucune certitude que les dirigeants soient d'une probité sans faille ... mais personne à ce jour n'a apporté de preuve de l'inverse. Si c'était le cas, je vendrais immédiatement la ligne et ferais amende honorable.
Ce que j'essaie surtout, c'est de montrer comment les émotions peuvent affecter le jugement des investisseurs même aguerris et, par là-même, créer précisément les opportunités qui permettent d'investir dans la valeur.
Avec Ramaco, j'ai juste proposé une piste d'investissement dans une société minière qui m'apparaît sous-évaluée, en bas du cycle de prix de la matière première qu'elle produit, avec une possibilité "gratuite" de catalyseur et pour laquelle, aujourd'hui, je n'ai aucune idée de la probité des dirigeants que ce soit positivement ou négativement. Ni plus, ni moins.
Sans avoir creusé le sujet et pouvoir apporter d'eau au moulin de l'un ou de l'autre d'entre vous, la remarque de Gamchi peut peut être expliquer une partie de la sous-valorisation actuelle. Les fonds ont tendance à se tenir éloignés des petites capitalisations si elles présentent le moindre soupçon de mauvais traitement des minoritaires (ex: Lexibook, Tessenderlo).
La réputation des dirigeants - usurpée ou non - peut avoir une répercussion sur le cours et l'histoire d'un titre. Je le vois comme un élément supplémentaire d'analyse. A chacun de faire ses devoirs si le titre l'intéresse et de choisir en connaissance de cause.
Les Daubasses ont par exemple choisi de se tenir éloignés du marché chinois, ayant été échaudés par des malversations. Ca ne veut pas dire que toutes les actions chinoises présentent un risque ou que leurs dirigeants sont tous malhonnêtes. C'est un choix basé sur des expériences et sur lequel ils reviendront peut être ultérieurement, mais tant que c'est expliqué, je ne vois pas de souci.
Je suis au courant que les frères Le Cottier "arrangent" les comptes de Lexibook à leur manière mais les fondamentaux et leur management font qu'il y a tout de même moyen de gagner de l'argent en tant qu'actionnaires minoritaires à leurs côtés. Pour Gaumont par exemple, j'en suis de moins en moins persuadé. Pour Ramaco, on a un avertissement, à confirmer ou infirmer. La "probité" n'est pas le seul élément, mais c'en est un qui compte.
La réputation des dirigeants - usurpée ou non - peut avoir une répercussion sur le cours et l'histoire d'un titre. Je le vois comme un élément supplémentaire d'analyse. A chacun de faire ses devoirs si le titre l'intéresse et de choisir en connaissance de cause.
Les Daubasses ont par exemple choisi de se tenir éloignés du marché chinois, ayant été échaudés par des malversations. Ca ne veut pas dire que toutes les actions chinoises présentent un risque ou que leurs dirigeants sont tous malhonnêtes. C'est un choix basé sur des expériences et sur lequel ils reviendront peut être ultérieurement, mais tant que c'est expliqué, je ne vois pas de souci.
Je suis au courant que les frères Le Cottier "arrangent" les comptes de Lexibook à leur manière mais les fondamentaux et leur management font qu'il y a tout de même moyen de gagner de l'argent en tant qu'actionnaires minoritaires à leurs côtés. Pour Gaumont par exemple, j'en suis de moins en moins persuadé. Pour Ramaco, on a un avertissement, à confirmer ou infirmer. La "probité" n'est pas le seul élément, mais c'en est un qui compte.
- Godverdomme
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Un avertissement oui ... mais de quoi?Pour Ramaco, on a un avertissement, à confirmer ou infirmer
Quelle est l'information dont dispose Gamchi et qui m'a échappée et qui permet de traiter Randall Atkins d'escroc. Quel acte a-t-il commis pour voler les actionnaires ?
Je répète que j'aimerais le savoir afin de liquider immédiatement ma position et présenter mes excuses pour avoir suggéré une idée d'investissement complètement foireuse.
Je vous ai apporté les preuves, mais vous refusez de les voir telles quelles.
Je n'ai rien à ajouter et propose d'en rester là, cela devient fatigant.
Je n'ai rien à ajouter et propose d'en rester là, cela devient fatigant.
- NGWealthBuilder
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Cher Godverdomme,5e étape : on arrive à la fable du Loup et de l'Agneau. Un autre forumeur peut-être trop influencé par la verve de notre premier ami nous assène un retentissant : "si ce n'est toi, c'est donc ton frère" ... pas récemment mais il y a 40 ans ... pas pour escroquerie des actionnaires de sa société mais pour fraude fiscale au profit des clients de la société dont il était associé à l'époque ... et pas avec Ramaco ni même Ramaco Carbon (qui n'existait pas).
NGWealthBuilder, je suis désolé : je sais que je suis taquin mais je n'ai pu m'empêcher de consulter votre portefeuille et de constater que votre 4e position en poids, pour 13 % du total, est constituée de la Financière de l'Odet dont le dirigeant (pas son frère) a été condamné pour corruption il y a 3 ans (pas 40 ans)
A ne pas vous y méprendre, loin de moi l'idée de vous discréditer, j'apporte simplement des éléments complémentaires à votre travail d'investigation issus de mes recherches.
Par ailleurs, si vous remontez un peu plus ma file, vous verrez que j'ai été moi-même actionnaire de Ramaco : ici
Blog : https://tinyurl.com/Not-FinancialAdvice
Je comprends les 2 points de vue. Et vos échanges sont enrichissants. D'un coté, un nouveau venu sur le dossier qui produit un travail de grande qualité avec beaucoup de recherches. De l'autre, des anciens actionnaires qui se sont forgés une opinion au fil des années. Le nouvel actionnaire ne voit pas de drapeau rouge dans les chiffres et faits qu'il analyse. De l'autre, les anciens ont une intime conviction basée sur leur expérience mais pas forcément les preuves sous la main.
De mon coté, pas envie de creuser le sujet car je suis allergique aux terres rares qui ne sont pas rares.
Toutefois, cette remarque de Gamchi me semble corroborée par le rapport des shorteurs de Wolfpack Research. Je n'ai lu que le résumé mais le rapport de 25 pages est disponible sur la page de présentation.
Cette histoire me rappelle celle de Batla Minerals trouvée sur l'excellent blog de Jérôme Levriek. Les actionnaires principaux avaient une réputation sulfureuse (voir les commentaires). J'ai passé mon chemin car j'attache de l'importance à ce genre de signaux faibles. Au final, les investisseurs ont fait x4. Des regrets ? Même pas car j'ai respecté mon process. Qui est né après une déconvenue sur un dossier où le CFO avait volé un manteau dans une soirée. Je n'en avais pas tenu compte. J'aurais dû...
Le parcours de Batla montre que grâce à la décote on peut gagner de l'argent même avec un management à priori peu recommandable. Mais il y a aussi des contre exemples. A chacun de prendre ses propres décisions. Mais autant avoir le maximum d'informations avant de monter à bord. Aussi je ne peux qu'encourager les messages d'alerte dans les files des valeurs de la pirogue. Vive la contradiction
La présence de Wolfpack Research dans cette aventure me permet aussi de mettre en lumière le documentaire "The China Hustle" que j'ai vu il y a quelques années et dont je garde un bon souvenir. Dan David, le patron de Wolfpack, y tient un rôle important. Je me souviens encore de la séquence (vers 26 minutes) où il fait filmer pendant 344 jours une usine d'engrais en Chine. Celle-ci est sensé avoir une grosse activité. Mais dans les faits il ne se passe pas grand chose. Une belle fraude. L'exclusion de la Chine de l'univers d'investissement des Daubasses se comprend au vu de leurs déconvenues passées et de ce genre de récits.
De mon coté, pas envie de creuser le sujet car je suis allergique aux terres rares qui ne sont pas rares.
Toutefois, cette remarque de Gamchi me semble corroborée par le rapport des shorteurs de Wolfpack Research. Je n'ai lu que le résumé mais le rapport de 25 pages est disponible sur la page de présentation.
Si j'ai bien compris les arguments de Wolfpack, les dirigeants de Ramaco essaient de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et leur fantastique projet de terres rares serait très loin d'être rentable... Des cabinets d'avocat (un exemple) tentent de s'emparer de cette éventuelle fraude. Certes, le projet est valorisé à 0 dans l'analyse de Godverdomme, mais il pourrait devenir un poste de dépenses sans aucun espoir de voir naître un jour une activité rentable. Transformer sur le papier le plomb en or est une pratique courante de la bourse canadienne et du secteur des matières premières. Surtout chez les exploratrices. Pour autant, je comprends que l'on soit réticent à s'associer à ce style de management. Et la "pastèque sur le gâteau" pourrait finalement se transformer en pépins
Cette histoire me rappelle celle de Batla Minerals trouvée sur l'excellent blog de Jérôme Levriek. Les actionnaires principaux avaient une réputation sulfureuse (voir les commentaires). J'ai passé mon chemin car j'attache de l'importance à ce genre de signaux faibles. Au final, les investisseurs ont fait x4. Des regrets ? Même pas car j'ai respecté mon process. Qui est né après une déconvenue sur un dossier où le CFO avait volé un manteau dans une soirée. Je n'en avais pas tenu compte. J'aurais dû...
Le parcours de Batla montre que grâce à la décote on peut gagner de l'argent même avec un management à priori peu recommandable. Mais il y a aussi des contre exemples. A chacun de prendre ses propres décisions. Mais autant avoir le maximum d'informations avant de monter à bord. Aussi je ne peux qu'encourager les messages d'alerte dans les files des valeurs de la pirogue. Vive la contradiction
La présence de Wolfpack Research dans cette aventure me permet aussi de mettre en lumière le documentaire "The China Hustle" que j'ai vu il y a quelques années et dont je garde un bon souvenir. Dan David, le patron de Wolfpack, y tient un rôle important. Je me souviens encore de la séquence (vers 26 minutes) où il fait filmer pendant 344 jours une usine d'engrais en Chine. Celle-ci est sensé avoir une grosse activité. Mais dans les faits il ne se passe pas grand chose. Une belle fraude. L'exclusion de la Chine de l'univers d'investissement des Daubasses se comprend au vu de leurs déconvenues passées et de ce genre de récits.
- Godverdomme
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Finalement, j'ai pris la peine de lire attentivement les 25 pages du rapport.
Je dois reconnaître que, peu habitué à lire des analyses poussant à shorter une action, j'ai été assez ébranlé par l'aspect exhaustif du travail fourni par Wolfpack et la précision de leurs arguments.
Mais au bout du compte, il me semble qu'on apprend pas beaucoup plus en 25 pages que ce que Gamchi et NGWealthBuilder ont exposé ci-dessus si ce n'est que nous avons ici des arguments sourcés et détaillés.
En résumé, ce que Wolfpack expose, c'est que :
- le frère du CEO, Charles Atkins, a été condamné pour fraude fiscale
- le gisement de terres rares de Ramaco ne sera pas rentable
- le projet de carbone est un échec
- les initiés vendent après l'annonce portant sur les terres rares
Tout d'abord, je n'ai pas "enquêté" sur Wolfpack. Ce sont des vendeurs à découvert et, d'après une étude de l'Université Catholique de Louvain sur l'impact des vendeurs à découvert (que je n'ai pas pu déposer ici, le fichier étant trop volumineux mais qu'on peut facilement trouver sur le net) réalisée en 2021, la sous-performance par rapport au marché de 5 positions "shortsellées" par Wolfpack a été de 5,7 %. L'échantillon est peu significatif pour se faire une idée de leur compétence (ou de leur incompétence d'ailleurs) mais on ne peut pas dire que leurs positionnement ait envoyé les 5 sociétés sous revue au tapis. Et des investisseurs renommés comme Bill Ackman lui-même a perdu une "guerre du short" sur Herbalife.
Ceci dit, l'important n'est finalement pas dans l'argument d'autorité mais dans l'argumentation tout court.
Alors examinons cette argumentation ...
Je suis parti du principe que tous les éléments que Wolfpack mentionnait dans son rapport étaient rigoureusement exacts. Je n'ai pas de temps à tuer au point de vérifier chacun des faits.
Reprenons donc dans l'ordre ...
1. Charles Atkins, adepte de la fraude fiscale
En complément de l'information qui avait été donnée ci-dessus, on apprend que notre "ami" Charles aurait remis le couvert en 2020.
Wolfpack insiste beaucoup sur cette information qui est mentionnée à 5 reprises dans le rapport. Evidemment, ce genre de condamnation fait "mauvais genre" sur un CV et n'est certainement pas un gage de probité. Mais, comme je l'ai mentionné ci-dessus, le fait que des CEO comme Buffett ou Bolloré aient trempé dans des affaires illégales soit indirectement par le biais de filiales qu'ils contrôlent, soit personnellement a-t-il réellement appauvris les minoritaires des sociétés qu'ils gèrent. Autrement dit, le fait qu'un dirigeant de société (ou, en l'occurrence, son frère) ait subi un ou plusieurs condamnations judiciaires est-il rédhibitoire ? C'est à chacun de se positionner sur le sujet. Pour ma part, je prends éventuellement l'info mais ça ne modifie pas vraiment ma décision.
2. Le projet de terres rares est un mirage
L'argument principal des shorters, c'est que les terres rares de la mine de Brook ... sont bien plus rares à Brook que presque partout ailleurs dans le monde : la concentration y serait 12 % plus faible que la concentration moyenne dans la couche terrestre. Selon Randall Atkins, le gisement serait néanmoins situé dans une terre argileuse qui rendrait l'exploitation bien plus facile. Wolfpack balaie cet argument en alignant les coûts d'exploitation d'autres sociétés exploitant des terres rares dans un sol similaire et en extrapolant un prix de vente en fonction des concentrations de Brook. Selon Wolfack, c'est sans appel : il est impossible que Brook soit rentable un jour.
A ce stade, je me dois, comme promis, de présenter des excuses à tout le moins partielles pour avoir parlé d'une "pastèque" pour le projet de terres rares. Les arguments avancés semblent bien démontrer qu'il n'y a pas de pastèque sur le gâteau et, sans doute, même pas une vulgaire groseille.
3. le projet carbone
Il semble bien que le principal problème de Ramaco, c'est précisément ce site de Brook dont l'acquisition aurait été une erreur de Randall Atkins. Selon Wolfpack, cette mine ne sera jamais rentable en tant que telle. Un premier projet a donc été de confier au frangin fraudeur le développement d'un projet "coal to car". Il s’agissait de convertir le carbone, l’élément principal du charbon, en un matériau qui servirait de « matière première » pour d’autres produits à base de carbone, comme la fibre de carbone. Ramaco Carbon a affirmé qu’elle serait en mesure de créer la « matière première » pour la fibre de carbone à des prix plus bas, ce qui permettrait à la fibre de carbone de remplacer l’acier, l’aluminium et d’autres matériaux de base.
En 2023, un rapport technique soumis à un laboratoire du ministère de l'Énergie a révélé que le charbon de Brooks ne semble pas adapté à la production de fibre de carbone.
Wolfpack estime que "l'initiative de conversion du charbon en carbone de Ramaco Carbon est une expérience scientifique glorifiée, conçue par la direction de METC comme un argument promotionnel pour duper les investisseurs crédules."
Si on retire le jugement sans doute partisan de Wolfpack (n'oublions pas qu'en tant que vendeurs à découvert, ils doivent convaincre un maximum d'investisseurs de les "suivre"), on ne peut nier que le projet "carbone" est vraisemblablement un échec.
4. Les ventes d'initiés
J'ai analysé les transactions d'initiés depuis juin 2023. Ce que je constate, c'est que la plupart des ventes d'actions d'administrateurs résultent de la réalisation d'une partie des actions obtenues par la conversion des stocks options.
Les seules grosses "ventes nettes" que j'ai constatées sont effectivement celle de Yorktown ou d'administrateurs liés à Yorktown. La plupart de ces ventes ont eu lieu en novembre 2023 à des cours compris entre 12 et 16 USD par action. Ce sont sans doute ces ventes qui ont attiré l'attention de Wolfpack sur Ramaco.
Mais est-ce vraiment aussi intriguant ? Nous avons un fonds qui détient des participations dans une bonne dizaine de sociétés qui sort à un moment où le met coal est plutôt bien valorisé sur les marchés et en réalisant probablement une jolie plus-value.
Est-ce que ça me surprend ? non
Est-ce que ça signifie que Yorktown ne croit pas dans le potentiel des terres rares ? sans doute
Mes conclusions personnelles ...
Comme déjà mentionné plus haut, il semble bien que tant le projet de terres rares que celui de carbone ne valent pas grand-chose, voire rien du tout. Ca tombe bien : je ne les avais pas valorisés
même si, c'est vrai, je considérais les terres rares comme un catalyst pour accélérer un retour du cours de l'action vers sa vraie valeur. Je pense que je ne dois pas trop compter la dessus
Est-ce que ces deux échecs signifient que les "Atkins Brothers" veulent nous la faire à l'envers, comme le sous entend Wolfpack ? Peut-être ...
Mais ça peut aussi signifier que la direction tente, vaille que vaille, de trouver une utilisation à son site de Brook qui, en tant que site charbonnier "pur", a besoin, selon Wolfpack, d'un cours du charbon thermique de 250 usd la tonne pour être (un tout petit peu) rentable. (le cours actuel du charbon thermique est de 150 usd).
Dans cette dernière hypothèse, il serait sans doute plus simple d'acter les réductions de valeur sur le site, reconnaître que son acquisition était un échec et passer à autre chose mais qui sait ce qui peut se passer dans la tête du CEO ?
Quoi qu'il en soit, il m'est impossible de trancher quant à la probité de la direction vis-à-vis de ses actionnaires.
Je constate que
- malgré la campagne de Wolfpack et une présence de vendeurs à découvert pour 7,5 % du capital
- malgré de l'argent "gaspillé" dans 2 projets qui ont peu de chance d'aboutir et qui n'ont, en tous cas, pas encore généré de cash
Malgré ces 2 éléments donc, Ramaco a bel et bien généré de la valeur au cours de ces 5 dernières années, avec une appréciation de son cours 3X supérieure à celle de la matière première sous-jacente mais aussi le paiement d'un dividende conséquent.
A titre exemplatif, le cours d'Arch Resources, active elle aussi dans le charbon métallurgique et une des "chouchoute" de Monish Pabraï s'est apprécié de 342 % au cours des 5 dernières années quand Ramaco s'appréciait de 221 %.
Les informations qui ont été fournies, au bout du compte, ne remettent pas vraiment ma thèse en question : j'avais acheté Ramaco pour ses activités de charbon métallurgique et Wolfpack lui-même ne les remet aucunement en cause. Seul bémol : je perds un catalyst que je n'avais pas valorisé mais que j'espérais voir entrer en oeuvre à un moment ou à un autre.
Seul risque supplémentaire : que les actionnaires en place ne doivent subir des dilutions à répétition pour, malgré tout, mettre en exploitation coûte que coûte le site de Brook.
Quoi qu'il en soit, je pense que ce dossier, s'il n'apporte pas la garantie d'être "enrichissant", va être passionnant
Je dois reconnaître que, peu habitué à lire des analyses poussant à shorter une action, j'ai été assez ébranlé par l'aspect exhaustif du travail fourni par Wolfpack et la précision de leurs arguments.
Mais au bout du compte, il me semble qu'on apprend pas beaucoup plus en 25 pages que ce que Gamchi et NGWealthBuilder ont exposé ci-dessus si ce n'est que nous avons ici des arguments sourcés et détaillés.
En résumé, ce que Wolfpack expose, c'est que :
- le frère du CEO, Charles Atkins, a été condamné pour fraude fiscale
- le gisement de terres rares de Ramaco ne sera pas rentable
- le projet de carbone est un échec
- les initiés vendent après l'annonce portant sur les terres rares
Tout d'abord, je n'ai pas "enquêté" sur Wolfpack. Ce sont des vendeurs à découvert et, d'après une étude de l'Université Catholique de Louvain sur l'impact des vendeurs à découvert (que je n'ai pas pu déposer ici, le fichier étant trop volumineux mais qu'on peut facilement trouver sur le net) réalisée en 2021, la sous-performance par rapport au marché de 5 positions "shortsellées" par Wolfpack a été de 5,7 %. L'échantillon est peu significatif pour se faire une idée de leur compétence (ou de leur incompétence d'ailleurs) mais on ne peut pas dire que leurs positionnement ait envoyé les 5 sociétés sous revue au tapis. Et des investisseurs renommés comme Bill Ackman lui-même a perdu une "guerre du short" sur Herbalife.
Ceci dit, l'important n'est finalement pas dans l'argument d'autorité mais dans l'argumentation tout court.
Alors examinons cette argumentation ...
Je suis parti du principe que tous les éléments que Wolfpack mentionnait dans son rapport étaient rigoureusement exacts. Je n'ai pas de temps à tuer au point de vérifier chacun des faits.
Reprenons donc dans l'ordre ...
1. Charles Atkins, adepte de la fraude fiscale
En complément de l'information qui avait été donnée ci-dessus, on apprend que notre "ami" Charles aurait remis le couvert en 2020.
Wolfpack insiste beaucoup sur cette information qui est mentionnée à 5 reprises dans le rapport. Evidemment, ce genre de condamnation fait "mauvais genre" sur un CV et n'est certainement pas un gage de probité. Mais, comme je l'ai mentionné ci-dessus, le fait que des CEO comme Buffett ou Bolloré aient trempé dans des affaires illégales soit indirectement par le biais de filiales qu'ils contrôlent, soit personnellement a-t-il réellement appauvris les minoritaires des sociétés qu'ils gèrent. Autrement dit, le fait qu'un dirigeant de société (ou, en l'occurrence, son frère) ait subi un ou plusieurs condamnations judiciaires est-il rédhibitoire ? C'est à chacun de se positionner sur le sujet. Pour ma part, je prends éventuellement l'info mais ça ne modifie pas vraiment ma décision.
2. Le projet de terres rares est un mirage
L'argument principal des shorters, c'est que les terres rares de la mine de Brook ... sont bien plus rares à Brook que presque partout ailleurs dans le monde : la concentration y serait 12 % plus faible que la concentration moyenne dans la couche terrestre. Selon Randall Atkins, le gisement serait néanmoins situé dans une terre argileuse qui rendrait l'exploitation bien plus facile. Wolfpack balaie cet argument en alignant les coûts d'exploitation d'autres sociétés exploitant des terres rares dans un sol similaire et en extrapolant un prix de vente en fonction des concentrations de Brook. Selon Wolfack, c'est sans appel : il est impossible que Brook soit rentable un jour.
A ce stade, je me dois, comme promis, de présenter des excuses à tout le moins partielles pour avoir parlé d'une "pastèque" pour le projet de terres rares. Les arguments avancés semblent bien démontrer qu'il n'y a pas de pastèque sur le gâteau et, sans doute, même pas une vulgaire groseille.
3. le projet carbone
Il semble bien que le principal problème de Ramaco, c'est précisément ce site de Brook dont l'acquisition aurait été une erreur de Randall Atkins. Selon Wolfpack, cette mine ne sera jamais rentable en tant que telle. Un premier projet a donc été de confier au frangin fraudeur le développement d'un projet "coal to car". Il s’agissait de convertir le carbone, l’élément principal du charbon, en un matériau qui servirait de « matière première » pour d’autres produits à base de carbone, comme la fibre de carbone. Ramaco Carbon a affirmé qu’elle serait en mesure de créer la « matière première » pour la fibre de carbone à des prix plus bas, ce qui permettrait à la fibre de carbone de remplacer l’acier, l’aluminium et d’autres matériaux de base.
En 2023, un rapport technique soumis à un laboratoire du ministère de l'Énergie a révélé que le charbon de Brooks ne semble pas adapté à la production de fibre de carbone.
Wolfpack estime que "l'initiative de conversion du charbon en carbone de Ramaco Carbon est une expérience scientifique glorifiée, conçue par la direction de METC comme un argument promotionnel pour duper les investisseurs crédules."
Si on retire le jugement sans doute partisan de Wolfpack (n'oublions pas qu'en tant que vendeurs à découvert, ils doivent convaincre un maximum d'investisseurs de les "suivre"), on ne peut nier que le projet "carbone" est vraisemblablement un échec.
4. Les ventes d'initiés
J'ai analysé les transactions d'initiés depuis juin 2023. Ce que je constate, c'est que la plupart des ventes d'actions d'administrateurs résultent de la réalisation d'une partie des actions obtenues par la conversion des stocks options.
Les seules grosses "ventes nettes" que j'ai constatées sont effectivement celle de Yorktown ou d'administrateurs liés à Yorktown. La plupart de ces ventes ont eu lieu en novembre 2023 à des cours compris entre 12 et 16 USD par action. Ce sont sans doute ces ventes qui ont attiré l'attention de Wolfpack sur Ramaco.
Mais est-ce vraiment aussi intriguant ? Nous avons un fonds qui détient des participations dans une bonne dizaine de sociétés qui sort à un moment où le met coal est plutôt bien valorisé sur les marchés et en réalisant probablement une jolie plus-value.
Est-ce que ça me surprend ? non
Est-ce que ça signifie que Yorktown ne croit pas dans le potentiel des terres rares ? sans doute
Mes conclusions personnelles ...
Comme déjà mentionné plus haut, il semble bien que tant le projet de terres rares que celui de carbone ne valent pas grand-chose, voire rien du tout. Ca tombe bien : je ne les avais pas valorisés
Est-ce que ces deux échecs signifient que les "Atkins Brothers" veulent nous la faire à l'envers, comme le sous entend Wolfpack ? Peut-être ...
Mais ça peut aussi signifier que la direction tente, vaille que vaille, de trouver une utilisation à son site de Brook qui, en tant que site charbonnier "pur", a besoin, selon Wolfpack, d'un cours du charbon thermique de 250 usd la tonne pour être (un tout petit peu) rentable. (le cours actuel du charbon thermique est de 150 usd).
Dans cette dernière hypothèse, il serait sans doute plus simple d'acter les réductions de valeur sur le site, reconnaître que son acquisition était un échec et passer à autre chose mais qui sait ce qui peut se passer dans la tête du CEO ?
Quoi qu'il en soit, il m'est impossible de trancher quant à la probité de la direction vis-à-vis de ses actionnaires.
Je constate que
- malgré la campagne de Wolfpack et une présence de vendeurs à découvert pour 7,5 % du capital
- malgré de l'argent "gaspillé" dans 2 projets qui ont peu de chance d'aboutir et qui n'ont, en tous cas, pas encore généré de cash
Malgré ces 2 éléments donc, Ramaco a bel et bien généré de la valeur au cours de ces 5 dernières années, avec une appréciation de son cours 3X supérieure à celle de la matière première sous-jacente mais aussi le paiement d'un dividende conséquent.
A titre exemplatif, le cours d'Arch Resources, active elle aussi dans le charbon métallurgique et une des "chouchoute" de Monish Pabraï s'est apprécié de 342 % au cours des 5 dernières années quand Ramaco s'appréciait de 221 %.
Les informations qui ont été fournies, au bout du compte, ne remettent pas vraiment ma thèse en question : j'avais acheté Ramaco pour ses activités de charbon métallurgique et Wolfpack lui-même ne les remet aucunement en cause. Seul bémol : je perds un catalyst que je n'avais pas valorisé mais que j'espérais voir entrer en oeuvre à un moment ou à un autre.
Seul risque supplémentaire : que les actionnaires en place ne doivent subir des dilutions à répétition pour, malgré tout, mettre en exploitation coûte que coûte le site de Brook.
Quoi qu'il en soit, je pense que ce dossier, s'il n'apporte pas la garantie d'être "enrichissant", va être passionnant
- Godverdomme
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les résultats du Q3 ont été publiés :
Points négatifs :
- perte de 0,03 usd par action sur le trimestre (bénéfice de 0,05 usd sur 9 mois)
- prévision de production pour l'année 2024 revue à la baisse de 3,9 mio de tonnes à 3,7 mio de tonnes
- prix de vente du met coal en baisse à 136 usd la tonne
Points positifs :
- production de 972 000 de tonne sur le trimestre (en hausse de 30 % par rapport à l'année précédente)
- coût de production de 102 usd la tonne sur le trimestre en baisse
- 1,6 mio de tonnes pré-vendues pour 2025 à un prix moyen de 152 usd la tonne
Pour ma part, je considère ces résultats +/- en ligne avec mes attentes :
1. la production anticipée pour 2024 sera légèrement supérieure à ce que j'avais anticipé
2. les coûts de production semblent sous contrôle et inférieurs à mes anticipations
3. Par contre, les prix de vente se situent dans la fourchette basse. S'ils se maintiennent durablement à ce niveau, ça remettrait en question la valeur long terme de la société.
conf call à l'occasion de la publication des résultats Q3
En résumé :
- Production et ventes record.
- Réduction significative des coûts de production.
- Amélioration de la productivité des mines.
- Perspectives d'avenir:
1. Poursuite de l'amélioration des résultats opérationnels au quatrième trimestre.
2. Croissance prévue de la production et des ventes.
3. Réduction des coûts normalisés à moins de 100 dollars par tonne.
4. Progression des initiatives de croissance, notamment à Elk Creek, Maben et Berwind.
- Les principaux facteurs qui ont contribué à ces résultats sont :
1. Maîtrise des coûts: L'entreprise a réussi à réduire considérablement ses coûts de production, ce qui lui a permis de maintenir ses marges malgré la baisse des prix.
2. Croissance opérationnelle: La production et les ventes ont atteint des niveaux record, soutenues par l'amélioration de la productivité et la mise en service de nouvelles installations.
- Les défis auxquels l'entreprise est confrontée incluent :
1. Baisse des prix du charbon métallurgique: La surproduction d'acier en Chine continue de peser sur les prix du charbon, ce qui représente un défi pour l'ensemble du secteur.
2. Incertitudes économiques: Les perspectives économiques mondiales restent incertaines, ce qui pourrait avoir un impact sur la demande de charbon.
A noter qu'on ne parle pratiquement du projet de terres rares si ce n'est comme une potentielle opportunité de croissance (et, de mon point de vue, ce serait bien si ce projet était enterré, l'activité met coal suffit largement à mon bonheur).
les résultats du Q3 ont été publiés :
Points négatifs :
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- prévision de production pour l'année 2024 revue à la baisse de 3,9 mio de tonnes à 3,7 mio de tonnes
- prix de vente du met coal en baisse à 136 usd la tonne
Points positifs :
- production de 972 000 de tonne sur le trimestre (en hausse de 30 % par rapport à l'année précédente)
- coût de production de 102 usd la tonne sur le trimestre en baisse
- 1,6 mio de tonnes pré-vendues pour 2025 à un prix moyen de 152 usd la tonne
Pour ma part, je considère ces résultats +/- en ligne avec mes attentes :
1. la production anticipée pour 2024 sera légèrement supérieure à ce que j'avais anticipé
2. les coûts de production semblent sous contrôle et inférieurs à mes anticipations
3. Par contre, les prix de vente se situent dans la fourchette basse. S'ils se maintiennent durablement à ce niveau, ça remettrait en question la valeur long terme de la société.
conf call à l'occasion de la publication des résultats Q3
En résumé :
- Production et ventes record.
- Réduction significative des coûts de production.
- Amélioration de la productivité des mines.
- Perspectives d'avenir:
1. Poursuite de l'amélioration des résultats opérationnels au quatrième trimestre.
2. Croissance prévue de la production et des ventes.
3. Réduction des coûts normalisés à moins de 100 dollars par tonne.
4. Progression des initiatives de croissance, notamment à Elk Creek, Maben et Berwind.
- Les principaux facteurs qui ont contribué à ces résultats sont :
1. Maîtrise des coûts: L'entreprise a réussi à réduire considérablement ses coûts de production, ce qui lui a permis de maintenir ses marges malgré la baisse des prix.
2. Croissance opérationnelle: La production et les ventes ont atteint des niveaux record, soutenues par l'amélioration de la productivité et la mise en service de nouvelles installations.
- Les défis auxquels l'entreprise est confrontée incluent :
1. Baisse des prix du charbon métallurgique: La surproduction d'acier en Chine continue de peser sur les prix du charbon, ce qui représente un défi pour l'ensemble du secteur.
2. Incertitudes économiques: Les perspectives économiques mondiales restent incertaines, ce qui pourrait avoir un impact sur la demande de charbon.
A noter qu'on ne parle pratiquement du projet de terres rares si ce n'est comme une potentielle opportunité de croissance (et, de mon point de vue, ce serait bien si ce projet était enterré, l'activité met coal suffit largement à mon bonheur).
- Godverdomme
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un communiqué de Ramaco sur un rapport intérimaire indépendant confirmerait la faisabilité commerciale et technique du gisement de terres rares de la mine Brook de Ramaco.
Le rapport fait état du fait que la mine de Brook pourrait devenir la seule mine primaire de gallium, de germanium et de scandium au monde (éléments dont les exportations vers les USA ont été interdites par la Chine début décembre). Selon ce rapport de la société Fluor, le projet serait rentable en raison du faible montant des investissements nécessaires à la mise en exploitation et de la "non radioactivité" du gisement.
Fidèle à ses habitudes, la direction reste dithyrambique sur le potentiel de ce projet ...projet qui, je le rappelle, est repris pour 0 dans ma juste valeur de Ramaco. Ma principale thèse d'investissement reste une reprise des cours du charbon métallurgique et de généreux cash flows générés par cette activité.
On apprend aussi que la société a lancé, avec succès, un emprunt obligataire de 50 millions USD, échéant en 2029, à un taux de 8,375 % par an. Le taux me semble un peu élevé par rapport au spread actuel des taux "high yield" (j'aurais plutôt attendu un taux de +/- 7 %).
coucou ! le revoilouA noter qu'on ne parle pratiquement plus du projet de terres rares si ce n'est comme une potentielle opportunité de croissance (et, de mon point de vue, ce serait bien si ce projet était enterré, l'activité met coal suffit largement à mon bonheur).
un communiqué de Ramaco sur un rapport intérimaire indépendant confirmerait la faisabilité commerciale et technique du gisement de terres rares de la mine Brook de Ramaco.
Le rapport fait état du fait que la mine de Brook pourrait devenir la seule mine primaire de gallium, de germanium et de scandium au monde (éléments dont les exportations vers les USA ont été interdites par la Chine début décembre). Selon ce rapport de la société Fluor, le projet serait rentable en raison du faible montant des investissements nécessaires à la mise en exploitation et de la "non radioactivité" du gisement.
Fidèle à ses habitudes, la direction reste dithyrambique sur le potentiel de ce projet ...projet qui, je le rappelle, est repris pour 0 dans ma juste valeur de Ramaco. Ma principale thèse d'investissement reste une reprise des cours du charbon métallurgique et de généreux cash flows générés par cette activité.
On apprend aussi que la société a lancé, avec succès, un emprunt obligataire de 50 millions USD, échéant en 2029, à un taux de 8,375 % par an. Le taux me semble un peu élevé par rapport au spread actuel des taux "high yield" (j'aurais plutôt attendu un taux de +/- 7 %).
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Les résultats de l'année 2024 sont connus et je les trouve assez rassurant par rapport au 3Q en demi-teinte et, finalement, assez en ligne avec mes objectifs de valorisation.
Points négatifs :
- Bénéfice de 0,06 USD sur le trimestre (vs une perte le trimestre précédent) mais le boni pour l'année reste modeste à 0,11 usd par action
- prix de vente du met coal qui poursuit sa baisse en passant de 136 usd la tonne à 129 usd la tonne d'un trimestre à l'autre
- le 1q2025 a mal débuté en raison de températures glaciales les 2 premières semaines de l'année et d'inondations qui vont entrainer une hausse des coûts de production sur la période
Points positifs :
- production de presque 4 millions de tonnes sur l'année, largement supérieure à la dernière prévision de la direction (3,7 millions de tonnes) et en ligne ave les prévisions de début 2024 (3,9 millions de tonnes)
- coûts de production encore en baisse qui passe de 102 usd la tonne à 96 usd la tonne d'un trimestre à l'autre
La direction anticipe une hausse des prix du charbon métallurgique en raison de la guerre commerciale pourrait augmenter la demande intérieur US de 3 millions de tonne par an et d'une diminution de la production de ses concurrents américains qu'elle estime à 5 millions de tonne par an.
L'objectif d'une production de 6,5 millions de tonnes par an dans les 24 à 36 mois reste maintenu (même s'il a été retardé puisqu'il était prévu pour 2026). Je crois lire entre les lignes que la direction attend des prix plus favorables pour augmenter la production.
Je mets à jour mon calcul de juste valeur et les hypothèses qui y aboutissent
Hypothèses :
- Production annuelle : 3,6 millions tonnes en 2024, 4,5 millions à partir de 2025 jusqu'en 2043 (auparavant j'anticipais une production de 6,5 millions à partir de 2026 mais j'ai abonné cette idée)
- Coûts d’extraction : 110 USD la tonne (inchangé)
- Capex de maintenance : 30 USD la tonne (inchangé)
- Je ne retiens plus qu'une seule hypothèse de travail pour les prix de vente : un prix à long terme de 175 USD la tonne qui est certes supérieur aux derniers prix de vente de la société (129 usd la tonne). Mais je rappelle qu'on est toujours très loin de la moyenne à 10 ans (290 usd la tonne) et, forcément du plus haut historique (537 usd la tonne en septembre 2021). Pour fixer les "bornes" de fluctuation, je rappelle aussi que le plus bas sur 10 ans s'est fixé à 77 USD (août 2015).
- Taux d’actualisation : 9 % (vs 10 % dans la version précédente pour m'aligner sur mon process de valorisation minier qui consiste à prendre ce taux pour tous les projets en exploitation dans une juridiction respectant les droits de propriétés privées.
- Taux d'impôt conventionnel : 25 %
- Total du passif amputé de l’actif courant : 2,62 usd par action (chiffre 3q2024, le bilan 2024 annuel n'est pas encore disponible)
Sur base de ces hypothèses, mon juste prix s'établit à 19,45 USD par action.
Concernant les activités de terres rares, elles ne semblent pas abandonnées du tout. La direction estime même "avoir réalisé de très gros progrès" La société a terminé une série de tests et va "publier les résultats de plusieurs études indépendantes sur le projet".
Cette même direction se dit "confiante quant aux résultats des tests" et a l'intention de poursuivre les activités de développement concernant l'extraction à grande échelle des terres rares ainsi que la conception et la construction de l'installation pilote de démonstration. On apprend aussi que Ramaco a reçu une subvention de contrepartie de 6,1 millions de dollars de la "Wyoming Energy Authority", qui sera utilisée pour le développement de l'usine pilote et des installations connexes de la mine Brook.
Les résultats de l'année 2024 sont connus et je les trouve assez rassurant par rapport au 3Q en demi-teinte et, finalement, assez en ligne avec mes objectifs de valorisation.
Points négatifs :
- Bénéfice de 0,06 USD sur le trimestre (vs une perte le trimestre précédent) mais le boni pour l'année reste modeste à 0,11 usd par action
- prix de vente du met coal qui poursuit sa baisse en passant de 136 usd la tonne à 129 usd la tonne d'un trimestre à l'autre
- le 1q2025 a mal débuté en raison de températures glaciales les 2 premières semaines de l'année et d'inondations qui vont entrainer une hausse des coûts de production sur la période
Points positifs :
- production de presque 4 millions de tonnes sur l'année, largement supérieure à la dernière prévision de la direction (3,7 millions de tonnes) et en ligne ave les prévisions de début 2024 (3,9 millions de tonnes)
- coûts de production encore en baisse qui passe de 102 usd la tonne à 96 usd la tonne d'un trimestre à l'autre
La direction anticipe une hausse des prix du charbon métallurgique en raison de la guerre commerciale pourrait augmenter la demande intérieur US de 3 millions de tonne par an et d'une diminution de la production de ses concurrents américains qu'elle estime à 5 millions de tonne par an.
L'objectif d'une production de 6,5 millions de tonnes par an dans les 24 à 36 mois reste maintenu (même s'il a été retardé puisqu'il était prévu pour 2026). Je crois lire entre les lignes que la direction attend des prix plus favorables pour augmenter la production.
Je mets à jour mon calcul de juste valeur et les hypothèses qui y aboutissent
Hypothèses :
- Production annuelle : 3,6 millions tonnes en 2024, 4,5 millions à partir de 2025 jusqu'en 2043 (auparavant j'anticipais une production de 6,5 millions à partir de 2026 mais j'ai abonné cette idée)
- Coûts d’extraction : 110 USD la tonne (inchangé)
- Capex de maintenance : 30 USD la tonne (inchangé)
- Je ne retiens plus qu'une seule hypothèse de travail pour les prix de vente : un prix à long terme de 175 USD la tonne qui est certes supérieur aux derniers prix de vente de la société (129 usd la tonne). Mais je rappelle qu'on est toujours très loin de la moyenne à 10 ans (290 usd la tonne) et, forcément du plus haut historique (537 usd la tonne en septembre 2021). Pour fixer les "bornes" de fluctuation, je rappelle aussi que le plus bas sur 10 ans s'est fixé à 77 USD (août 2015).
- Taux d’actualisation : 9 % (vs 10 % dans la version précédente pour m'aligner sur mon process de valorisation minier qui consiste à prendre ce taux pour tous les projets en exploitation dans une juridiction respectant les droits de propriétés privées.
- Taux d'impôt conventionnel : 25 %
- Total du passif amputé de l’actif courant : 2,62 usd par action (chiffre 3q2024, le bilan 2024 annuel n'est pas encore disponible)
Sur base de ces hypothèses, mon juste prix s'établit à 19,45 USD par action.
Concernant les activités de terres rares, elles ne semblent pas abandonnées du tout. La direction estime même "avoir réalisé de très gros progrès" La société a terminé une série de tests et va "publier les résultats de plusieurs études indépendantes sur le projet".
Cette même direction se dit "confiante quant aux résultats des tests" et a l'intention de poursuivre les activités de développement concernant l'extraction à grande échelle des terres rares ainsi que la conception et la construction de l'installation pilote de démonstration. On apprend aussi que Ramaco a reçu une subvention de contrepartie de 6,1 millions de dollars de la "Wyoming Energy Authority", qui sera utilisée pour le développement de l'usine pilote et des installations connexes de la mine Brook.
- Godverdomme
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2 communiqués de presse à propos de la mine de Brook ...
Finalement, il se pourrait bien qu'un fruit trône au sommet du gâteau : pastèque ou cerise, on ne le sait pas encore mais ce fameux projet de terres rares pourrait bien avoir un peu plus de consistance que ce qui était imaginé jusqu'à présent.
Tout d'abord, nous avons l'inauguration du projet qui a eu lieu le 1er juillet en présence, notamment, du secrétaire à l'énergie et du gouverneur de l'Etat.
Mais c'est le 2e communiqué qui devient vraiment intéressant : l'annonce de la publication d'une PEA sur le projet Brook ce 8 juillet.
D'après le communiqué de presse, la PEA présentera (en italique, mes commentaires) :
- une VAN10 de 898 millions de dollars (avant impôts) et un TRI (taux de rendement interne) de 38 %, soit une valorisation pour le seul projet Brook supérieure à toute la capitalisation boursière actuelle .
- une estimation initiale totale du coût en capital de 473 millions de dollars (à l'exclusion d'une provision pour imprévus de dépenses en capital de 22 %) donc un apport de capitaux sera sans doute nécessaire et une dilution pourrait s'avérer nécessaire
- une mise en production en 2028 ce qui me semble assez rapide perso
- le CEO revient sur le fait que les terres rares de Brook auront des coûts d'extraction inférieur à la moyenne
- le neodyme et le praseodyme représentent à eux deux 60 % du gisement (dommage, ce sont parmi les terres rares qui ont le moins de valeur marchande). A contrario, la terre rare la plus chère, le scandium, représente malgré tout 14 % du gisement, ce qui me semble assez élevé parmi les quelques projets que j'ai analysés jusqu'à présent.
- durée de vie de 42 ans, ebitda évalué à 143 millions par an
Je vais attendre la PEA détaillée ainsi que les comptes du S1 pour mettre à jour ma "juste valeur" pour Ramaco.
2 communiqués de presse à propos de la mine de Brook ...
Finalement, il se pourrait bien qu'un fruit trône au sommet du gâteau : pastèque ou cerise, on ne le sait pas encore mais ce fameux projet de terres rares pourrait bien avoir un peu plus de consistance que ce qui était imaginé jusqu'à présent.
Tout d'abord, nous avons l'inauguration du projet qui a eu lieu le 1er juillet en présence, notamment, du secrétaire à l'énergie et du gouverneur de l'Etat.
Mais c'est le 2e communiqué qui devient vraiment intéressant : l'annonce de la publication d'une PEA sur le projet Brook ce 8 juillet.
D'après le communiqué de presse, la PEA présentera (en italique, mes commentaires) :
- une VAN10 de 898 millions de dollars (avant impôts) et un TRI (taux de rendement interne) de 38 %, soit une valorisation pour le seul projet Brook supérieure à toute la capitalisation boursière actuelle .
- une estimation initiale totale du coût en capital de 473 millions de dollars (à l'exclusion d'une provision pour imprévus de dépenses en capital de 22 %) donc un apport de capitaux sera sans doute nécessaire et une dilution pourrait s'avérer nécessaire
- une mise en production en 2028 ce qui me semble assez rapide perso
- le CEO revient sur le fait que les terres rares de Brook auront des coûts d'extraction inférieur à la moyenne
- le neodyme et le praseodyme représentent à eux deux 60 % du gisement (dommage, ce sont parmi les terres rares qui ont le moins de valeur marchande). A contrario, la terre rare la plus chère, le scandium, représente malgré tout 14 % du gisement, ce qui me semble assez élevé parmi les quelques projets que j'ai analysés jusqu'à présent.
- durée de vie de 42 ans, ebitda évalué à 143 millions par an
Je vais attendre la PEA détaillée ainsi que les comptes du S1 pour mettre à jour ma "juste valeur" pour Ramaco.
- Godverdomme
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2 évènements majeurs se sont produits hier pour notre controversée producteur de charbon métallurgique.
- Tout d'abord, il y a cette annonce de MP Materials : on apprend que le ministère américain de la Défense a annoncé un vaste programme d'investissement dans le producteur américain de terres rares intégré verticalement MP Materials. Ce qui me semble concerner Ramaco dans cette affaire, c'est que le ministère de la défense garantit l'achat de 100 % des aimants produits dans l'usine de MP Materials (qui est encore à construire) pendant une décennie, garantissant ainsi une demande complète des clients de la défense et du commerce et ce, avec un prix garantit de 110 usd/kg pour le neodymium et le praseodymium. Je pense que cela devrait assurer, à terme, un débouché stable pour les minerais qui seraient extraits par Ramaco de sa mine de Brooks.
- Ensuite l'étude PEA annoncée a bien été publiée. Je dois reconnaître qu'elle me laisse un peu sur ma faim, du moins par rapport à ce que je suis habitué de trouver dans ce genre d'étude :
Pas de détail des réserves dans le sol
Pas de mention des investissements de maintien nécessaires LOM
La NPV n'est pas indiquée dans le PEA mais dans une annexe et est produite conjointement par Ramaco et Fluor (l'organisme qui a produit l'étude).
Bref, comme d'autres éléments touchant à Ramaco et abordés plus haut dans cette file, le flou est toujours présent.
Néanmoins, j'ai fait quelques recherches sur la société Fluor et elle semble fiable : elle existe depuis plus d'un siècle, fait partie du Fortune 500 et figure en bonne place dans divers classements sectoriels d'Engineering News-Record (ENR), notamment en tant que l'un des principaux entrepreneurs dans le secteur minier. Je ne pense pas qu'elle ait établi un document de complaisance.
2 évènements majeurs se sont produits hier pour notre controversée producteur de charbon métallurgique.
- Tout d'abord, il y a cette annonce de MP Materials : on apprend que le ministère américain de la Défense a annoncé un vaste programme d'investissement dans le producteur américain de terres rares intégré verticalement MP Materials. Ce qui me semble concerner Ramaco dans cette affaire, c'est que le ministère de la défense garantit l'achat de 100 % des aimants produits dans l'usine de MP Materials (qui est encore à construire) pendant une décennie, garantissant ainsi une demande complète des clients de la défense et du commerce et ce, avec un prix garantit de 110 usd/kg pour le neodymium et le praseodymium. Je pense que cela devrait assurer, à terme, un débouché stable pour les minerais qui seraient extraits par Ramaco de sa mine de Brooks.
- Ensuite l'étude PEA annoncée a bien été publiée. Je dois reconnaître qu'elle me laisse un peu sur ma faim, du moins par rapport à ce que je suis habitué de trouver dans ce genre d'étude :
Pas de détail des réserves dans le sol
Pas de mention des investissements de maintien nécessaires LOM
La NPV n'est pas indiquée dans le PEA mais dans une annexe et est produite conjointement par Ramaco et Fluor (l'organisme qui a produit l'étude).
Bref, comme d'autres éléments touchant à Ramaco et abordés plus haut dans cette file, le flou est toujours présent.
Néanmoins, j'ai fait quelques recherches sur la société Fluor et elle semble fiable : elle existe depuis plus d'un siècle, fait partie du Fortune 500 et figure en bonne place dans divers classements sectoriels d'Engineering News-Record (ENR), notamment en tant que l'un des principaux entrepreneurs dans le secteur minier. Je ne pense pas qu'elle ait établi un document de complaisance.
- Godverdomme
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Une analyse un peu plus fine de la PEA me laisse dubitatif par rapport à l'envolée du cours de l'action.
J'ai tout d'abord analysé les prix de vente des différentes terres rares qui ont été pris en compte pour réaliser la PEA et aboutir à cette fameuse une VAN10 de 898 millions de dollars. Voici ce tableau de prix tel qu'il a été publié dans l'étude.
J'ai ensuite comparé les prix publiés à ceux fourni par ce site. Ci-dessous un extrait du tableau des prix en live.
L'anomalie saute aux yeux : le scandium, qui est la principale source de revenu futur pour le site de Brooks est valorisé à 3 750 USD le kilo dans la PEA alors que son prix actuel est de 633 USD. On peut d'ailleurs se faire la même réflexion pour le praseodyme-neodyme valorisé à 130 USD le kilo dans la PEA alors que son prix actuel est largement moitié moindre !
Mais ce n'est pas tout ...
Selon l'US Geological Survey (USGS) Mineral Commodity Summaries 2024 et 2025, la consommation et l'offre mondiales d'oxyde de scandium (Sc2O3) sont estimées à environ 30 à 40 tonnes par an. La capacité mondiale est estimée à 80 tonnes par an.
Autrement dit, Brooks va produire l'équivalent de 150 % de la demande mondiale d'oxyde de scandium et, dans le même temps, le vendre 6 X plus cher que son prix actuel !!!
Non, il y a quelque chose qui ne va pas
J'ai donc profité de la hype autour de ces terres rares pour vendre la moitié de ma position. Les actions qui me restent sont donc plus que largement gratuites. Je conserve ces actions gratuites parce que je rappelle ma thèse initiale : en cas de retour du charbon métallurgique à ce que j'estime être son juste prix de 290 USD la tonne, Ramaco vaut beaucoup, beaucoup plus que son cours actuel. Quand à Brooks, contrairement au marché, je continue à penser que ce site ne vaut pas beaucoup plus que 0.
Une analyse un peu plus fine de la PEA me laisse dubitatif par rapport à l'envolée du cours de l'action.
J'ai tout d'abord analysé les prix de vente des différentes terres rares qui ont été pris en compte pour réaliser la PEA et aboutir à cette fameuse une VAN10 de 898 millions de dollars. Voici ce tableau de prix tel qu'il a été publié dans l'étude.
J'ai ensuite comparé les prix publiés à ceux fourni par ce site. Ci-dessous un extrait du tableau des prix en live.
L'anomalie saute aux yeux : le scandium, qui est la principale source de revenu futur pour le site de Brooks est valorisé à 3 750 USD le kilo dans la PEA alors que son prix actuel est de 633 USD. On peut d'ailleurs se faire la même réflexion pour le praseodyme-neodyme valorisé à 130 USD le kilo dans la PEA alors que son prix actuel est largement moitié moindre !
Mais ce n'est pas tout ...
Selon l'US Geological Survey (USGS) Mineral Commodity Summaries 2024 et 2025, la consommation et l'offre mondiales d'oxyde de scandium (Sc2O3) sont estimées à environ 30 à 40 tonnes par an. La capacité mondiale est estimée à 80 tonnes par an.
Autrement dit, Brooks va produire l'équivalent de 150 % de la demande mondiale d'oxyde de scandium et, dans le même temps, le vendre 6 X plus cher que son prix actuel !!!
Non, il y a quelque chose qui ne va pas
J'ai donc profité de la hype autour de ces terres rares pour vendre la moitié de ma position. Les actions qui me restent sont donc plus que largement gratuites. Je conserve ces actions gratuites parce que je rappelle ma thèse initiale : en cas de retour du charbon métallurgique à ce que j'estime être son juste prix de 290 USD la tonne, Ramaco vaut beaucoup, beaucoup plus que son cours actuel. Quand à Brooks, contrairement au marché, je continue à penser que ce site ne vaut pas beaucoup plus que 0.
- Godverdomme
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- Inscription : 28/02/2020
Cours actuel : 22,47 USD
Après une nuit de réflexion, j'ai finalement décidé de solder ma position dans cette société. Les "tripotages" sur les prix de vente au niveau de l'étude PEA ne m'inspirent vraiment pas confiance ... d'autant que si la direction avait utilisé les prix du marché ou la moyenne des prix des 3 dernières années (ce qui est généralement d'usage dans ce genre d'étude), Brooks ne serait tout simplement pas rentable.
Au bilan, je sors de cet investissement avec une plus-value moyenne, en euros et tout frais déduits, de 142 % par rapport à mon PRU moyen, ce qui reste très satisfaisant étant donné que mes différents achats se sont étalés sur moins d'un an ... et pourtant, cela ne me semble pas signifier que j'ai eu raison d'investir.
Les mises en garde énumérées ci-dessus, si elles me semblaient bel et bien vagues et peu sourcées, avaient probablement un gros fond de vérité. Je reste convaincu que Charles Atkins n'est pas un "escroc" ... mais il s'est adonné à tout le moins à un "window dressing" qui, selon mes critères, est largement excessif.
Je suis convaincu que les teneurs annoncées pour Brooks sont réelles mais je suis aussi convaincu que, sans énormes subventions publiques, ce projet ne sera pas viable.
Dans un premier temps, je pensais rester actionnaire "gratuit" pour profiter de la très grosse sous-évaluation, même au cours actuel, des sites d'extraction de charbon métallurgique. Mais, étant donné qu'aujourd'hui, beaucoup de chose restent nébuleuses, je n'ai aucune certitude qu'il y aura une étanchéité parfaite entre Brooks et les sites miniers rentables et je crains qu'une bonne part des cash flow dégagés ne servent à entretenir cet "éléphant blanc".
Je cesse donc le suivi de cette société.
Après une nuit de réflexion, j'ai finalement décidé de solder ma position dans cette société. Les "tripotages" sur les prix de vente au niveau de l'étude PEA ne m'inspirent vraiment pas confiance ... d'autant que si la direction avait utilisé les prix du marché ou la moyenne des prix des 3 dernières années (ce qui est généralement d'usage dans ce genre d'étude), Brooks ne serait tout simplement pas rentable.
Au bilan, je sors de cet investissement avec une plus-value moyenne, en euros et tout frais déduits, de 142 % par rapport à mon PRU moyen, ce qui reste très satisfaisant étant donné que mes différents achats se sont étalés sur moins d'un an ... et pourtant, cela ne me semble pas signifier que j'ai eu raison d'investir.
Les mises en garde énumérées ci-dessus, si elles me semblaient bel et bien vagues et peu sourcées, avaient probablement un gros fond de vérité. Je reste convaincu que Charles Atkins n'est pas un "escroc" ... mais il s'est adonné à tout le moins à un "window dressing" qui, selon mes critères, est largement excessif.
Je suis convaincu que les teneurs annoncées pour Brooks sont réelles mais je suis aussi convaincu que, sans énormes subventions publiques, ce projet ne sera pas viable.
Dans un premier temps, je pensais rester actionnaire "gratuit" pour profiter de la très grosse sous-évaluation, même au cours actuel, des sites d'extraction de charbon métallurgique. Mais, étant donné qu'aujourd'hui, beaucoup de chose restent nébuleuses, je n'ai aucune certitude qu'il y aura une étanchéité parfaite entre Brooks et les sites miniers rentables et je crains qu'une bonne part des cash flow dégagés ne servent à entretenir cet "éléphant blanc".
Je cesse donc le suivi de cette société.
Bravo pour votre plus-value.
Finalement, vous arrivez à la même conclusion que moi.
Néanmoins, je maintiens le qualificatif d'escrocs pour la famille Atkins, les deux frères ayant déjà trempé dans une affaire de fraude. Je pensais que vous l'auriez vu.
Heureusement que cela se finit bien pour vous !
Finalement, vous arrivez à la même conclusion que moi.
Néanmoins, je maintiens le qualificatif d'escrocs pour la famille Atkins, les deux frères ayant déjà trempé dans une affaire de fraude. Je pensais que vous l'auriez vu.
Heureusement que cela se finit bien pour vous !
- Godverdomme
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L'escroquerie, c'est quand on cache des informations dans le but de tromper. Dans le cas présent, les informations ne sont pas cachées : il suffit de lire 