Jacques Bogart (JBOG) : le pari d'OPR sur un parfumeur familial soldé à -25 % après six ans
Synthèse stratégique
Jacques Bogart devait combiner deux atouts : des marques de parfums et cosmétiques contrôlées en interne, puis un réseau de boutiques capable de diffuser ces marques. L'achat initial de 2019 à 7,80 EUR ajoutait un angle de capital : le concert familial détenait déjà 88 % du capital et une opération de retrait devenait envisageable avec la loi Pacte.
La suite a été moins favorable. Le Covid, l'intégration de Distriplus, Nocibé et Fann, la hausse des loyers, les salaires et les fermetures de magasins ont déplacé le dossier vers un problème d'exécution. Après six ans, la position est soldée à 4,66 EUR avec -25 % dividendes inclus.
Parcours de la thèse
Le dossier a d'abord semblé confirmer le scénario. Les rachats d'actions ont réduit le flottant, et le chiffre d'affaires a franchi 300 M EUR dès 2019. Mais les années 2020-2022 ont montré une fragilité plus profonde : les magasins physiques absorbent du capital, les marges restent instables et les dettes locatives redeviennent une variable de valorisation.
Le compte rendu d'AG 2022 décrit environ 400 points de vente et des magasins à recalibrer. La reprise des boutiques Nocibé, présentée comme un relais commercial, devient surtout un chantier de loyers, de fermetures et de rentabilité insuffisante.
En 2025, les résultats 2024 font tomber l'objectif à 9,45 EUR. L'activité recule, le résultat net repasse dans le rouge, les charges de restructuration continuent et le dividende reste financé par les réserves.
Thèse en 3 points
1. Contrôle familial. La famille Konckier contrôle déjà la société ; l'auto-contrôle atteint 6,63 % et le flottant réel 4,98 %, mais le calendrier d'une OPR reste décidé par le majoritaire.
2. Marques mieux valorisables. L'activité parfums et cosmétiques conserve plus d'intérêt que la distribution, car elle demande moins de magasins et peut mieux profiter du réseau européen.
3. Distribution fragile. Les boutiques en France, Belgique et Allemagne imposent loyers, stocks, salaires, restructurations et dettes locatives ; le minoritaire supporte cette lente remise en ordre.
Points de vigilance
L'OPR reste possible, mais elle n'est pas un catalyseur daté. Le risque principal vient du temps perdu, d'une offre peu généreuse, de nouvelles déceptions opérationnelles et d'un bilan moins confortable qu'au départ.
Les annonces 2026 autour de Pieper et d'une possible opération Marionnaud portée par David Konckier à titre personnel ajoutent de la complexité. Elles ne règlent pas le problème central : transformer un réseau de boutiques lourd en flux de trésorerie réguliers.
Conclusion
La vente des 130 actions à 4,66 EUR solde la position avec -25 % dividendes inclus. La thèse initiale reposait sur la relution du contrôle familial et une possible OPR ; six années sans offre, des résultats décevants, des restructurations récurrentes et un dividende tiré des réserves ont réduit la marge de sécurité. La discipline de sortie consiste ici à arrêter l'attente plutôt qu'à donner une valeur certaine à un retrait de cote sans calendrier.
Discussion communautaire à but informatif. Ne constitue pas un conseil en investissement.
Mots-clés : Jacques Bogart, JBOG, OPR, famille Konckier, parfumerie, cosmétiques, Nocibé, Marionnaud, rachat d'actions, flottant réduit
- Résumé daté du 14 juillet 2026 -
Jacques Bogart (JBOG) - ex Pépites PEA
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Source : https://www.actusnews.com/documents_com ... r-2021.pdf
Bogart semble donc faire moins bien que le marché. Selon une étude de The NPD Group cité dans les Échos Mardi 2 février, les parfumeries ont vu leurs ventes plonger de 20 % en 2020. Les parfums ont mieux résisté (-15 %) que les cosmétiques (avec des baisses de 25 à 35 %). Le boom de plus de 50 % du e-commerce n’a pas suffi à enrayer l’effondrement des ventes en points de vente physiques.
Pour trouver une note positive on pourra lire la déclaration de David Konckier cité dans le communiqué :
Une tonalité franchement positive et une belle promesse si l’endettement du groupe recule significativement.Nous sommes restés concentrés sur notre modèle d’intégration verticale et sur la réduction de nos charges pour atteindre nos objectifs : un EBITDA positif sur l’exercice 2020, la réduction significative de notre endettement et l’amélioration de la situation nette du Groupe. C’est grâce à ce travail que nous pourrons profiter de la reprise attendue de nos marchés dès 2021, gagner à nouveaux des parts de marché et poursuivre notre politique d’acquisitions ciblées.
Les résultats seront publiés le 29 avril. J’ai peur qu’il ne faille pas attendre de miracle à cette date.
Snowball
- Pièces jointes
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- Bogart CA 2020.pdf
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Source : https://www.actusnews.com/documents_com ... s-2021.pdf
Pour un CA en repli de 26.3%* à 223.5 M€ l'EBITDA résiste et baisse de 15.2% à 36.9 M€. (*-27.6% à périmètre et changes constants...). A titre de comparaison, Interparfums est à -24%.
L'EBITDA tient grâce aux économies sur les charges externes (-32%) et au dispositif de chômage partiel, grands classiques de 2020.
14 points de vente fermés et 7 ouverts avec des loyers inférieurs.
Le ROC est davantage impacté à -48.3% (Interparfums -36%) et peine à atteindre les 9 M€. Il y a un effet de base défavorable sur 2019, une reprise de provision de 1.2 M€ seulement (sur le badwill de Distriplus + cession immeuble) vs 7 M€ en 2019.
Le RN reste positif à 2.3 M€ en baisse de 77%.
Après versement de dividendes et rachats d'actions, les capitaux propres PDG baissent à 99.2 M€ vs 100.9 M€.
La CAF est en baisse de 35 M€ vs 40 M€.
La décroissance offre sa purge de BFR qui décroit de 23.5 M€ contre une hausse de 9.2 M€ en 2019, ce qui permet de dégager 58 M€ de cash flows opérationnels contre 31 M€ en 2019.
Investissements stables à 3 M€ soit un free-cash-flow exceptionnel de 55 M€ (vs 25 M€).
Grâce à ce flux, l'endettement net de la société passe de 19 M€ à une trésorerie nette de 6 M€ en 2020.
Perspectives 2021 favorables du fait de l'effet de base + poursuite des actions de rentabilisation de Distriplus.
Groupe Bogart publiera son chiffre d'affaires du 1er trimestre le 17 mai 2021
Saxo https://urlz.fr/l9Hh
Bourso ETPL4810
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Merci bibike pour le suivi.
La société parvient à dégager un résultat opérationnel et un résultat net dans le vert, c'est plutôt une bonne surprise.
Nous notons tout de même l'impact positif de certains éléments exceptionnels dont une reprise de provision de 1,2 M EUR et un produit de cession de 7 M EUR (dont un gain de 4,3 M EUR) suite à la cession des murs de l'usine SFFP (à l'issue du contrat de crédit-bail conclu en 2010, Jacques Bogart a levé l'option d'achat de l'usine et l'a immédiatement cédée derrière).
La situation financière est en amélioration, c'est plutôt rassurant !
La dette s'établit à 104,7 M EUR (y-compris dettes locatives) au 31 décembre 2020 contre 148,2 M EUR un an plus tôt. Hors dettes locatives, le groupe repasse en situation de trésorerie nette positive à 6 M EUR contre une dette de 19 M EUR au 31 décembre 2019. L'évolution favorable du BFR (-23,5 M EUR) contribue largement à cette amélioration.
Objectif de cours
Avec la publication du rapport annuel, nous avons ajusté notre objectif de cours :
Nous valoriserons désormais séparément l'activité Marques Parfums / Cosmétiques et l'activité Boutiques en propre.
Pour l'activité Marques Parfums / Cosmétiques, nous retenons le multiple moyen de valorisation VE/CA des comparables (LVMH, Kering et Interparfums) auquel nous appliquons une décote de 60% pour tenir compte des différences en termes de notoriété, marge, liquidité du titre…
Ce ratio s'établit actuellement à 7,2x. Nous retenons donc un multiple de 2,9x.
Avec un chiffre d'affaires de l'activité à 36,0 M EUR, notre valorisation ressort à 36,0 x 2,9 = 104,4 M EUR
Pour l'activité Boutiques en propre, nous retenons un multiple de 1x le CA, ce qui est plus en phase avec les niveaux de valorisation du secteur.
Le chiffre d'affaires de l'activité étant de 187,5 M EUR, nous obtenons une valorisation de 187,5 M EUR.
Notre valorisation du groupe ressort donc à 104,4 + 187,5 + 6 (trésorerie nette) = 297,9 M EUR
Au 31 décembre 2020, le nombre d'action auto-contrôle déduit est de 14 947 281.
>> Notre nouvel objectif de cours sur la valeur ressort donc à 19,93 EUR.
C'est une baisse de 20,3% par rapport à notre objectif précédent (25,03 EUR).
Perspectives
Malgré un contexte très difficile pour les activités du groupe, le discours des dirigeants reste résolument optimiste.
Au niveau des marques, ce ne sont pas moins de 800 nouveaux produits qui pourraient être lancés cette année. Le développement devrait par ailleurs se poursuivre au niveau des boutiques en propre avec l'ouverture de 6 nouveaux points de vente à Dubai. Le groupe annonce également le lancement d'un site de e-commerce en Allemagne et se dit toujours ouvert à des opportunités de croissance.
On continue d'aller de l'avant malgré des vents défavorables ! C'est ce que nous apprécions dans la gestion de ce groupe. On espère bien sûr que la situation sanitaire va vite s'améliorer et que les résultats retrouveront bientôt le chemin d'une "vraie" rentabilité.
Nous notons pour finir que le dividende de 0,23 EUR est reconduit (rendement de 2,1%).
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Julien Col.
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Jacques Bogart annonce avoir déposé une offre ferme de reprise d'une partie des actifs de la chaine Nocibé (41 fonds de commerce).
Ce qui passerait de 30 points de vente à 71 en France.
Montant confidentiel
PJ : Bonne journée
bino
Bonjour à tous,
L'entreprise a racheté 14 862 de ses actions pour 143 738,81 € entre le 02/03 et le 13/04, soit un PRU de 9,67 €.
Le genre de signal qu'on apprécie ici
A+
Ravana
Source
Faisant suite au dernier message de Ravana et au fil de discussion mis en lien (merci!), je comprends qu'un passage à 90% de contrôle par la famille dirigeante s'avère de plus en plus plausible. David Konckier et Régine Konckier possèdent respectivement 57.12% et 30.9% des parts de la société, ce qui correspond à un total de 88.02% . Ceci dans un contexte où les déclarations des transactions propres sur actions propres, c'est-à-dire de la famille Konckier continuent mois après mois à un rythme relativement stable et régulier. Selon mes calculs et les informations précédemment postées ici, la famille Konckier a acheté 39'395 actions entre le 7 janvier et le 13 avril 2021, ce qui représente 0.25% du nombre total d'actions disponibles (15'675'021).
Avec l'approche du seul des 90%, peut-on s'attendre à ce que la politique de "petits achats" réguliers de la famille Konckier laisse place, à un moment donné, à un achat important afin de dépasser ce seuil des 90% (si oui, y a-t-il des moyens d'estimer ce moment? la famille Konckier possède-t-elle les fonds nécessaires à un tel achat) ? Dans ce contexte, je comprends qu'un dépassement de 90% des actions par la famille Konckier pourrait déboucher sur un OPR (est-ce obligatoirement le cas ?), de manière similaire à ce qui est arrivé par exemple avec Tessi . Cette OPR signifierait un achat des actions possédées par d'autres investisseurs avec un plus-value par rapport au cours actuel (y a-t-il une règle par rapport à cela ? quelles seraient les attentes vraisemblables en termes de cours?) ; est-ce correct ?
Si j'ai bien compris la source que j'ai lu. Si l'actionnaire détient directement ou indirectement, seul ou de concert plus de la moitié de la société et que sa participation au capital augmente de plus de 1% en moins d'un an. Il devrait avoir une OPAS obligatoire.
Source: la bourse pour les nuls
Pas mal d'éléments sur la file de PSB et Dior, voir Gaumont...
Google est également notre ami ici et là. Wiki aussi.
Pour résumer :
Pas trop moyen de savoir si ça va arriver ni quand, seuls des signaux forts ou faibles peuvent nous amener à y penser.
Si on pouvait savoir à l'avance... C'est un peu comme prédire un cours de bourse ou connaître le résultat du match avant les autres
L'évaluation est celle d'un "expert indépendant"... choisi par l'entreprise il me semble et donc qui va rarement à l'encontre du tarif imaginé par le majoritaire.
Pas d'obligation au retrait de la cote mais une obligation de préciser lors de l'offre publique d'achat si elle sera suivie d'un retrait obligatoire ou non.
Le seuil était à 95%, il est maintenant de 90% depuis la loi Pacte.
Enfin de mémoire dans son bouquin "Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse" P.Lynch explique qu'à chaque fois qu'il a investit en pariant sur une opération sur titres ça ne s'est jamais produit (ou une seule fois).
Bref, le retrait ne peut être considéré de mon point vue que comme la cerise sur le gâteau et non comme l'élément principal d'un investissement. On peut sinon attendre longtemps, ou toujours...
A+
Ravana
Si j'ai bien compris les articles de la règlementation générale de l'AMF quoté ci-dessous, c'est non ; par contre, vous pourriez demander à l'AMF de requérir du ou des actionnaires majoritaires le dépôt d'un projet d'offre publique de retrait dès qu'il(s) détient au moins 90 % du capital ou des droits de vote.Oblomov a écrit : ↑13 juin 2021, 15:47Bonjour,
Si j'ai bien compris la source que j'ai lu. Si l'actionnaire détient directement ou indirectement, seul ou de concert plus de la moitié de la société et que sa participation au capital augmente de plus de 1% en moins d'un an. Il devrait avoir une OPAS obligatoire.
Source: la bourse pour les nuls
Chapitre VI - Offres publiques de retrait
Article 236-1
Lorsque le ou les actionnaires majoritaires détiennent de concert, au sens de l'article L. 233-10 du code de commerce, au moins 90 % du capital ou des droits de vote d'une société dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé d'un État membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen, y compris la France, ou ont cessé de l'être, le détenteur de titres conférant des droits de vote n'appartenant pas au groupe majoritaire peut demander à l'AMF de requérir du ou des actionnaires majoritaires le dépôt d'un projet d'offre publique de retrait.
Après avoir procédé aux vérifications nécessaires, l'AMF se prononce sur la demande qui lui est présentée au vu notamment des conditions prévalant sur le marché des titres concernés et des éléments d'information apportés par le demandeur.
Si elle déclare la demande recevable, l'AMF la notifie à l'actionnaire ou aux actionnaires majoritaires alors tenus de déposer, dans un délai fixé par l'AMF, un projet d'offre publique de retrait libellé à des conditions telles qu'il puisse être déclaré conforme.
Article 236-2
Lorsque le ou les actionnaires majoritaires détiennent de concert, au sens de l'article L. 233-10 du code de commerce, au moins 90 % du capital ou des droits de vote d'une société dont les certificats d'investissement et, le cas échéant, les certificats de droits de vote sont admis aux négociations sur un marché réglementé d'un État membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen, y compris la France, ou ont cessé de l'être, le détenteur de certificats d'investissement ou de certificats de droits de vote n'appartenant pas au groupe majoritaire peut demander à l'AMF de requérir du ou des actionnaires majoritaires le dépôt d'un projet d'offre publique de retrait visant ces titres.
Après avoir procédé aux vérifications nécessaires, l'AMF se prononce sur la demande qui lui est présentée au vu notamment des conditions prévalant sur le marché des titres concernés et des éléments d'information apportés par le demandeur.
Si elle déclare la demande recevable, l'AMF la notifie à l'actionnaire ou aux actionnaires majoritaires alors tenus de déposer, dans un délai fixé par l'AMF, un projet d'offre publique de retrait libellé à des conditions telles qu'il puisse être déclaré conforme.
Article 236-3
Le ou les actionnaires majoritaires qui détiennent de concert au sens de l'article L. 233-10 du code de commerce au moins 90 % du capital ou des droits de vote d'une société dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé d'un État membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen, y compris la France, ou ont cessé de l'être, peuvent déposer auprès de l'AMF un projet d'offre publique de retrait visant les titres de capital ou de droits de vote ou donnant accès au capital non détenus par eux.
Article 236-4
Le ou les actionnaires majoritaires qui détiennent de concert au sens de l'article L. 233-10 du code de commerce au moins 90 % du capital ou des droits de vote d'une société dont les certificats d'investissement et, le cas échéant, les certificats de droits de vote sont admis aux négociations sur un marché réglementé d'un État membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen, y compris la France, ou ont cessé de l'être, peuvent déposer auprès de l'AMF un projet d'offre publique de retrait visant ces titres.
Or JBOG fait partie du compartiment C d'Euronext et non d'Euronext growth.
Pour les autres compartiments, le seuil déclencheur d'une OPA se situe entre 30 et 50% (toujours dans l'hypothèse d'une augmentation de la participation au capital de plus de 1% par an).
JBOG n'est donc dans aucune de ces situations.
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Après Herige et NRJ, c'est au tour de Jacques Bogart de faire un point sur son activité semestrielle.
Le niveau d’activité bénéficie ici aussi d'un effet de base favorable ce qui permet à Jacques Bogart d'enregistrer une progression de son chiffre d'affaires de +30,7% sur le 2ème trimestre et de +7,7% à l'issue du 1er semestre 2021 à 102,2 M EUR (+7,4% à périmètre et change constant). On n'oublie pas néanmoins que l'activité reculait de 31,4% au 1er semestre 2020. On est donc encore loin du niveau d'activité de 2019 (138,9 M EUR), mais les choses s'améliorent progressivement.
Le groupe confirme par ailleurs ses objectifs de croissance significative du chiffre d'affaires et de l'EBITDA en 2021.
Les lancements de nouveaux produits se poursuivent à bon train ce qui devrait soutenir l'activité dans les prochains mois. Les actifs de Nocibé sur lesquels Jacques Bogart a fait une offre au mois de mai, devraient être intégrés en octobre 2021.
Le groupe a également revu son organisation avec la nomination de deux directeurs, l'un en charge de l'activité Retail et l'autre en charge du réseau de parfumerie April en Europe.
On attend désormais les résultats semestriels qui seront publiés le 30 septembre.
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Lien pour télécharger le communiqué :
Jacques Bogart - Chiffre d'affaires du 2ème trimestre 2021
- les daubasses
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En reprenant une quarantaine de parfumeries Nocibé, le groupe familial va doubler son réseau en France. Nicolas Dewitte, DG adjoint, nous détaille sa stratégie pour assurer la pérennité du retail physique.
(...)
Nicolas Dewitte - À partir des années 2000, avec l’émergence de l’e-commerce et des vagues de concentration, la rentabilité des parfumeries physiques a baissé progressivement. Les indépendants ont souffert et ont vendu leurs magasins. La distribution s’est concentrée avec l’émergence des réseaux appartenant à de grands groupes : Sephora, Marionnaud, Nocibé. En parallèle, il y a aussi eu une concentration des marques autour de multinationales : L’Oréal, LVMH ou Coty, qui ont fait beaucoup d’acquisitions. Face à ces géants, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait moins de place pour nos produits en rayon des parfumeries. Nous avons donc décidé de nous orienter vers une stratégie de fabricant retailer qui, en offrant à nos marques une meilleure visibilité et donc un gain de parts de marché, permettait de réinventer le business model de la parfumerie sélective.
Pourquoi avoir choisi de commencer par l’étranger ?
N. D. - Historiquement, le groupe est tourné vers l’international. Quand Jacques et Régine Konckier ont créé Jacques Bogart en 1975, le marché français de la parfumerie était déjà bien occupé par les plus grandes marques comme Dior, Chanel, Saint Laurent, etc. Ils ont donc décidé de proposer leurs fragrances à l’export, ce qui se faisait peu à l’époque. Ils sont notamment allés en Amérique du Sud ou au Moyen-Orient, et ce fut un grand succès. Le parfum masculin One Man Show, lancé en 1981, faisait partie des meilleures ventes mondiales dans les années 1980-1990, et nous en vendons toujours plus de 1 million d’unités par an.
Aujourd’hui, nos marques comme Ted Lapidus, Carven, Méthode Jeanne Piaubert ou Stendhal sont commercialisées dans 90 pays. De fait, quand l’opportunité s’est présentée de racheter April, la seule chaîne sélective de parfumerie israélienne, nous l’avons saisie. À ce moment-là, nous n’étions pas sûrs que notre modèle d’intégration verticale fonctionnerait. Nous l’avons testé discrètement dans un premier temps.
Quelle est votre stratégie en retail ?
N. D. - Celle d’un parfumeur retailer indépendant. Nous pensons qu’un retailer sélectif doit s’appuyer sur une stratégie industrielle pour assurer sa pérennité et proposer à ses clients un rythme d’innovations important. Par conséquent, en réalisant une part significative de nos ventes avec nos marques propres, que nous fabriquons dans nos usines en France, nos boutiques peuvent être rentables. Et c’est ce qui s’est passé grâce à un conseil de qualité. Nous ne formons pas nos conseillères à la vente mais à nos innovations, à l’histoire de nos produits, comment ils sont fabriqués, leurs actifs… Les clients sont prêts à essayer des marques différentes si elles correspondent à leurs besoins. Forts de cette première expérience, nous avons décidé de poursuivre dans cette voie. Là encore, une opportunité s’est présentée et nous avons racheté des parfumeries dans le sud de la France.
En 2018 et 2019,vous avez fait de grosses acquisitions en Allemagne et en Belgique. Avez-vous appliqué le même modèle ?
N. D. - Oui, nous avions pris confiance. L’acquisition de Distriplus, leader sur le marché belge avec Planet Parfum et les drugstores Di !, a été un gros challenge car nous avons doublé de taille, à la fois par le nombre de salariés que par celui de points de vente. Aujourd’hui, nous sommes en train de réussir notre pari en Belgique. L’entreprise était en difficulté quand nous l’avons rachetée. Nous avons redressé la situation et préservé 900 emplois.
Qu’attendez-vous maintenant du rachat des 41 parfumeries Nocibé ?
N. D. - Déjà, nous sommes heureux que notre projet ait obtenu l’adhésion de Nocibé. Et par la même occasion, nous sommes fiers de pouvoir sauver 230 emplois et 41 parfumeries, des commerces de proximité qui devaient fermer. Par cette acquisition, nous allons étendre notre réseau dans de nouvelles villes où nous n’étions pas présents, à Paris et en province. Nous allons ainsi avoir un maillage assez significatif du territoire. C’est à nouveau un défi car nous doublons de taille sur le marché français, mais notre expérience a montré que nous pouvions le relever. Sous réserve de l’obtention des accords des autorités réglementaires, les magasins devraient passer sous enseigne April au 1er octobre. Nous voulons être prêts pour le Black Friday et Noël.
Outre la France, avez-vous d’autres projets ?
N. D. - Oui, d’abord, nous avons un projet digital ambitieux. Nous allons mettre en ligne en septembre une plate-forme e-commerce commune. Nous venons aussi de mettre en place une structure européenne commune d’achats pour superviser l’ensemble de notre activité. Avec bientôt près de 400 parfumeries, nous voulons peser sur l’échiquier européen. Enfin, nous allons poursuivre notre expansion internationale, notamment aux Émirats arabes unis. Nous avons ouvert une première parfumerie à Dubaï en mai dernier. Nous allons en ouvrir six autres d’ici à la fin de l’année.
Source : Interview de Nicolas Dewitte (Directeur général adjoint - Groupe Bogart) : "Le groupe Bogart veut peser sur l'échiquier européen de la parfumerie" | LSA
Reportage Europe 1
A+
Ravana
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Julien Col.
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Dans son communiqué, le groupe revient sur les difficultés liées à la pandémie et à la fermeture de ses magasins. D'où un résultat opérationnel en baisse par rapport à 2020.
Points positifs : 1) Le lancement d'une nouvelle gamme de produits au S2 2021
2) Le lancement le 01/11/2021 d'une nouvelle plateforme de e-commerce européenne "orientée sur l'expérience client" (sic) et d'un nouveau site de e-commerce en Allemagne au 01/03/2022.
3) un S2 plus favorable à l'activité ( à voir comment cela se traduira dans les chiffres).
En bonus, la société annonce avoir remboursé 16,3 M€ d'emprunts (13M€ de dette locative et 3,3M€ d'emprunts) ce qui porte ses dettes financières à 78,1M€ au 30/06/2021.
Source: https://www.actusnews.com/documents_com ... 1_vdef.pdf
Je me trompe peut-être mais le résultat opérationnel ne passe-t-il pas de -4,8 à -2,9 ? Toujours dans le rouge mais un peu moins vif, non ?Julien Col. a écrit : ↑28 septembre 2021, 18:47D'où un résultat opérationnel en baisse par rapport à 2020.
(A noter la publication également du rapport financier.)
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Julien Col.
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Exact. Merci RavanaRavana a écrit : ↑28 septembre 2021, 18:58Je me trompe peut-être mais le résultat opérationnel ne passe-t-il pas de -4,8 à -2,9 ? Toujours dans le rouge mais un peu moins vif, non ?Julien Col. a écrit : ↑28 septembre 2021, 18:47D'où un résultat opérationnel en baisse par rapport à 2020.
(A noter la publication également du rapport financier.)
- les daubasses
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C'est un bon résumé de cette publication. Le résultat opérationnel s'améliore légèrement à -4,8 M EUR (+1,9 M EUR). On note qu'il inclut une charge non courante de 1,3 M EUR liée à une réorganisation des magasins en Belgique en début d'année. Ça aurait donc été un peu mieux en dehors de cet élément exceptionnel, mais on est encore loin du niveau du S1 2019 (+5,9 M EUR).Ravana a écrit :Toujours dans le rouge mais un peu moins vif, non ?
On sait que la saisonnalité est forte pour le groupe avec une activité soutenue lors des fêtes de fin d'année. Au S2 2020, le résultat opérationnel était ressorti à +13,9 M EUR. Hors événement imprévisible, on peut donc s'attendre à un résultat opérationnel dans le vert pour l'ensemble de l'exercice.
Du côté du bilan, pas de quoi sauter au plafond non plus. Les capitaux propres reculent de 4,9 M EUR (-5,0%) à 94,3 M EUR (dont 4,7 M EUR attribuable à la perte comptable et 0,6 M EUR au rachat d'actions propres). La dette nette ressort à 27 M EUR, en hausse de 33 M EUR par rapport au 31.12.2020 (effet BFR de +25 M EUR), mais en recul par rapport à la même date l'an dernier (-18,7 M EUR). En incluant les dettes locatives, elle se monte à 141 M EUR. Là aussi, ça se dégrade par rapport au 31.12.2020 (105 M EUR), mais c'est mieux qu'au S1 2020 (167 M EUR).
L'activité Boutiques a continué d'être impacté au 1er semestre avec des fermetures en Allemagne, Belgique, France et Israël. Espérons qu'avec un retour progressif à la normal, le deuxième semestre sera plus favorable.
Comme au 1er semestre 2020 et compte tenu de la forte saisonnalité de l'activité, nous maintenons notre objectif de cours inchangé (19,90 EUR).
- les daubasses
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Résumé de l'article :
- Le groupe français Bogart (Planet Parfum, Di) a décidé de rassembler toutes ses enseignes sous une seule bannière et de les rebaptiser April.
- Ce changement s'accompagne d'une réorientation stratégique visant à se rapprocher des clientes en ouvrant de nouveaux magasins, en élargissant l'assortiment et en privilégiant un modèle omnicanal.
- En ces temps de crise sanitaire, les achats de produits cosmétiques et de parfums ont reculé dans l'ordre de priorité des consommateurs.
- Mais les ventes redémarrent, poussant le groupe à créer un nouvel écosystème privilégiant la proximité.
Après les résultats semestriels, le groupe annonce avoir finalisé hier le rachat de 38 magasins Nocibe. Le deal, dans le tuyaux depuis le mois de mai, attendait le feu de la part des autorités de la concurrence. Le timing est excellent. Nous sommes (pour l'instant ?) sortis des restrictions sanitaires, et la période de Noël, essentielle pour le secteur de la parfumerie, arrive bientôt.
Le communiqué de presse joint revient aussi sur le choix d'April comme marque unique pour son réseau de distribution. Enfin Groupe Bogart devient Bogart (mais où vont-ils chercher des idées aussi originales ?) avec une nouvelle identité visuelle.
Snowball
- Pièces jointes
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- Bogart finalisation deal Nocibe.pdf
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