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Warren Buffett : la fin d'un règne
- Franck des daubasses
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Ça y est, c'est presque fait. Lors de la dernière AG, tonton Warren, notre mentor à tous, a confirmé qu’il passait la main. Greg Abel, arrivé dans le groupe en 1999 et ancien dirigeant de la filiale Berkshire Hathaway Energy, deviendra le prochain CEO de Berkshire Hathaway (BRK) le 1er janvier 2026. Il prendra toutes les décisions de gestion et aura le dernier mot sur l'allocation du capital. Le conglomérat a plus de 300 Md $ de cash dans le caisses. La pression est donc maximale pour Abel.
J'écris ce message avec une certaine nostalgie. Il a été le représentant d'un capitalisme apaisé : parfois agressif quand il le fallait (surtout lors des krachs boursiers) mais toujours réfléchi. Ses seules prises de paroles étaient capables d'apaiser un marché en proie à la panique. Son éthique a toujours été irréprochable. Je pense qu'aucun intervenant sur les marchés financiers ne le déteste.
Avec un track record inégalé
Depuis la prise de contrôle de BRK par Buffett en 1965, la valeur par action de la société a capitalisé au fil des ans à un taux de 19,9 %, soit près du double du gain annuel moyen de 10,4 % du S&P 500, et a procuré un rendement total de 5 502 284% (!) pour les actionnaires. Stratosphérique !
Ce que je retiens ?
Les rapports annuels attendus chaque année avec impatience.
Les livres sur l’Oracle d’Omaha (dont l’incontournable Effet boule de neige, lu plusieurs fois).
Les citations. Les concepts.
La pédagogie d’un homme jamais avare de conseils, ni d’autodérision.
Bref, une page va se tourner... Un grand vide s'installe.
Un de mes grands regrets d’investisseur : ne jamais avoir fait le pèlerinage à Omaha, pour assister à la grande messe de l’investissement dans la valeur… et rencontrer l’homme.
Le maître a indiqué qu'il gardera toutes ses actions BRK. Signe de sa confiance dans la transition managériale.
L'incertitude sur le futur de BRK "après Buffett" a tout de même interpellé la communauté financière. Même si, à 94 ans, Warren n’est plus aussi percutant, l’annonce de son retrait a tout de même entraîné une chute de 5 % de l’action.
Quelques questions se posent
Peut-on faire du Buffett sans Buffett ?
Berkshire n’est-elle pas devenue trop grosse pour appliquer les principes d’investissement qui l’ont construite ?
Est-ce que la politique du 0 dividende va être remise en cause ?
Et surtout : sa philosophie d’investissement est-elle transmissible ?
Pas mal d’interrogations. À suivre lors des prochains épisodes.
J'écris ce message avec une certaine nostalgie. Il a été le représentant d'un capitalisme apaisé : parfois agressif quand il le fallait (surtout lors des krachs boursiers) mais toujours réfléchi. Ses seules prises de paroles étaient capables d'apaiser un marché en proie à la panique. Son éthique a toujours été irréprochable. Je pense qu'aucun intervenant sur les marchés financiers ne le déteste.
Avec un track record inégalé
Depuis la prise de contrôle de BRK par Buffett en 1965, la valeur par action de la société a capitalisé au fil des ans à un taux de 19,9 %, soit près du double du gain annuel moyen de 10,4 % du S&P 500, et a procuré un rendement total de 5 502 284% (!) pour les actionnaires. Stratosphérique !
Ce que je retiens ?
Les rapports annuels attendus chaque année avec impatience.
Les livres sur l’Oracle d’Omaha (dont l’incontournable Effet boule de neige, lu plusieurs fois).
Les citations. Les concepts.
La pédagogie d’un homme jamais avare de conseils, ni d’autodérision.
Bref, une page va se tourner... Un grand vide s'installe.
Un de mes grands regrets d’investisseur : ne jamais avoir fait le pèlerinage à Omaha, pour assister à la grande messe de l’investissement dans la valeur… et rencontrer l’homme.
Le maître a indiqué qu'il gardera toutes ses actions BRK. Signe de sa confiance dans la transition managériale.
L'incertitude sur le futur de BRK "après Buffett" a tout de même interpellé la communauté financière. Même si, à 94 ans, Warren n’est plus aussi percutant, l’annonce de son retrait a tout de même entraîné une chute de 5 % de l’action.
Quelques questions se posent
Peut-on faire du Buffett sans Buffett ?
Berkshire n’est-elle pas devenue trop grosse pour appliquer les principes d’investissement qui l’ont construite ?
Est-ce que la politique du 0 dividende va être remise en cause ?
Et surtout : sa philosophie d’investissement est-elle transmissible ?
Pas mal d’interrogations. À suivre lors des prochains épisodes.
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baronduloch
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"Berkshire n’est-elle pas devenue trop grosse pour appliquer les principes d’investissement qui l’ont construite ?"
Effectivement, si on regarde le graphique on voit que le différentiel de surperformance avec le SP500 s'essouffle au fil des décennies. Par rapport à la mise de départ le résultat est bluffant, mais c'est surtout dans les années 70, 80 et 90 où la performance est assez extraordinaire.
BdL
Effectivement, si on regarde le graphique on voit que le différentiel de surperformance avec le SP500 s'essouffle au fil des décennies. Par rapport à la mise de départ le résultat est bluffant, mais c'est surtout dans les années 70, 80 et 90 où la performance est assez extraordinaire.
BdL
- Godverdomme
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Ca fait au moins 35 ans que je le suis et je détiens des actions BRK depuis 1998. Ma vie d'investisseur a toujours été bercée par cette référence. Ca fait un peu "bizarre" de se dire que, dorénavant, on devra faire "sans lui".
Abel fera peut-être "de l'Abel" mais personne ne fera du Buffett. D'ailleurs, c'est quoi "faire du Buffett" ? Acheter de la daubasse ? Redresser des entreprises en difficulté comme BRK ou Amex ? Acheter des "blue ship" et dormir dessus ? Faire des montages financiers plus sophistiqués comme durant la crise des subprimes ? Utiliser intelligemment un carnet d'adresse démesuré ? Travailler sur son image et soigner sa réputation ? Un peu tout ça sans doute ...Peut-on faire du Buffett sans Buffett ?
Peut-être faudra-t-il procurer des revenus aux fondations qui vont devenir dépositaires de "l'héritage" ?Est-ce que la politique du 0 dividende va être remise en cause ?
Il me semble qu'il y a longtemps qu'elle est devenue trop grosse. Sans retirer le moindre mérite à Warren Buffett, il faut quand même souligner qu'une bonne partie de sa performance des 20 dernières années provient de l'effet de levier gratuit obtenu grâce aux réserves techniques des assurances. Il fallait évidemment avoir l'intelligence de penser à utiliser ce levier et surtout, parvenir à le mettre en œuvre. Mais il me semble que ça relève plus du businessman que de l'investisseur proprement dit.Berkshire n’est-elle pas devenue trop grosse pour appliquer les principes d’investissement qui l’ont construite ?
- Franck des daubasses
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En vidéo avec César :
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- Franck des daubasses
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Warren Buffett : "je croule sous le cash !".
Dernier "gros achat" et premier d'Abel : l'acquisition des activités pétrochimiques du groupe Occidental Petroleum pour 9,7 milliards de dollars.
Pas suffisant pour réduire le pactole de Berkshire Hathaway !
source : https://www.lefigaro.fr/economie/bourse ... s-20251102À quelques mois de son départ de son poste de PDG de Berkshire Hathaway, Warren Buffett, 95 ans, demeure un mythe pour les investisseurs. La publication des derniers résultats trimestriels de la société d’investissement a ainsi donné lieu à de nombreux commentaires. Ils révèlent que pour la troisième année consécutive Buffett a davantage vendu qu’acheté ces derniers mois, alors que les cours boursiers grimpaient en flèche dans plusieurs secteurs. Dans le détail, au troisième trimestre, la société s’est délestée pour 6,1 milliards de dollars d’actions.
Conséquence : le conglomérat a accumulé une trésorerie record de 381,6 milliards de dollars.
Dernier "gros achat" et premier d'Abel : l'acquisition des activités pétrochimiques du groupe Occidental Petroleum pour 9,7 milliards de dollars.
Pas suffisant pour réduire le pactole de Berkshire Hathaway !
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- Franck des daubasses
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Et voilà, le dernier, vraiment le denier message de la légende Warren Buffett a été publié hier : https://berkshirehathaway.com/news/nov1025.pdf
Petites larmes de nostalgie pour tous les investisseurs et surtout les investisseurs en daubasses comme nous...
En résumé :
1. Buffett annonce qu’il ne rédigera plus le rapport annuel de Berkshire Hathaway . "I will no longer be writing Berkshire’s annual report … As the British would say, I’m “going quiet.” ").
2. Il nomme Greg Abel comme futur patron à la fin de l’année, le qualifiant de "great manager… honest communicator".
3. Il donne un panorama personnel : à 95 ans, il mentionne sa longévité, ses "accidents de vie" (appendicite en 1938) et la part énorme du hasard ("Lady Luck") dans sa trajectoire. Ce qui devrait ravir un de ses détracteurs les plus connus : Nassim Taleb !
4. Il souligne que la localisation à Omaha a été un avantage vs. une localisation dans un cœur bouillant de la finance comme NY ? (« I feel that both Berkshire and I did better because of our base in Omaha … »).
5. Il accélère les donations à ses trois fondations familiales. Tiens il ne donne plus à la Fondation Gates ? (confirmé dans cet article de Reuteurs : "Donations to the Gates Foundation will stop.")
6. Il réaffirme sa confiance en Berkshire, il ne vend aucune action : « In aggregate, Berkshire’s businesses have moderately better-than-average prospects … our size takes its toll. »
7. Buffett avertit que la plus grande menace pour Berkshire vient d’un déclin cognitif non détecté chez ses dirigeants, et que seule une gouvernance lucide peut prévenir ce risque humain silencieux. En gros, il justifie son départ.
8 Il critique le système de rémunération des dirigeants (« ratcheting » des salaires) comme contre-productif. Probablement une de ses dernières piques !
9. Il partage des conseils personnels : ne pas s’acharner sur les erreurs passées, choisir ses héros, mener une vie cohérente, intègre et utile = pas seulement réussir financièrement.
10. Buffett conclut en rappelant que la prospérité de Berkshire et la sienne découlent du système américain, invitant chacun à exprimer sa gratitude envers ce cadre d’opportunités tout en cherchant à l’améliorer sans le mythifier.
---
Notre ange-gardien quitte le navire la tête haute.
Ciao et merci pour tout !
Petites larmes de nostalgie pour tous les investisseurs et surtout les investisseurs en daubasses comme nous...
En résumé :
1. Buffett annonce qu’il ne rédigera plus le rapport annuel de Berkshire Hathaway . "I will no longer be writing Berkshire’s annual report … As the British would say, I’m “going quiet.” ").
2. Il nomme Greg Abel comme futur patron à la fin de l’année, le qualifiant de "great manager… honest communicator".
3. Il donne un panorama personnel : à 95 ans, il mentionne sa longévité, ses "accidents de vie" (appendicite en 1938) et la part énorme du hasard ("Lady Luck") dans sa trajectoire. Ce qui devrait ravir un de ses détracteurs les plus connus : Nassim Taleb !
4. Il souligne que la localisation à Omaha a été un avantage vs. une localisation dans un cœur bouillant de la finance comme NY ? (« I feel that both Berkshire and I did better because of our base in Omaha … »).
5. Il accélère les donations à ses trois fondations familiales. Tiens il ne donne plus à la Fondation Gates ? (confirmé dans cet article de Reuteurs : "Donations to the Gates Foundation will stop.")
6. Il réaffirme sa confiance en Berkshire, il ne vend aucune action : « In aggregate, Berkshire’s businesses have moderately better-than-average prospects … our size takes its toll. »
7. Buffett avertit que la plus grande menace pour Berkshire vient d’un déclin cognitif non détecté chez ses dirigeants, et que seule une gouvernance lucide peut prévenir ce risque humain silencieux. En gros, il justifie son départ.
8 Il critique le système de rémunération des dirigeants (« ratcheting » des salaires) comme contre-productif. Probablement une de ses dernières piques !
9. Il partage des conseils personnels : ne pas s’acharner sur les erreurs passées, choisir ses héros, mener une vie cohérente, intègre et utile = pas seulement réussir financièrement.
10. Buffett conclut en rappelant que la prospérité de Berkshire et la sienne découlent du système américain, invitant chacun à exprimer sa gratitude envers ce cadre d’opportunités tout en cherchant à l’améliorer sans le mythifier.
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Notre ange-gardien quitte le navire la tête haute.
Ciao et merci pour tout !
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BRK investit dans Alphabet !
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Avec l'aval du Warren Buffett, Greg Abel relance les rachats d'actions de Berkshire Hathaway. Pour l'instant ça reste modéré à 225 M $. Mais les achats étaient arrêtés depuis presque 2 ans => le signal quand même intéressant. Malgré les presque 400 Md $ en banque, le seul actif intéressant aux yeux du nouveau CEO sont les actions $BRK. Pas de grandes acquisitions donc... pour le moment. Sans doute que les valorisations actuelles leur dictent de ne pas se presser à participer aux enchères quotidiennes de la bourse.
source : Berkshire Hathaway just broadcast its most bullish signal in years | Business Insider
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- Franck des daubasses
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Première assemblée générale de Berkshire Hathaway sans Buffett sur scène !
Il a quand même répondu à quelques questions sur CNBC :
Je retiens ce passage (résumé à ma sauce) :
Pas mal de critiques de participants sur le fait que BRK dort sur son cash depuis de nombreuses années, avec un coût d'opportunité énorme alors que la bourse américaine bat record sur record. Rappel des années 2000 ?
Des critiques également sur le nouveau dirigeant Abel qui n'est pas un investisseur né, et qui n'a pas non plus la pédagogie de Warren Buffett.
Hâte de voir quand et dans quoi les 380 milliards $ vont être déployés ! Les rachats d'actions n'ont consommé "que" quelques centaines de millions $...
Il a quand même répondu à quelques questions sur CNBC :
Je retiens ce passage (résumé à ma sauce) :
---J'ai toujours dit que la bourse, c'était comme une place avec cote à cote une église et un casino. Les investisseurs ont le choix d'aller soit dans l'église, soit au casino. Quand on voit les montants négociés sur des options expiration dans la journée, ce n'est ni de l'investissement, ni de la spéculation, c'est seulement du jeu. On n'a jamais connu une époque avec autant de joueurs sur le marché.
Pas mal de critiques de participants sur le fait que BRK dort sur son cash depuis de nombreuses années, avec un coût d'opportunité énorme alors que la bourse américaine bat record sur record. Rappel des années 2000 ?
Des critiques également sur le nouveau dirigeant Abel qui n'est pas un investisseur né, et qui n'a pas non plus la pédagogie de Warren Buffett.
Hâte de voir quand et dans quoi les 380 milliards $ vont être déployés ! Les rachats d'actions n'ont consommé "que" quelques centaines de millions $...
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