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Le retour de l'inflation ?
Quelques signaux indiquent que l'inflation pourrait être de retour :
- Les quantités de monnaie "imprimées"
- La hausse du prix de nombreuses matières premières (pétrole, fer, fruits, céréales... si un pilote de pirogue passe par là il peut me corriger bien sur)
- La hausse de l'immobilier (qui compte très peu dans le calcul de l'inflation)
- La hausse de l'or
- La hausse du bitcoin
- De plus en plus de prédicateurs nous parlent d'inflation
- L'inflation est un phénomène avec une grosse inertie. Il faut compter plusieurs années entre le lancement de la planche à billet et les conséquences sur les prix et l'économie (cf l'Allemagne dans les années 20) d'où le peu d'effets visibles pour le moment
Vous y croyez ?
Vous êtes dubitatifs ?
Et y a-t-il quelque chose à changer dans notre manière d'investir pour s'en protéger ? pour en profiter ?
- Les quantités de monnaie "imprimées"
- La hausse du prix de nombreuses matières premières (pétrole, fer, fruits, céréales... si un pilote de pirogue passe par là il peut me corriger bien sur)
- La hausse de l'immobilier (qui compte très peu dans le calcul de l'inflation)
- La hausse de l'or
- La hausse du bitcoin
- De plus en plus de prédicateurs nous parlent d'inflation
- L'inflation est un phénomène avec une grosse inertie. Il faut compter plusieurs années entre le lancement de la planche à billet et les conséquences sur les prix et l'économie (cf l'Allemagne dans les années 20) d'où le peu d'effets visibles pour le moment
Vous y croyez ?
Vous êtes dubitatifs ?
Et y a-t-il quelque chose à changer dans notre manière d'investir pour s'en protéger ? pour en profiter ?
- les daubasses
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Ne pas détenir trop de cash.RomainP a écrit :
Et y a-t-il quelque chose à changer dans notre manière d'investir pour s'en protéger ? pour en profiter ?
Dans l'idéal, posséder des actifs productifs. Par exemple des parts d'entreprise comme les actions.
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --
Je suis dubitatif. En un seul mot.
Ce qui ne veut pas dire que je pense qu'il n'y aura pas d'inflation. Je doute juste que l'on puisse prédire cela.
Les prédicateurs, je ne les écoute pas.
L'impression de monnaie: elle est déjà conséquente depuis une dizaine d'année en UE (quantitative easing) sans effet il me semble.
Les salaires n'augmentent pas vite.
Nos sociétés ont peu de croissance.
Les taux d'intérêts sont bas.
NB: Je ne comprends pas la subtilité de tous ces mécanismes qui interagissent et j'en oublie un paquet, donc mes arguments sont peut-être totalement idiots, c'est possible.
Je ne change rien dans mes habitudes et mes investissements.
Ce qui ne veut pas dire que je pense qu'il n'y aura pas d'inflation. Je doute juste que l'on puisse prédire cela.
Les prédicateurs, je ne les écoute pas.
L'impression de monnaie: elle est déjà conséquente depuis une dizaine d'année en UE (quantitative easing) sans effet il me semble.
Les salaires n'augmentent pas vite.
Nos sociétés ont peu de croissance.
Les taux d'intérêts sont bas.
NB: Je ne comprends pas la subtilité de tous ces mécanismes qui interagissent et j'en oublie un paquet, donc mes arguments sont peut-être totalement idiots, c'est possible.
Je ne change rien dans mes habitudes et mes investissements.
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mmorganpuren
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MV = PQ, avec M la masse monétaire qui a explosé, V la vitesse de circulation monétaire qui a baissé mais à priori moins que n'a augmenté M (les fameux "stimulus checks" ont surtout maintenu le pouvoir d'achat des CSP-, or c'est eux qui ont une propension marginale à consommer plus forte).
Donc MV a probablement bien augmenté.
De l'autre côté, Q la quantité de biens et services a chuté du fait des confinements.
Donc oui logiquement l'inflation de P devrait être soutenue, il me semble.
Sans compter que les indices de prix à la consommation sont "revus" régulièrement avec des hypothèses fortes qui minimisent l'inflation réelle (ex : "l'effet qualité").
Et sans compter que la dynamique de mondialisation (qui amortissait l'inflation des pays néo-keynésiens) semble freiner, avec un début de régionalisation des chaînes de production.
J'ai l'impression que ça commence à faire beaucoup.
On verra.
Donc MV a probablement bien augmenté.
De l'autre côté, Q la quantité de biens et services a chuté du fait des confinements.
Donc oui logiquement l'inflation de P devrait être soutenue, il me semble.
Sans compter que les indices de prix à la consommation sont "revus" régulièrement avec des hypothèses fortes qui minimisent l'inflation réelle (ex : "l'effet qualité").
Et sans compter que la dynamique de mondialisation (qui amortissait l'inflation des pays néo-keynésiens) semble freiner, avec un début de régionalisation des chaînes de production.
J'ai l'impression que ça commence à faire beaucoup.
On verra.
JOMO-sapiens
C'est un sujet très compliqué. La planche à billets a déjà fonctionné à plein après la crise de 2008 et l'inflation n'est pas revenue. La faible vitesse de circulation de la monnaie semble justifier l'absence d'inflation. Mais le prix des actifs a bien grimpé. Plus récemment, l'"helicopter money" est entré dans la danse. On verra si cela a un impact sur le niveau d'inflation.
Pour que l'inflation revienne il faut, me semble t-il, que les salaires progressent. Avec la pandémie et des taux de chômage (certes en partie partiel) records, pas sûr que les salaires entrent dans la danse. Et les facteurs déflationnistes sont puissants. Par exemple, le vieillissement de la population ou la robotisation de l'industrie et des services.
Bref, je ne sais pas si l'inflation va revenir. Par contre, j'aime bien l'image de l'inflation / dentifrice : une fois sorti de son tube c'est difficile de l'y remettre... La solution dans ce cas c'est de remonter les taux d'intérêts. Mais cela a un impact direct sur l'économie et les marchés boursiers.
Comment se protéger de l'inflation ?
Pour ma part, j'ai 5% de mon patrimoine en or et argent physique. Je pense ne plus ajuster la quantité, donc le % va varier. C'est une "assurance" acquise à bon prix (2007 - 2008) qui me protègera en cas de scénario extrême (forte inflation ou forte déflation). On dit souvent que les actifs tangibles résistent bien à l'inflation. Encore ne faut-il pas les surpayer. Un bien immobilier acheté en haut de cycle fera-t-il le travail ? Pas sûr...
Beaucoup dépendra de la réaction des banques centrales en cas d'inflation. Si elles veulent lutter et remontent fortement les taux d'intérêts que va faire le marché immobilier ? Que vont faire les chasseurs de dividendes si le livret A sert 10% ? Si les le SICAV monétaires redeviennent attractives ? Dans ce scénario, le cash pourrait ne pas être un si mauvais choix.
Un autre option pour celui qui pense que son salaire suivra l'inflation pourrait être de s'endetter à faible taux.
C'est compliqué de prévoir ce qui peut se passer du coté de l'inflation et compliqué de se protéger. Je n'ai pas l'impression que nous soyons préparés car nous n'y sommes plus habitués. Le dernier épisode d'inflation (supérieure à 10%) en France date des années 80.
Pour livrer mon sentiment, je ne crois pas vraiment à un retour de l'inflation mais, au pire, avec mon assurance en or, quelques minières et des Daubasses pleines d'actifs, j'ai l'impression que cela devrait me permettre d'éviter d'être emporté par la vague. On se rassure comme on peut...
Pour que l'inflation revienne il faut, me semble t-il, que les salaires progressent. Avec la pandémie et des taux de chômage (certes en partie partiel) records, pas sûr que les salaires entrent dans la danse. Et les facteurs déflationnistes sont puissants. Par exemple, le vieillissement de la population ou la robotisation de l'industrie et des services.
Bref, je ne sais pas si l'inflation va revenir. Par contre, j'aime bien l'image de l'inflation / dentifrice : une fois sorti de son tube c'est difficile de l'y remettre... La solution dans ce cas c'est de remonter les taux d'intérêts. Mais cela a un impact direct sur l'économie et les marchés boursiers.
Comment se protéger de l'inflation ?
Pour ma part, j'ai 5% de mon patrimoine en or et argent physique. Je pense ne plus ajuster la quantité, donc le % va varier. C'est une "assurance" acquise à bon prix (2007 - 2008) qui me protègera en cas de scénario extrême (forte inflation ou forte déflation). On dit souvent que les actifs tangibles résistent bien à l'inflation. Encore ne faut-il pas les surpayer. Un bien immobilier acheté en haut de cycle fera-t-il le travail ? Pas sûr...
Beaucoup dépendra de la réaction des banques centrales en cas d'inflation. Si elles veulent lutter et remontent fortement les taux d'intérêts que va faire le marché immobilier ? Que vont faire les chasseurs de dividendes si le livret A sert 10% ? Si les le SICAV monétaires redeviennent attractives ? Dans ce scénario, le cash pourrait ne pas être un si mauvais choix.
Un autre option pour celui qui pense que son salaire suivra l'inflation pourrait être de s'endetter à faible taux.
C'est compliqué de prévoir ce qui peut se passer du coté de l'inflation et compliqué de se protéger. Je n'ai pas l'impression que nous soyons préparés car nous n'y sommes plus habitués. Le dernier épisode d'inflation (supérieure à 10%) en France date des années 80.
Pour livrer mon sentiment, je ne crois pas vraiment à un retour de l'inflation mais, au pire, avec mon assurance en or, quelques minières et des Daubasses pleines d'actifs, j'ai l'impression que cela devrait me permettre d'éviter d'être emporté par la vague. On se rassure comme on peut...
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climatisor
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Sujet intéressant qui peut avoir de lourdes conséquences sur un portefeuille. Perso, je plussoie Okavongo, il me semble que sans augmentation des salaires l'inflation ne peut pas aller bien loin. Mais c'est vrai que depuis un an il y a un léger changement. Depuis 2008 on avait une inflation sur les produits financiers, les actifs donc les actions, les obligations, l'immobilier, les crypto etc.. Depuis un an, il y a toujours cet inflation sur les actifs mais on voit aussi apparaître de l'inflation sur le cuivre, le fer, les semi conducteurs, le bois, le plâtre etc.. C'est assez nouveau. Donc à mon avis, ce vieux paradigme de contenir les salaires pour contenir l'inflation atteint peut être ses limites, comme on dit on peut imprimer des billets mais pas des matières premières. Des matières premières l'inflation pourrait remonter et atteindre tous les secteurs.
J'ai lu le livre de Ray Dalio, "the changing world order" que j'ai trouvé intéressant. Il montre qu'en période d'inflation, voire d'hyper inflation, les actions performent assez mal dans l'ensemble mais avec de fortes disparités. L'or protège plutôt bien, les matières premières en général aussi. En général il vaut quand même mieux mettre son argent dans un autre pays qui n'est pas touché par l'inflation, mais aujourd'hui tous les pays être me semblent être dans le même bateau, a part peut être la Chine et la Russie qui conservent une politique monétaire un peu plus conservatrice.
Mais enfin en achetant des Daubasses, on est quand même bien protégé je pense, le pire en cas d'inflation restant le cash, qui perd sa valeur très rapidement. A titre d'exemple un billet de 20 francs de 1914 vaudrait aujourd'hui 3.5 centimes d'euro alors que les mêmes 20 francs en or de 1914 valent aujourd'hui 280 euros !
J'ai lu le livre de Ray Dalio, "the changing world order" que j'ai trouvé intéressant. Il montre qu'en période d'inflation, voire d'hyper inflation, les actions performent assez mal dans l'ensemble mais avec de fortes disparités. L'or protège plutôt bien, les matières premières en général aussi. En général il vaut quand même mieux mettre son argent dans un autre pays qui n'est pas touché par l'inflation, mais aujourd'hui tous les pays être me semblent être dans le même bateau, a part peut être la Chine et la Russie qui conservent une politique monétaire un peu plus conservatrice.
Mais enfin en achetant des Daubasses, on est quand même bien protégé je pense, le pire en cas d'inflation restant le cash, qui perd sa valeur très rapidement. A titre d'exemple un billet de 20 francs de 1914 vaudrait aujourd'hui 3.5 centimes d'euro alors que les mêmes 20 francs en or de 1914 valent aujourd'hui 280 euros !
Le problème de toutes les solutions et autres allocations "anti-inflation" c'est qu'elles ne sont pas trop mauvaise avec un taux d'intéret minimum.
Mais avec les taux actuels, s'il n'y a pas d'inflation, c'est un cout d'opportunité très élevé (comme le cash).
Par ailleurs, avec des taux bas, il y a plein de gens qui ont bcp trop de levier et qui vendent des actifs (au hasard: de l'or) lorsqu'ils ont des appels de marges. Donc on voit parfois des mouvement baissiers de l'or en meme temps que le marché des actions car il y a cette forte "pression vendeuse" alors qu'on s'attend habituellement à avoir l'or comme ressort dans l'autre sens.
Mais avec les taux actuels, s'il n'y a pas d'inflation, c'est un cout d'opportunité très élevé (comme le cash).
Par ailleurs, avec des taux bas, il y a plein de gens qui ont bcp trop de levier et qui vendent des actifs (au hasard: de l'or) lorsqu'ils ont des appels de marges. Donc on voit parfois des mouvement baissiers de l'or en meme temps que le marché des actions car il y a cette forte "pression vendeuse" alors qu'on s'attend habituellement à avoir l'or comme ressort dans l'autre sens.
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mmorganpuren
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Ce qui m'inquiète est que la masse monétaire M a fortement augmenté indépendamment du niveau des salaires (qui en temps normal suivent effectivement la croissance, donc corrèlent avec M).
Exemple de M2 (M3 n'est plus publié...) : https://fred.stlouisfed.org/series/M2
Alors oui, il y a des forces déflationnistes, il reste qu'il me semble qu'à court terme, avec M qui explose, avec V qui va aussi augmenter avec les déconfinements, et même si Q retrouve de bons niveaux, alors P devrait augmenter aussi.
Et avec les effets de levier utilisés actuellement sur les marchés (Archegos pointe de l'iceberg ?) et la tendance des marchés à en effet overshooter l'inflation post-crise, ça pourrait bouger.
Enfin il me semble que l'effet médiatique a tendance à grossir les positions défendues par les états et les banques centrales, qui ont intérêt à présenter une inflation officielle faible (celle qui conditionne les revalorisations salariales et sociales) et à minimiser une inflation officieuse ou "réelle" plus forte (celle qui permet aux états de rembourser leurs dettes plus facilement, etc.).
Les agences définissant les indices officielles de l'inflation me semblent trop en position de juges et parties.
Les marchés étant la pointe de la vague, si vaguelette il y a, on devrait le savoir assez vite j'ai l'impression.
Exemple de M2 (M3 n'est plus publié...) : https://fred.stlouisfed.org/series/M2
Alors oui, il y a des forces déflationnistes, il reste qu'il me semble qu'à court terme, avec M qui explose, avec V qui va aussi augmenter avec les déconfinements, et même si Q retrouve de bons niveaux, alors P devrait augmenter aussi.
Et avec les effets de levier utilisés actuellement sur les marchés (Archegos pointe de l'iceberg ?) et la tendance des marchés à en effet overshooter l'inflation post-crise, ça pourrait bouger.
Enfin il me semble que l'effet médiatique a tendance à grossir les positions défendues par les états et les banques centrales, qui ont intérêt à présenter une inflation officielle faible (celle qui conditionne les revalorisations salariales et sociales) et à minimiser une inflation officieuse ou "réelle" plus forte (celle qui permet aux états de rembourser leurs dettes plus facilement, etc.).
Les agences définissant les indices officielles de l'inflation me semblent trop en position de juges et parties.
Les marchés étant la pointe de la vague, si vaguelette il y a, on devrait le savoir assez vite j'ai l'impression.
JOMO-sapiens
Dans l'ordre on a eu :
- La hausse des actifs (hors période "panique COVID début 2020)
- La hausse des matières premières (ralentie par la crise COVID, mais qui va s'accélérer avec la reprise de l'économie)
Les questions :
1) les salaires vont-ils suivre ?
13% des personnes sont au SMIC (chiffre en constante augmentation), et le SMIC est indexé sur l'inflation.
Au Luxembourg, en Belgique et en Espagne, les salaires sont également indexés sur l'inflation.
Donc si l'inflation tel qu'elle est mesurée par l'INSEE ou ses équivalents augmente, on verra une légère augmentation des salaires.
Et si le SMIC augmente de 5% 2 ou 3 ans de suite, il aura vite fait d'emmener avec lui les salaires moyens des salariés et ouvriers.

Donc à moins d'un changement de loi, je vois mal les sa
2) Les prix des produits de consommation vont-ils suivre ?
Le prix des matières premières va forcément devoir passer dans le prix de vente.
Je prends l'exemple dans la branche que je connais le mieux : l'agro-alimentaire.
Cela fait des années qu'on fait l'amortisseur entre les variations de prix à l'achat et les prix de vente en baisse constante.
Mais pour la première fois cette année on a passé dans la négociation des prix en hausse qui compensent en partie la hausse des matières premières.
Donc vraisemblablement, un début d'inflation timide va avoir lieu.
Bon la BCE Parle d'une inflation de 1,5% et 1,2% pour 2021 et 2022. Rien d'effrayant pour l'instant...
Mais compte tenu de tous les facteurs dont on a parlé précédemment, je trouve ces prévisions très sages.
Et si la BCE annonce une inflation trop forte, les plus riches risquent d'augmenter leurs dépenses et les emprunts, augmentant ainsi la quantité de monnaie en circulation, et donc l'inflation.
- La hausse des actifs (hors période "panique COVID début 2020)
- La hausse des matières premières (ralentie par la crise COVID, mais qui va s'accélérer avec la reprise de l'économie)
Les questions :
1) les salaires vont-ils suivre ?
13% des personnes sont au SMIC (chiffre en constante augmentation), et le SMIC est indexé sur l'inflation.
Au Luxembourg, en Belgique et en Espagne, les salaires sont également indexés sur l'inflation.
Donc si l'inflation tel qu'elle est mesurée par l'INSEE ou ses équivalents augmente, on verra une légère augmentation des salaires.
Et si le SMIC augmente de 5% 2 ou 3 ans de suite, il aura vite fait d'emmener avec lui les salaires moyens des salariés et ouvriers.

Donc à moins d'un changement de loi, je vois mal les sa
2) Les prix des produits de consommation vont-ils suivre ?
Le prix des matières premières va forcément devoir passer dans le prix de vente.
Je prends l'exemple dans la branche que je connais le mieux : l'agro-alimentaire.
Cela fait des années qu'on fait l'amortisseur entre les variations de prix à l'achat et les prix de vente en baisse constante.
Mais pour la première fois cette année on a passé dans la négociation des prix en hausse qui compensent en partie la hausse des matières premières.
Donc vraisemblablement, un début d'inflation timide va avoir lieu.
Bon la BCE Parle d'une inflation de 1,5% et 1,2% pour 2021 et 2022. Rien d'effrayant pour l'instant...
Mais compte tenu de tous les facteurs dont on a parlé précédemment, je trouve ces prévisions très sages.
Et si la BCE annonce une inflation trop forte, les plus riches risquent d'augmenter leurs dépenses et les emprunts, augmentant ainsi la quantité de monnaie en circulation, et donc l'inflation.
La quantité monétaire M2 ($) n'est plus diffusée.
https://fred.stlouisfed.org/series/M2
"Dans l'information le plus important est ce qui n'est pas dit"
Si les Américains paniquent je les vois bien foncer sur l'or et les cryptos...
Tiens d'ailleurs nouveau record du Bitcoin à 62 000 dollars.
https://fred.stlouisfed.org/series/M2
"Dans l'information le plus important est ce qui n'est pas dit"
Si les Américains paniquent je les vois bien foncer sur l'or et les cryptos...
Tiens d'ailleurs nouveau record du Bitcoin à 62 000 dollars.
Le site web https://www.macrotrends.net présente des graphiques US en lien avec ce sujet de l'inflation.
Le gros point positif de ce site web c'est que les historiques sont plutôt longs, ce qui est nécessaires lorsque l'on souhaite regarder des cycles qui durent 20 ou 50 ans en moyenne.
La courbe d'inflation officielle est la suivante :
https://www.macrotrends.net/2497/histor ... te-by-year On y voit les 3 principales périodes d'inflation du siècle précédent :
- 1915-1920
- 1940-1950
- 1970-1985
En effet nous sommes actuellement en période d'inflation faible depuis pas mal de temps.
La courbe du prix de l'or :
https://www.macrotrends.net/1333/histor ... year-chart Ce que je vois personnellement c'est :
- Que l'or suit l'inflation si on achète avant la période d'inflation et que l'on revend après. Sur les très longues périodes (plusieurs siècles) l'or suit exactement l'inflation.
- Une fois l'inflation arrivée, c'est probablement déjà trop tard pour en acheter, l'or perd de la valeur par la suite.
- Ceux qui gagnent de l'argent sont ceux qui revendent au début de la période d'inflation, à contre courant.
- Il est possible que nous soyons déjà en plein (ou bien en 2000-2010) dans une période d'inflation cachée, la théorie serait que grâce à la mondialisation de 2000-2010, la Chine, l'automatisation, le numérique, ... cette inflation a été compensée par des gains de productivité.
Le pétrole, matière première tout comme l'or mais moins sujet à la spéculation, lui aussi tend à montrer une période d'installation d'inflation cachée en 2000-2010 :
https://www.macrotrends.net/1369/crude- ... tory-chart En période d'inflation tout baisse, même le prix de l'or et l'immobilier car au global tout le monde s'appauvrit.
Certains s'appauvrissent plus que d'autres, le cash est évidemment le grand perdant, mais en contrepartie permet des achats à bon compte en fin de période.
Concernant le SP500, les US ont été le pays le plus performant du monde sur 1900-2021, ils ont toujours su créer de la valeur, sauf exactement pendant les périodes d'inflation, à ce moment là ils ont stagné.
Je crois que durant ces périodes les seuls gagnants sont les emprunteurs à taux fixes et surtout les états qui arnaquent les épargnants.
SP500
https://www.macrotrends.net/2324/sp-500 ... chart-data On ne sait jamais si l'histoire va se répéter ou pas, des fois oui, des fois non, c'est le principe des contre-pieds des marchés boursiers envers nous.
Car à chaque fois il y a un paramètre différent.
Cette fois-ci le paramètre différent c'est le fait que à cause de la mondialisation, l'inflation serait forcément mondiale ?
Le gros point positif de ce site web c'est que les historiques sont plutôt longs, ce qui est nécessaires lorsque l'on souhaite regarder des cycles qui durent 20 ou 50 ans en moyenne.
La courbe d'inflation officielle est la suivante :
https://www.macrotrends.net/2497/histor ... te-by-year On y voit les 3 principales périodes d'inflation du siècle précédent :
- 1915-1920
- 1940-1950
- 1970-1985
En effet nous sommes actuellement en période d'inflation faible depuis pas mal de temps.
La courbe du prix de l'or :
https://www.macrotrends.net/1333/histor ... year-chart Ce que je vois personnellement c'est :
- Que l'or suit l'inflation si on achète avant la période d'inflation et que l'on revend après. Sur les très longues périodes (plusieurs siècles) l'or suit exactement l'inflation.
- Une fois l'inflation arrivée, c'est probablement déjà trop tard pour en acheter, l'or perd de la valeur par la suite.
- Ceux qui gagnent de l'argent sont ceux qui revendent au début de la période d'inflation, à contre courant.
- Il est possible que nous soyons déjà en plein (ou bien en 2000-2010) dans une période d'inflation cachée, la théorie serait que grâce à la mondialisation de 2000-2010, la Chine, l'automatisation, le numérique, ... cette inflation a été compensée par des gains de productivité.
Le pétrole, matière première tout comme l'or mais moins sujet à la spéculation, lui aussi tend à montrer une période d'installation d'inflation cachée en 2000-2010 :
https://www.macrotrends.net/1369/crude- ... tory-chart En période d'inflation tout baisse, même le prix de l'or et l'immobilier car au global tout le monde s'appauvrit.
Certains s'appauvrissent plus que d'autres, le cash est évidemment le grand perdant, mais en contrepartie permet des achats à bon compte en fin de période.
Concernant le SP500, les US ont été le pays le plus performant du monde sur 1900-2021, ils ont toujours su créer de la valeur, sauf exactement pendant les périodes d'inflation, à ce moment là ils ont stagné.
Je crois que durant ces périodes les seuls gagnants sont les emprunteurs à taux fixes et surtout les états qui arnaquent les épargnants.
SP500
https://www.macrotrends.net/2324/sp-500 ... chart-data On ne sait jamais si l'histoire va se répéter ou pas, des fois oui, des fois non, c'est le principe des contre-pieds des marchés boursiers envers nous.
Car à chaque fois il y a un paramètre différent.
Cette fois-ci le paramètre différent c'est le fait que à cause de la mondialisation, l'inflation serait forcément mondiale ?
Dernière modification par Stephane le 13 avril 2021, 15:59, modifié 1 fois.
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- les daubasses
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Prouve qu'on est dans une belle bulle actuellement quand les flux vont sur ce genre de supports qui sont uniquement des produits spéculatifs. Il faut dire que beaucoup de caslnos sont fermés...RomainP a écrit :
Si les Américains paniquent je les vois bien foncer sur l'or et les cryptos...
Tiens d'ailleurs nouveau record du Bitcoin à 62 000 dollars.
Rapport 0 avec l'inflation. Pour les pays africains en hyper inflation : payer et se faire payer en dollars US. Pas besoin de passer par le bitcoin qui a une volatilité dangereuse pour un vrai acteur économique comme un commerçant ou une petite entreprise.
Il faut quand même souligner que le Bitcoin a cette capacité à engendrer des bulles sur des cycle cours : plus haut en 2017 vers 20 000 USD et retour vers les 4 000 USD en 2018. Maintenant place à la bulle 2021 avec un plus haut à 62 000 USD.
Pour rappel (novembre 2017) :
On joue, on gagne, c'est un peu comme le caslno !
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --
Les Échos ont publié hier une infographie très intéressante sur les performances des différentes classes d'actifs en période d'inflation. La voici :
On y apprend que miser sur les matières premières est toujours un choix gagnant en période de forte inflation. Peut-être va-t-il falloir que nous apprenions tous à manier la pagaie pour rejoindre Okavongo sur sa pirogue !
Ensuite, tout dépend de la nature de l'inflation :
• Si elle s'accompagne d'une croissance forte et que l'on se situe en expansion inflationniste, alors le placement en actions est le choix qui s’impose, devant l'or ou l'immobilier.
• Si l'inflation s'accompagne d'une croissance faible, alors, l'or joue son rôle de valeur refuge.
Vu les données actuelles on peut penser que si l'inflation redémarre elle sera accompagnée d'une croissance forte. Nous serions donc dans le scenario de l'expansion inflationniste. Pour moi ce sera un placement en actions donc.
Dans tous les cas, et sans surprise, les placements monétaires sont perdants et l'immobilier sous-performe les autres classes d'actifs.
Snowball
On y apprend que miser sur les matières premières est toujours un choix gagnant en période de forte inflation. Peut-être va-t-il falloir que nous apprenions tous à manier la pagaie pour rejoindre Okavongo sur sa pirogue !
Ensuite, tout dépend de la nature de l'inflation :
• Si elle s'accompagne d'une croissance forte et que l'on se situe en expansion inflationniste, alors le placement en actions est le choix qui s’impose, devant l'or ou l'immobilier.
• Si l'inflation s'accompagne d'une croissance faible, alors, l'or joue son rôle de valeur refuge.
Vu les données actuelles on peut penser que si l'inflation redémarre elle sera accompagnée d'une croissance forte. Nous serions donc dans le scenario de l'expansion inflationniste. Pour moi ce sera un placement en actions donc.
Dans tous les cas, et sans surprise, les placements monétaires sont perdants et l'immobilier sous-performe les autres classes d'actifs.
Snowball
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Le tableau est vraiment intéressant. Personnellement j'ai un peu peur que si inflation il y a , on se situe plutôt du côté noir de la force, c'est à dire inflation et faible croissance, du moins dans les pays dits "développés", a part peut être au tout début du cycle.
En effet, la création monétaire maintenant débridée se rapproche de plus en plus de la vieille relance keynésienne des années 60 (même si elle est censée être verte, c'est le même mécanisme). Or ce genre de relance avait été abandonné à la fin des années 70 (on se souvient de la relance catastrophique de 1981 de Mitterand) car elle profitait aux pays exportateurs et pas aux pays qui organisaient la relance.
Or aujourd'hui la situation est encore pire qu'a cette époque, les pays développés ne fabriquant presque plus rien, ces relances devraient engendrer des importations massives.
Mais bon, comme on dit, l'art de la prédiction est un art difficile, surtout quand il s'agit de prédire le futur
Dans tous les cas, je resterai sur les actions par plaisir, c'est un genre de hobbie après tout, et il y aura toujours des entreprises sous évaluées mais je vais peut être renforcer mon or et les matières premières. Après tout ça peut pas faire de mal
En effet, la création monétaire maintenant débridée se rapproche de plus en plus de la vieille relance keynésienne des années 60 (même si elle est censée être verte, c'est le même mécanisme). Or ce genre de relance avait été abandonné à la fin des années 70 (on se souvient de la relance catastrophique de 1981 de Mitterand) car elle profitait aux pays exportateurs et pas aux pays qui organisaient la relance.
Or aujourd'hui la situation est encore pire qu'a cette époque, les pays développés ne fabriquant presque plus rien, ces relances devraient engendrer des importations massives.
Mais bon, comme on dit, l'art de la prédiction est un art difficile, surtout quand il s'agit de prédire le futur
Dans tous les cas, je resterai sur les actions par plaisir, c'est un genre de hobbie après tout, et il y aura toujours des entreprises sous évaluées mais je vais peut être renforcer mon or et les matières premières. Après tout ça peut pas faire de mal
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François L
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C'est un sujet très intéressant sur lequel je ne suis pas assez expérimenté pour m'exprimer. Par contre, je conseille l'article de W. Buffet en 1977 dans Forbes sur le sujet :
https://www.tilsonfunds.com/BuffettInflationSwindle.pdf
Et cette compilation de ces différents commentaires, également sur le sujet :
http://csinvesting.org/wp-content/uploa ... n-file.pdf
https://www.tilsonfunds.com/BuffettInflationSwindle.pdf
Et cette compilation de ces différents commentaires, également sur le sujet :
http://csinvesting.org/wp-content/uploa ... n-file.pdf
Ce n'est peut-être pas un pic d'inflation comme la plupart des économistes l'annoncent (méthode Coué ?), mais un retour de l'inflation sur le long terme :
Wait and see...
Wait and see...
Cela me fait penser que début février j'ai acheté un vélo d'appart chez Décathlon, il était en rupture de stock depuis 4 mois, et le jour où ils l'ont remis en ligne... pouf +10% TTC...
Après les avoir contacté ils m'ont dit que c'était une répercussion de la hausse des matières premières.
Et je viens de regarder sur le site de Décath, il était à 299 € fin janvier, 329 € début février, et il est à ..... 349 €. Soit +6% sur mon prix d'achat il y a 3 mois et +16.7% YtD.
Après les avoir contacté ils m'ont dit que c'était une répercussion de la hausse des matières premières.
Et je viens de regarder sur le site de Décath, il était à 299 € fin janvier, 329 € début février, et il est à ..... 349 €. Soit +6% sur mon prix d'achat il y a 3 mois et +16.7% YtD.
IB https://ibkr.com/referral/etienne815
Saxo https://urlz.fr/l9Hh
Bourso ETPL4810
Fortuneo 12470190
Saxo https://urlz.fr/l9Hh
Bourso ETPL4810
Fortuneo 12470190
Une inflation est là, et on ne peut la nier: pétrole, immo, actions, MP, Bois...etc...
Mais l'inflation, la vraie, c'est à dire tout qui augmente, les carottes et les Télés, les autos, les billets d'avion, les places de ciné et les Big Macs, avec spirale de remontée automatique des salaires, me paraît quand même très compromise, en raison des forces déflationnistes colossales qui sont en route.
Nous avons un effet de base lié au foutoir absolu de la crise Covid. La réouverture et le report dans les constitutions de stocks, les commandes d'équipement, la consommation reportée, les changements de mode de vie et la volonté de partir des villes...etc...génère un appel d'air énorme partout plus ou moins au même moment dans les économies développées.
Cela étant, la poussière des 15 derniers mois n'est pas retombée, loin s'en faut, et les dégâts économiques sont loin d'être convenablement évalués. Rien qu'en France, il faudra avoir une idée du taux de défaut sur le PGE pour savoir combien de boites ont coulé, et en extrapoler les conséquences. La destruction monétaire qui découle de cette phase dépressionnaire est encore très sous-évaluée.
Ce qui est quasi certain, c'est que les banques centrales, FED ou BCE ne peuvent pas et ne pourront pas remonter les taux. C'est une route sans issue. Chaque tentative de "tapering" de la Fed a inexorablement été suivie de grands craquements dans les marchés financiers.
Mais aussi, n'oublions pas non plus que depuis plus de 10 ans, leur mantra d'"impression monétaire" n'a strictement rien donné. L'exemple du Japon, qui a monétisé tout ce qu'il a pu et n'a rien obtenu, pousse aussi à penser que le mythe de l'impression monétaire inflationniste a vécu. Combien de trillions d'USD et EUR soit disant créés? Et quelle inflation in fine? Il faut dire que vouloir l'inflation pour euthanasier la dette en gardant les taux bas pour éviter que les Etats soient en faillite, c'est accélérer et freiner en même temps.
Pour ceux que le sujet de la plomberie monétaire intéresse, je recommande les analyses de Jeff Snider sur Alhambra, https://alhambrapartners.com/author/jsnider/, même si son anglais ironique est parfois dur à suivre.
AMHA, on est plutôt partis sur une tendance lourde de récession avec de grosses bouffées inflationnistes ciblées. Une fois l'économie mondiale ré-ouverte et les aides supprimées, il est très incertain que les tendances récentes (baltic index, WTI, Lumber...etc) continuent sur le même rythme.
Par ailleurs il faudra bien suivre les inévitables prochaines crises de l'EUR. Je n'imagine pas les pays du nord laisser la France, l'Italie et l'Espagne continuer leur marche suicidaire vers les 200% du PIB en endettement. Et une quelconque "rigueur" dans ces pays, outre les inévitables problèmes sociaux que cela créerait, serait très déflationniste.
Bien sûr, un retour au FRF ou à la Peseta changerait complètement le paradigme, mais nous n'en sommes pas là.
Mais l'inflation, la vraie, c'est à dire tout qui augmente, les carottes et les Télés, les autos, les billets d'avion, les places de ciné et les Big Macs, avec spirale de remontée automatique des salaires, me paraît quand même très compromise, en raison des forces déflationnistes colossales qui sont en route.
Nous avons un effet de base lié au foutoir absolu de la crise Covid. La réouverture et le report dans les constitutions de stocks, les commandes d'équipement, la consommation reportée, les changements de mode de vie et la volonté de partir des villes...etc...génère un appel d'air énorme partout plus ou moins au même moment dans les économies développées.
Cela étant, la poussière des 15 derniers mois n'est pas retombée, loin s'en faut, et les dégâts économiques sont loin d'être convenablement évalués. Rien qu'en France, il faudra avoir une idée du taux de défaut sur le PGE pour savoir combien de boites ont coulé, et en extrapoler les conséquences. La destruction monétaire qui découle de cette phase dépressionnaire est encore très sous-évaluée.
Ce qui est quasi certain, c'est que les banques centrales, FED ou BCE ne peuvent pas et ne pourront pas remonter les taux. C'est une route sans issue. Chaque tentative de "tapering" de la Fed a inexorablement été suivie de grands craquements dans les marchés financiers.
Mais aussi, n'oublions pas non plus que depuis plus de 10 ans, leur mantra d'"impression monétaire" n'a strictement rien donné. L'exemple du Japon, qui a monétisé tout ce qu'il a pu et n'a rien obtenu, pousse aussi à penser que le mythe de l'impression monétaire inflationniste a vécu. Combien de trillions d'USD et EUR soit disant créés? Et quelle inflation in fine? Il faut dire que vouloir l'inflation pour euthanasier la dette en gardant les taux bas pour éviter que les Etats soient en faillite, c'est accélérer et freiner en même temps.
Pour ceux que le sujet de la plomberie monétaire intéresse, je recommande les analyses de Jeff Snider sur Alhambra, https://alhambrapartners.com/author/jsnider/, même si son anglais ironique est parfois dur à suivre.
AMHA, on est plutôt partis sur une tendance lourde de récession avec de grosses bouffées inflationnistes ciblées. Une fois l'économie mondiale ré-ouverte et les aides supprimées, il est très incertain que les tendances récentes (baltic index, WTI, Lumber...etc) continuent sur le même rythme.
Par ailleurs il faudra bien suivre les inévitables prochaines crises de l'EUR. Je n'imagine pas les pays du nord laisser la France, l'Italie et l'Espagne continuer leur marche suicidaire vers les 200% du PIB en endettement. Et une quelconque "rigueur" dans ces pays, outre les inévitables problèmes sociaux que cela créerait, serait très déflationniste.
Bien sûr, un retour au FRF ou à la Peseta changerait complètement le paradigme, mais nous n'en sommes pas là.
- les daubasses
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Le Baltic Dry Index (indice des coûts de transport de vrac par fret maritime) est au plus haut depuis plus de 10 ans une hausse incroyable ces derniers mois :
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --
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climatisor
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Oui on dirait bien que cette fois on y est : plus forte inflation aux US sur un mois depuis 1982 sur le mois d'avril. Reste à voir si c'est passager ou si cela continue.
Quelques remarques pour alimenter le sujet.
De mon point de vue, l'inflation (la vraie ?) est matérialisée par une hausse tangible des salaires. Lorsque l'inflation se matérialise (uniquement ?) par une hausse des actifs (financiers ou tangibles), on ne peut pas vraiment parler d'inflation. En fait de telles hausses ne sont pas trop contraignantes pour les entreprises qui les répercutent assez aisément et directement sur les prix de vente ; voir plus (ie exemple du vélo décathlon). Par contre lorsque les salaires augmentent, c'est une autre histoire (et ils comptent encore beaucoup sur les prix de revient ... même si l'automatisation et la robotisation ont tendance à les atténuer).
Et nous ne sommes pas (encore ?) en période d'augmentation manifeste des salaires. Mêmes si des signes laissent à penser que nous y entrons peut-être : aux US avec Biden qui souhaite que les syndicats se renforcent ; aussi en France dans mon secteur de la High Tech, où il devient de plus en plus difficile de recruter (c'est uniquement un exemple et pas une généralité). On reste néanmoins encore assez ancrés dans l'Uberisation et dans le moins-disant international pour la majorité des salariés productifs.
La crise covid brouille les cartes... je vois plus un rattrapage court terme qu'une véritable inflation. Un autre témoin intéressant à suivre va être le comportement des prix des différentes énergies, qui pourraient confirmer ou infirmer ce 'rattrapage' lié au redémarrage... après je ne crois pas non plus que nous soyons sortis de la crise sanitaire, loin s'en faut...
A surveiller de très près cette histoire en tous les cas, car comme l'a dit je ne sais plus quel patron de la Bundesbank au début des années 1980, l'inflation c'est comme le dentifrice, lorsqu'il est sorti du tube, c'est très compliqué de le faire re-rentrer ! Et si le génie sort du tube, on va entrer dans une période agitée...
De mon point de vue, l'inflation (la vraie ?) est matérialisée par une hausse tangible des salaires. Lorsque l'inflation se matérialise (uniquement ?) par une hausse des actifs (financiers ou tangibles), on ne peut pas vraiment parler d'inflation. En fait de telles hausses ne sont pas trop contraignantes pour les entreprises qui les répercutent assez aisément et directement sur les prix de vente ; voir plus (ie exemple du vélo décathlon). Par contre lorsque les salaires augmentent, c'est une autre histoire (et ils comptent encore beaucoup sur les prix de revient ... même si l'automatisation et la robotisation ont tendance à les atténuer).
Et nous ne sommes pas (encore ?) en période d'augmentation manifeste des salaires. Mêmes si des signes laissent à penser que nous y entrons peut-être : aux US avec Biden qui souhaite que les syndicats se renforcent ; aussi en France dans mon secteur de la High Tech, où il devient de plus en plus difficile de recruter (c'est uniquement un exemple et pas une généralité). On reste néanmoins encore assez ancrés dans l'Uberisation et dans le moins-disant international pour la majorité des salariés productifs.
La crise covid brouille les cartes... je vois plus un rattrapage court terme qu'une véritable inflation. Un autre témoin intéressant à suivre va être le comportement des prix des différentes énergies, qui pourraient confirmer ou infirmer ce 'rattrapage' lié au redémarrage... après je ne crois pas non plus que nous soyons sortis de la crise sanitaire, loin s'en faut...
A surveiller de très près cette histoire en tous les cas, car comme l'a dit je ne sais plus quel patron de la Bundesbank au début des années 1980, l'inflation c'est comme le dentifrice, lorsqu'il est sorti du tube, c'est très compliqué de le faire re-rentrer ! Et si le génie sort du tube, on va entrer dans une période agitée...
Pour relativiser la hausse récente du BDI ... voici un graphique plus long terme ...
A titre personnel, je suis assez dubitatif sur le retour de l'inflation, a minima en Europe.
Les Américains impriment bien plus de dollars qu'on imprime d'Euro, de notre côté de l'Atlantique compte tenu du fait qu'on achète en dollar avec un euro actuellement très fort, on est quand même protégé d'une partie de la hausse des matières premières. Le risque au final serait plus selon moi qu'on n'imprime à terme pas assez d'euro et qu'on suive pas un peu les US et leur plan de relance.
Ensuite, à la lecture des éléments sous-jacents de la hausse vertigineuse du mois dernier, je partage l'avis de PMO on observe surtout que c'est des secteurs dont l'économie était actuellement bradé depuis 1 an qui ont fortement réhaussé leur prix compte tenu de la demande. Quand je lis par exemple que les tarifs des compagnies aériennes US ont augmenté de 10% mais ne sont pas au niveau de l'avant Covid, je ne suis pas particulièrement choqué et inquiet. De même pour une hausse de 10% des prix des voitures d'occasion.
Je suis plus inquiet sur le rattrapage de la consommation non réalisée qui a un impact sur les matières premières (forte demande) mais tout ça va devrait selon moi être en grande partie résorbé d'ici la fin 2021 (sauf bien entendu nouveau variant et retour à la case départ). J'ai souri la semaine dernière en voyant les masques chirurgicaux chez leclerc à 2 € les 50 alors qu'il y a quelques mois on payait 5 fois ce prix. L'économie finira par digérer le Covid.
Les Américains impriment bien plus de dollars qu'on imprime d'Euro, de notre côté de l'Atlantique compte tenu du fait qu'on achète en dollar avec un euro actuellement très fort, on est quand même protégé d'une partie de la hausse des matières premières. Le risque au final serait plus selon moi qu'on n'imprime à terme pas assez d'euro et qu'on suive pas un peu les US et leur plan de relance.
Ensuite, à la lecture des éléments sous-jacents de la hausse vertigineuse du mois dernier, je partage l'avis de PMO on observe surtout que c'est des secteurs dont l'économie était actuellement bradé depuis 1 an qui ont fortement réhaussé leur prix compte tenu de la demande. Quand je lis par exemple que les tarifs des compagnies aériennes US ont augmenté de 10% mais ne sont pas au niveau de l'avant Covid, je ne suis pas particulièrement choqué et inquiet. De même pour une hausse de 10% des prix des voitures d'occasion.
Je suis plus inquiet sur le rattrapage de la consommation non réalisée qui a un impact sur les matières premières (forte demande) mais tout ça va devrait selon moi être en grande partie résorbé d'ici la fin 2021 (sauf bien entendu nouveau variant et retour à la case départ). J'ai souri la semaine dernière en voyant les masques chirurgicaux chez leclerc à 2 € les 50 alors qu'il y a quelques mois on payait 5 fois ce prix. L'économie finira par digérer le Covid.
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climatisor
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Oui mais le stock de monnaie augmente rapidement. On voit déjà des comportements anormaux comme par exemple les sociétés qui préfèrent racheter leurs actions ou des concurrents au lieu de créer véritablement de la richesse. On s'enrichit plus à acheter du Dogecoin qu'a produire des choses vraiment utiles.
Les obligations ne rapportent plus rien, des taux à 0, cela veut dire qu'on valorise à l'infini la solvabilité des états, des taux négatifs signifient qu'on valorise plus que l'infini la solvabilité des états ce qui n'a aucun sens. Si cette même logique atteint les actions on pourrait atteindre des PER infinis. Tout cela dévalorise l'investissement productif qui ne rapporte plus rien en comparaison, cela pourrait décourager la production réelle de biens et services.
Le marché attend une normalisation de la politique monétaire j'ai l'impression, qui ne vient pas.
A ma connaissance, une telle situation ne s'est jamais présentée dans le passé. L'inflation est déjà énorme sur les actifs, il y a des bulles partout. Sauf sur les biens et services classiques. Mais il y a déjà des files d'attentes, ce qui est une autre forme d'inflation.
Personnellement c'est une situation qui me rappelle l'URSS, pas d'inflation mais des attentes de plusieurs années pour avoir une voiture etc....Un genre d'inflation non par les prix mais par les délais. Jusqu'à ce que le système s'effondre. En fait on dirait qu'on n'est plus dans un système capitaliste mais dans un système communiste, il n'y a plus d'ajustements par les prix.
Les derniers ajustements par les prix vont être combattus par les Etats : contrôle des loyers etc...., jusqu'a créer la pénurie puisque l'offre et la demande ne peuvent plus s'ajuster par les prix.
C'est très bizarre, comme si tout était déréglé ou plutôt gelé par les Etats - banques centrales. Seule l'inflation pourrait purger tout ça comme une bonne fièvre libère le patient de la maladie. Mais on dirait que le patient est trop vieux et fatigué pour avoir une bonne fièvre. Si l'inflation démarre vraiment ce serait je pense une bonne nouvelle prouvant que le système n'est pas totalement zombifié.
Les obligations ne rapportent plus rien, des taux à 0, cela veut dire qu'on valorise à l'infini la solvabilité des états, des taux négatifs signifient qu'on valorise plus que l'infini la solvabilité des états ce qui n'a aucun sens. Si cette même logique atteint les actions on pourrait atteindre des PER infinis. Tout cela dévalorise l'investissement productif qui ne rapporte plus rien en comparaison, cela pourrait décourager la production réelle de biens et services.
Le marché attend une normalisation de la politique monétaire j'ai l'impression, qui ne vient pas.
A ma connaissance, une telle situation ne s'est jamais présentée dans le passé. L'inflation est déjà énorme sur les actifs, il y a des bulles partout. Sauf sur les biens et services classiques. Mais il y a déjà des files d'attentes, ce qui est une autre forme d'inflation.
Personnellement c'est une situation qui me rappelle l'URSS, pas d'inflation mais des attentes de plusieurs années pour avoir une voiture etc....Un genre d'inflation non par les prix mais par les délais. Jusqu'à ce que le système s'effondre. En fait on dirait qu'on n'est plus dans un système capitaliste mais dans un système communiste, il n'y a plus d'ajustements par les prix.
Les derniers ajustements par les prix vont être combattus par les Etats : contrôle des loyers etc...., jusqu'a créer la pénurie puisque l'offre et la demande ne peuvent plus s'ajuster par les prix.
C'est très bizarre, comme si tout était déréglé ou plutôt gelé par les Etats - banques centrales. Seule l'inflation pourrait purger tout ça comme une bonne fièvre libère le patient de la maladie. Mais on dirait que le patient est trop vieux et fatigué pour avoir une bonne fièvre. Si l'inflation démarre vraiment ce serait je pense une bonne nouvelle prouvant que le système n'est pas totalement zombifié.