Jacques Bogart (JBOG) : le pari d'OPR sur un parfumeur familial soldé à -25 % après six ans
Synthèse stratégique
Jacques Bogart devait combiner deux atouts : des marques de parfums et cosmétiques contrôlées en interne, puis un réseau de boutiques capable de diffuser ces marques. L'achat initial de 2019 à 7,80 EUR ajoutait un angle de capital : le concert familial détenait déjà 88 % du capital et une opération de retrait devenait envisageable avec la loi Pacte.
La suite a été moins favorable. Le Covid, l'intégration de Distriplus, Nocibé et Fann, la hausse des loyers, les salaires et les fermetures de magasins ont déplacé le dossier vers un problème d'exécution. Après six ans, la position est soldée à 4,66 EUR avec -25 % dividendes inclus.
Parcours de la thèse
Le dossier a d'abord semblé confirmer le scénario. Les rachats d'actions ont réduit le flottant, et le chiffre d'affaires a franchi 300 M EUR dès 2019. Mais les années 2020-2022 ont montré une fragilité plus profonde : les magasins physiques absorbent du capital, les marges restent instables et les dettes locatives redeviennent une variable de valorisation.
Le compte rendu d'AG 2022 décrit environ 400 points de vente et des magasins à recalibrer. La reprise des boutiques Nocibé, présentée comme un relais commercial, devient surtout un chantier de loyers, de fermetures et de rentabilité insuffisante.
En 2025, les résultats 2024 font tomber l'objectif à 9,45 EUR. L'activité recule, le résultat net repasse dans le rouge, les charges de restructuration continuent et le dividende reste financé par les réserves.
Thèse en 3 points
1. Contrôle familial. La famille Konckier contrôle déjà la société ; l'auto-contrôle atteint 6,63 % et le flottant réel 4,98 %, mais le calendrier d'une OPR reste décidé par le majoritaire.
2. Marques mieux valorisables. L'activité parfums et cosmétiques conserve plus d'intérêt que la distribution, car elle demande moins de magasins et peut mieux profiter du réseau européen.
3. Distribution fragile. Les boutiques en France, Belgique et Allemagne imposent loyers, stocks, salaires, restructurations et dettes locatives ; le minoritaire supporte cette lente remise en ordre.
Points de vigilance
L'OPR reste possible, mais elle n'est pas un catalyseur daté. Le risque principal vient du temps perdu, d'une offre peu généreuse, de nouvelles déceptions opérationnelles et d'un bilan moins confortable qu'au départ.
Les annonces 2026 autour de Pieper et d'une possible opération Marionnaud portée par David Konckier à titre personnel ajoutent de la complexité. Elles ne règlent pas le problème central : transformer un réseau de boutiques lourd en flux de trésorerie réguliers.
Conclusion
La vente des 130 actions à 4,66 EUR solde la position avec -25 % dividendes inclus. La thèse initiale reposait sur la relution du contrôle familial et une possible OPR ; six années sans offre, des résultats décevants, des restructurations récurrentes et un dividende tiré des réserves ont réduit la marge de sécurité. La discipline de sortie consiste ici à arrêter l'attente plutôt qu'à donner une valeur certaine à un retrait de cote sans calendrier.
Discussion communautaire à but informatif. Ne constitue pas un conseil en investissement.
Mots-clés : Jacques Bogart, JBOG, OPR, famille Konckier, parfumerie, cosmétiques, Nocibé, Marionnaud, rachat d'actions, flottant réduit
- Résumé daté du 14 juillet 2026 -
Jacques Bogart (JBOG) - ex Pépites PEA
Le niveau des rachats d’actions propres au mois de juin par Bogart est très élevé, en valeur absolue et en valeur relative par rapport aux volumes totaux constatés sur le titre.
Je me suis amusé à retracer les rachat d’actions depuis 18 mois et à les mettre en regard de l’ensemble des échanges sur le marché. Voici le résultat :
Avec 19 135 titres rachetés, le mois de juin se place sur la troisième marche du podium des achats en nombre de titres. Avec 53 % ( !!) de l’ensemble des volumes réalisés par l’entreprise elle-même, on est sur une médaille d’argent : BOGART avait fait mieux en décembre dernier en captant 56 % des échanges sur le marché.
En passant de données mensuelles à des données semestrielles, on voit clairement plusieurs tendances se dessiner :
1. Le flottant est en train de s’assécher et le nombre d’échanges constaté recule nettement. 204.000 titres ont changé de main au S1 2022 contre 473.000 un an plus tôt : une baisse de 57 % !
2. Le rythme des rachats d’actions propres, lui, ne faiblit pas, bien au contraire. Au premier semestre 2022 Bogart a racheté 73.000 titres, contre 57.000 sur le S1 2021 : une hausse de 29 %
3. Conséquence logique de ces deux mouvements : Bogart est un acteur qui a de plus en plus de poids sur les volume de son propres titre. Les rachat d’actions représentaient 12 % de l’ensemble des échanges au S1 2021, 24 % au S2 2021 et désormais 36 % au S1 2022.
J’ai entendu parler plusieurs fois d’une limite selon laquelle une société ne pourrait pas acheter ses propres actions pour une quotité supérieure à 25 % des échanges qui ont lieu sur le marché. Un forumeur avisé pourrait-il confirmer ou infirmer cette règle ? Quelles conséquences en cas de non-respect d’une telle règle ?
Si nous n’avons pas de spécialiste du règlement AMF ici, j’essaierai de fouiller de mon côté… même s’il est possible que l’attrait d’un petit bain de mer soit plus grand que celui du règlement AMF.
Bonne journée à tous,
Snowball
Voici ce que j'ai trouvé - paragraphe 1.3.2
https://www.amf-france.org/sites/defaul ... 017-04.pdf
Merci pour le suivi des rachats d'action et le compte rendu de l'AG.
Quelle est votre perspective sur l'opportunité de rentrer sur JBOG au cours actuel ? Le profil est séduisant mais j'ai peu d'expérience sur les retraits de côte avec si peu de flottant, à quel niveau de valorisation s'effectue-t-il généralement ?
Bonne journée,
Guillaume
Je suppose que l'échéance se rapproche de plus en plus.
Si je peux me permettre une suggestion: avoir le prix maxi payé chaque mois.
Pour les 25% à moins que cela ait changé ces dernières années, il s'agit seulement d'une recommandation de l'AMF et non d'une obligation. Donc l'entreprise peut racheter à tout va, ce n'est pas un soucis, voir c'est un avantage car cela peut faire grimper les cours (au prix d'une baisse de flottant donc d'un potentiel départ de certains fonds ou la non-arrivée d'un fond qui voudrait de la liquidité sur le titre).
Guillaume(Lyr1s) c'est toute la difficulté et le risque d'un tel titre. Soit l'entreprise est honnête et fair-play et elle propose un juste prix. Soit elle se contente d'une prime légère mais "usuelle" (à savoir environ 30% - en 2021 hors valeur extrême c'est le cas), soit elle tente un coup fourré sur un rachat moins cher. Il y a néanmoins une borne basse: le prix maxi payé lors des derniers rachats, s'ils sont suffisamment récents (d'où ma suggestion à Snowball)
Vous avez 1000 fois raison, le cours maxi auquel la société a acquis ses propres titres est un facteur important de l'équation. C'est bien entendu une donnée que je suis de près tous les mois. Je ne l'avais pas intégrée dans le tableau simplifié publié ici ce matin. Je répare cet oubli avec cette nouvelle version :
Vous le verrez : le prix maxi d'achat de ces derniers mois est à 12,67 €.
Au cours du moment, 9,60 € , cela nous donne une sécurité de l'ordre de 23 %.
@Lyr1s,
Personne n'est habilité ici a donner des conseils et je pense que personne ne s'y risquera.
Voilà ma vision du dossier. Elle est parfaitement subjective et n'engage que moi :
- Le flottant de Bogart est très faible. Le famille Konckier peut déclencher une OPRO a tout moment.
- Le rythme de rachat de titres ces deniers mois me semble indiquer que c'est l'issue la plus probable.
- Bogart sort de deux années très décevante au niveau économique pour cause de crise sanitaire. Chiffre d'affaires et résultats ont souffert. Le cours de bourse aussi. Maintenant que le COVID est mieux géré au niveau médical, on peut espérer la fin des confinements, et un allégement du télétravail. Cela devrait logiquement aider à la relance de l'activité pour les parfums et les cosmétiques. On a déjà des indications de cette tendance dans les chiffres du T1, chez Bogart et chez ses concurrents. Je mise donc sur un fort redressement des résultats en 2022 et au-delà. Le cours de bourse devrait logiquement suivre. La fenêtre de tir pour que les Konckier puissent sortir leur société de la bourse est assez courte. Il faudrait idéalement (pour eux) qu'il profitent de résultats décevants et d'un cours déprimé pour faire leur opération. Je m'attends donc à une opération très prochaine.
- Les Konckier ne passent pas pour les dirigeants d'entreprises cotées les plus généreux de la place*. Ils ont déjà tenté une OPRA en 2007. Fait rarissime, l'AMF avait autorisé l'offre publique mais refusé son côté obligatoire : il n'y avait donc pas eu d'OPRO. Pour les amateurs d'histoire, je joins cette décision de l'AMF. Et pour ceux qui iront jusqu'au bout, je précise qu'il y a eu un stock split, sinon, vous ne vous y retrouverez pas dans les valeurs mentionnées.
- Bogart est une machine à cash actuellement. Le titre est également très décoté par rapport aux comparables. Selon les méthodes que j'utilise, je trouve une juste valeur comprise entre 20 et 30 €. Nos hôtes se sont eux arrêtés sur la limite basse de mon estimation : 19,60 €. Va pour 20 € de valeur intrinsèque donc.
- Nous n'avons AUCUNE chance qu'une éventuelle offre reflète la juste valeur du titre, en nous offrant une prime supérieure à 100 %. En revanche, je mise sur une offre comprise entre 13 (12,67 € étant la limite basse car ils ont acheté à ce prix en 2022) et 15 € avant la fin de l'année.
Maintenant, à chacun de faire ses devoirs. Je connais beaucoup d'investisseurs qui refusent de rentrer sur ce dossier car ils jugent que la famille dirigeante est malhonnête et qu'ils craignent un coup tordu. C'est une position que je respecte... vous aurez compris que ce n'est pas la mienne.
Je suis ici dans la même position que sur Gaumont : j'attends de me faire exproprier. Le plus tôt sera le mieux. En termes de moralité, je n'ai pas de préférence entre les Konckier et les Seydoux.
Snowball
* vous n'imaginez pas le temps que j'ai pris pour tourner cette phrase de manière le plus élégante possible.
- Pièces jointes
-
- 207C0267.pdf
- (72.66 Kio) Téléchargé 47 fois
Il y a-t-il un moyen de refuser l'OPRO et de demander la revalorisation?Snowball a écrit : ↑11 juillet 2022, 15:12
- Les Konckier ne passent pas pour les dirigeants d'entreprises cotées les plus généreux de la place*. Ils ont déjà tenté une OPRA en 2007. Fait rarissime, l'AMF avait autorisé l'offre publique mais refusé son côté obligatoire : il n'y avait donc pas eu d'OPRO. Pour les amateurs d'histoire, je joins cette décision de l'AMF. Et pour ceux qui iront jusqu'au bout, je précise qu'il y a eu un stock split, sinon, vous ne vous y retrouverez pas dans les valeurs mentionnées.
- Bogart est une machine à cash actuellement. Le titre est également très décoté par rapport aux comparables. Selon les méthodes que j'utilise, je trouve une juste valeur comprise entre 20 et 30 €. Nos hôtes se sont eux arrêtés sur la limite basse de mon estimation : 19,60 €. Va pour 20 € de valeur intrinsèque donc.
- Nous n'avons AUCUNE chance qu'une éventuelle offre reflète la juste valeur du titre, en nous offrant une prime supérieure à 100 %. En revanche, je mise sur une offre comprise entre 13 (12,67 € étant la limite basse car ils ont acheté à ce prix en 2022) et 15 € avant la fin de l'année.
Maintenant, à chacun de faire ses devoirs. Je connais beaucoup d'investisseurs qui refusent de rentrer sur ce dossier car ils jugent que la famille dirigeante est malhonnête et qu'ils craignent un coup tordu. C'est une position que je respecte... vous aurez compris que ce n'est pas la mienne.
Je suis ici dans la même position que sur Gaumont : j'attends de me faire exproprier. Le plus tôt sera le mieux. En termes de moralité, je n'ai pas de préférence entre les Konckier et les Seydoux.
Snowball
* vous n'imaginez pas le temps que j'ai pris pour tourner cette phrase de manière le plus élégante possible.
Qu'est-ce qui se passe pour les actionnaires restants une fois que l'action est retirée du marché, svp?
Une OPRO signifie qu'il s'agit d'une opération de retrait de cote obligatoire (le dernier O de l'acronyme).
Si cette opération a lieu et qu'elle est validé par l'AMF alors vous ne pourrez rien faire.
A noter que pour déclencher une OPRO il faut 90% des droits de votes ET des titres (anciennement 95%).
Concrètement comment ça se passe: l'actionnaire majoritaire (ou le groupe d'actionnaire réunis par un pacte ) depose l'offre auprès de l'AMF.
Un expert "indépendant" mais ... payé par l'entreprise rend un avis (sans surprise généralement).
Ces dernières années l'AMF valide à peu près tout (et n'importe quoi, mais ce n'est que mon avis personel).
Parfois il y a un peu de grogne (cf Pascal Quiry et SMTPC, ou des fonds sur d'autres offres) ou alors une entourloupe (IGE + XAO avec une offre d'échange obligatoire en titre Siemens).
Un cas plus rare est lorsque l'actionnaire majoritaire n'a pas assez pour rendre ça obligatoire, et décide de delister l'entreprise.
Vous avez alors des titres non côté (que votre courtier n'a pas le choix de gérer dans votre PEA si vous en avez un, pas de soucis mais il faudra payer l'import sur les dividendes).
L'entreprise à alors bcp moins de contrainte légale en terme de communication (généralement ils se contentent de la liasse fiscale ou d'un rapport annuel). N'ayant pas ce genre de titre (j'ai une daubasses delistée en UK et une autre Daubasse délistée mais parce qu'elle a coulé) je ne peux pas vous en dire plus
Communiqué du 21/07/2022
- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
L'activité de Jacques Bogart progresse fortement au 2ème trimestre 2022.
Le chiffre d'affaires ressort en hausse de +43,2%, tiré par l'activité parfums et cosmétiques (+79,0%) et par l'élargissement du périmètre sur l'activité retail (+36,7%) avec pour rappel l'intégration de 38 magasins Nocibé en France et de 70 parfumeries de la chaîne Fann en Slovaquie. Il bénéficie également d'un effet de base favorable puisqu'il y avait encore des fermetures de magasins en France, Belgique et Allemagne au 1er semestre 2021.
À périmètre comparable et changes constants, l'activité progresse de 18,3% au 2ème trimestre et de 12,7% au 1er semestre (@AntonyP on est pas très loin des +14,4% d'Interparfums à change constant).
Malgré cette forte progression de l'activité, le discours est prudent en raison des tensions géopolitiques et inflationnistes qui pèsent sur la demande en France, en Belgique et en Allemagne. Le secteur fait également face à des difficultés d'approvisionnement.
L'intégration des nouveaux magasins en France va par ailleurs impacter l'EBITDA du 1er semestre. Le groupe anticipe néanmoins un fort rattrapage au 2ème semestre et un EBITDA 2022 en hausse par rapport à 2021.
Les résultats semestriels seront publiés le 29 septembre.
---
-
Julien Col.
- Expérience : 1634
- Messages : 190
- Inscription : 11/11/2019
Bogart a ainsi droit à un article (le premier depuis 10 mois) dans le numéro 2536 du 13/08/2022 et est centré sur ses résultats.
- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
Le rythme a ralenti mais les achats d'actions propres se sont poursuivis cet été asséchant toujours plus le flottant :
Juillet : 150 titres rachetés à un cours de 10,36 EUR / volumes = 21 533 titres -> 0,7% des volumes
Août : 2 306 titres rachetés à un cours compris entre 10,31 et 10,85 EUR / volumes = 29 144 -> 7,9% des volumes

Communiqué du 09/09/2022
Bogart publie ce soir ses résultats semestriels. Pas sûr qu’ils aident beaucoup à nous réconcilier avec la bourse en cette période compliquée ! Ils sont en effet bien décevants.
Derrière la croissance du CA de 29 % que nous connaissons depuis fin juillet, nous étions en droit d’attendre une amélioration des résultats à l'image de ce qui s'est produit sur Interparfums. Il n’en est malheureusement rien.
L’EBITDA progresse d’un tout petit 2,2 %. Ce sont les charges de personnel qui sont principalement en cause ici. Elles ont progressé de 39 % au S1 : plus vite que l’activité donc, nous privant ainsi du bénéfice de la hausse des ventes. Le communiqué justifie cette hausse « du fait de l’élargissement du périmètre et de l’indexation automatique des salaires, en particulier en Belgique ».
Hors salaires, les charges d’exploitation progressent de 27 %. Aucun levier opérationnel donc.
Les dotations aux amortissement (principalement les loyers : maudit IFRS 16), s’alourdissent de 19 %. On mesure ici le poids des nouveau magasins Nocibe en France.
Avec tout cela, les résultat opérationnel recule. C’était une perte de 2,9 M€ en 2021. La parte se creuse à 6,2 M€ en 2022.
Le groupe annonce une hausse de son EBITDA sur l’ensemble de 2022 par rapport à l’exercice 2021. Bogart rappelle que le S2 est traditionnellement beaucoup plus porteur que le S1 pour son activité et son bénéfice. Aucun chiffre n’est avancé. Le communiqué prend malgré tout le soin d’évoquer l’inflation sur les matière premières et le prix de l’énergie et la crainte sur la consommation discrétionnaire des ménages.
Au 30 juin, la dette nette, hors dettes locatives, se monte à 37,3 M€ pour 89,3 M€ de fonds propres. Le structure bilancielle reste solide quoiqu’en légère dégradation.
Le rapport financier est disponible sur le site du groupe. Je ne l’ai pas encore lu.
Monsieur Le Marché, qui est un peu à cran en ce moment, risque fort ne na pas apprécier la nouvelle. Avis de tempête sur le cours demain.
Le communiqué est joint.
Snowball
- Pièces jointes
-
- Bogart resultats S1 2022.pdf
- (164.55 Kio) Téléchargé 21 fois
- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
Merci Snowball. Quelques points complémentaires suite à notre lecture du rapport :
- l'activité Beauty Retail (distribution) souffre particulièrement avec un résultat opérationnel de -8,5 M EUR (marge opérationnelle de -7,1% contre -3,1% au 1er semestre 2021), notamment du fait de la hausse des charges de personnel.
On voit quand même que les acquisitions du groupe à l'étranger ont du mal à être digérées. En particulier, l'intégration de Distriplus et de ses 200 magasins en Belgique (qui pèsent 53% de l'activité Beauty Retail au 1er semestre) reste compliquée. L'EBITDA hors IFRS 16 est toujours négatif pour la Belgique (-1,7 M EUR), ainsi que pour l'Allemagne (-0,7 M EUR). Seuls la France et Israël contribuent positivement à l'activité de distribution avec un EBITDA hors IFRS 16 respectif de +0,1 M EUR et +1,1 M EUR.
On ne va pas se faire l'avocat de la famille Konckier, mais il faut dire que depuis l'acquisition de Distriplus fin 2018, l'activité Retail n'a pas été aidée par les restrictions liées à la crise sanitaire et maintenant par l’inflation et le risque de récession qui pèsent sur la consommation des ménages.
- l'activité Fragrance & Cosmétiques s'en sort beaucoup mieux avec un résultat opérationnel de +3,0 M EUR (+0,1 M EUR au 1er semestre 2021). Heureusement cette activité compense un peu les pertes sur l'activité de distribution.
- la société a racheté 73 690 actions au cours du 1er semestre 2022 (confirmation des chiffres de Snowball), ce qui porte le nombre de titres auto détenus à 941 423 (6,00% du capital) contre 867 733 au 31 décembre 2021 (5,53% du capital). Le rythme des rachats a nettement ralenti depuis fin juin avec seulement 2 456 titres achetés en juillet et août.
Objectif de cours
Pour rappel celui-ci est basé sur un multiple de chiffre d’affaires de comparables pour l’activité Fragrance & Cosmétiques et sur un multiple d’1x le chiffre d’affaires pour l’activité Distribution. Compte tenu de la hausse du chiffre d’affaires, notre objectif aurait mécaniquement progressé, mais au regard du contexte macro et du recul de la rentabilité sur ce 1er semestre, nous maintenons notre objectif de cours inchangé à 19,60 EUR.
- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
Les volumes sont faibles (1 436 titres), mais les rachats d'actions propres se sont poursuivis en septembre à un cours compris entre 10,00 et 10,79 EUR.
D'après nos calculs, Bogart a ainsi racheté 77 582 titres depuis le 1er janvier, ce qui porte l'auto-contrôle à 945 315 titres (6,03% du capital).

- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
Bogart a racheté 2 307 actions propres en octobre à un cours compris entre 9,24 EUR et 9,98 EUR. C'est un peu plus que le mois dernier.
Depuis le 1er janvier, ce sont 79 889 titres qui ont été rachetés ce qui porte l'auto contrôle à 947 622 titres, soit 6,05% du capital.
- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
Bogart publie ce soir son chiffre d'affaires au 30 septembre.
Il ressort en hausse de +11,5% à 69,6 M EUR sur 3 mois et de +21,7% sur 9 mois. La croissance s'est tassée au 3ème trimestre aussi bien pour l'activité Fragrances et Cosmetiques que pour l'activité Retail. L'activité Retail est même en recul de 6% à périmètre constant sur ce trimestre.
Le groupe se montre prudent pour les prochains mois dans le contexte actuel de forte inflation qui pourrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages. Il rappelle tout de même que le 4ème trimestre est habituellement un trimestre plus élevé en termes de revenus et de profitabilité.
Le chiffre d'affaires et l'EBITDA sont toujours attendus en hausse pour l'exercice en cours, sans plus de précisions.
Rdv le 2 février pour la publication du chiffre d'affaires annuel.
---

Communiqué du 22/11/2022
- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
Bogart a racheté 795 actions propres en novembre à un cours compris entre 9,18 EUR et 9,79 EUR. Ces volumes sont faibles et inférieurs à ceux des mois précédents, mais la volonté d'assécher le flottant semble toujours là.
À fin novembre, la société détient 948 417 actions propres (6,05% du capital).
- les daubasses
- Administrateur
- Expérience : 33613
- Messages : 5028
- Inscription : 26/10/2019
Bogart a publié son agenda financier 2023 :
Rendez-vous le 2 février pour savoir si la période des fêtes a été profitable à notre spécialiste des parfums et cosmétiques.
Cela aura des conséquences bien entendu sur les résultats 2022 même si le groupe confirme néanmoins la perspective d’une hausse de son chiffre d’affaires annuel 2022 sans toutefois atteindre son objectif d’EBITDA. Par ailleurs, on y apprend que sa filiale April France va lancer un PSE en réponse à la dégradation de la situation.
En conclusion les perspectives ne sont pas très bonnes en attendant d'en savoir plus avec le CA du T1.
-
Melanocetus
- Expérience : 171
- Messages : 21
- Inscription : 10/05/2022
Ma thèse étant la mise en œuvre prochaine d'un retrait de la cote par la famille Konckier, cette importante baisse du cours pourrait constituer une rare opportunité pour ramasser des actions à bon compte.
Le principal risque reste à mon sens une dépréciation massive des stocks qui pèsent lourd au bilan...
Il est fort possible que je sois en erreur, mais il est aussi possible que le cours soit bientôt plus bas et que la famille en profite pour faire une offre de rachat basse. Ils n'ont aucune raison d'être philanthrope.
J'ajoute que cette valeur selon les critères stockpedia est loin d'être au top. (critères que je ne vérifie pas)
EV to EBITDA. 8.71
net gearing : 201.97
operating margin : 0,39 %
Personnellement il me faudrai un cours très bas, soit sous 7 pour que je fasse une opération de trading.
L'avenir nous dira.