Parrot (PARRO) - ex Portefeuille daubasses 2

Sociétés dévoilées une fois vendues ou avec un potentiel réduit, suite à la forte hausse du cours par exemple

Les 300 autres sujets du forum sont réservés aux abonnés !
Avatar de l’utilisateur
les daubasses
Administrateur
428
Messages : 1047
Inscription : 26/10/2019

Message par les daubasses » 30 mars 2020, 18:06

achats masse - crise 2020 - coronavirus.PNG
Date d'achat : 30 mars 2020
Cours d'achat : 2,17 EUR / 93 actions


Points forts de ce titre :

4,55 EUR de trésorerie nette par action au 30 juin 2019 payée 2,17 EUR... ce qui laisse le temps à l'entreprise de continuer à cramer un peu de cash
Des dépenses en R&D importantes qui pourraient déboucher sur des produits innovants ?


Cette ligne a été constituée lors de la 2ème vague d'achats 'crise 2020 Coronavirus' :
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --

GDE
20
Messages : 60
Inscription : 12/11/2019

Message par GDE » 30 mars 2020, 21:24

Bonjour,

J'ai quasiment tout le temps suivi vos pas sur la constitution de mon portefeuille, toutefois là dessus, je pense vous laisser arpenter seul le chemin. Malgré cela, j'essaie de reconstituer votre analyse (pour me former également).

Pour le calcul de la VANN, je ne retombe pas tout à fait sur vos chiffres. L'écart est à un chiffre après la virgule donc peu significatif mais j'aimerais comprendre. Acceptez-vous de jeter un oeil à ce que j'ai fait ?

Si je reprends la formule, je dois effectuer une opération simple :
(Actif CT - Passif hors capitaux propres) / Nb d'actions

Pour l'actif CT, j'ai pris l'actif courant tel qu'il ressort, soit 189 330 €
Pour le passif hors KP, j'ai fait la somme des passifs courants et non courants retraités de la dette de loyer non courante provenant de l'application de l'IFRS16 soit : 17 428 + 45 351 - 8766 = 54 013 €

Le nombre d'actions est de 30 174 681.

J'obtiens 4,48 au lieu de vos 4,29.


D'ailleurs sur ce point de l'IFRS16, l'impact n'est pas anodin. Avez-vous réfléchi à l'impact sur les comptes, et sur vos ratios, de l'application de cette nouvelle norme ?

bibike
127
Messages : 142
Inscription : 10/11/2019

Message par bibike » 30 mars 2020, 21:43

@GDE : de mémoire les engagements de loyers sont comptés au passif aux USA et au Japon aussi, donc en fait IFRS rattrape juste son retard sur les normes US.

Nous en avons parlé ici viewtopic.php?f=8&t=102

C'est d'ailleurs probablement la source de votre écart.

GDE
20
Messages : 60
Inscription : 12/11/2019

Message par GDE » 30 mars 2020, 22:34

Merci Bibike. C'est toujours bon à savoir.
Il n'empêche qu'on peut avoir des divergences assez marquées en terme de ratio entre avant et après application de ce règlement. Que les Daubasses les incluent dans leur ratio m'étonne.
  • D'une part parce qu'avant ils ne le faisaient pas, je ne crois pas avoir vu les dettes retraitées avant 2019 pour inclure l'engagement de loyers.
  • D'autre part parce que la contrepartie ne constitue pas une charge (donc impact sur le résultat) mais une créance d'un montant à peu près équivalent, modulo l’actualisation si j'ai bien compris le mécanisme. IFRS 16 me semble donc conduire à dégrader les ratios prenant en compte les dettes au dénominateur sans pour autant que la société n'aille plus mal qu'une autre qui n'appliquerait pas la norme.
Mais bon, ce n'est pas le sujet, et puis le côté positif est que maintenant tout le monde fait pareil, donc +1 pour la comparabilité.

En revanche pour revenir au sujet qui nous occupe, j'ai trouvé une présentation très synthétique des comptes 2020 (non certifié par le CAC) ici.

Les données clés :
RN = -29,6 M€ vs -111,2 M€ en 2018
Tréso 31/12 = 126,3 M€ vs 161,5 M€ en 2018

Sans retraitement aucun de loyer, j'arrive aux ratios suivants :
Valeur net-net : 3,92 vs 4,29 au 30/06/19
Tréso nette / action : 4,14 vs 4,55 au 30/06/19


Sinon, je suis un peu étonné de l'apparition de cette société dans l'escarcelle des Daubasses. Les récents achats ont plutôt eu lieu sur des sociétés japonaises certes (merci continuez ainsi, qui sont ces râleurs qui n'en veulent pas ?) mais avec du matériel industriel ou un appareil productif tangible.
Là ce n'est pas le cas, comme la lecture des comptes annuels 2018 l'indique, Parrot n'a pas d'usine, elle conçoit et commercialise, via des distributeurs. La société n'a pas dégagé de bénéfices au cours des dernières années, et même si je n'ai pas vérifié avant 2018, la différence entre le capital + primes d'émission et la trésorerie nette ne laisse pas de doute quant au fait qu'elle n'a pas généré de cash depuis longtemps.
Les zones de risques pointés par les comptes annuels :
- Une dépendance forte à la consommation (risques 421 et 422 et potentiellement 412 des comptes annuels 2018 : Hello Covid-19)
- La dépendance à ses hommes clés (risques 416 et 417)
- La R&D justement (risques 441).

Bon la lecture de cette partie des comptes est un long catalogue de ce qui pourrait arriver de néfaste à la société. Ce n'est pas une prévision en soit, mais la R&D me semble prépondérante dans une société qui n'a pas d'appareil productif. Et là, on n'a aucune info sur la façon dont Parrot se défend en la matière. Moyens alloués, stratégie de défense... les paragraphes en question sont tellement génériques qu'on pourrait les copier coller à une autre structure. Peut-être est-ce la norme de ne rien dire, mais en tant qu'investisseur potentiel, je n'y trouve rien de rassurant. Si j'ajoute cela aux résultats négatifs, on obtient ce qui me rebute à vous suivre dans cette histoire.

Avatar de l’utilisateur
les daubasses
Administrateur
428
Messages : 1047
Inscription : 26/10/2019

Message par les daubasses » 31 mars 2020, 09:57

GDE a écrit :
30 mars 2020, 22:34

Sinon, je suis un peu étonné de l'apparition de cette société dans l'escarcelle des Daubasses. Les récents achats ont plutôt eu lieu sur des sociétés japonaises certes (merci continuez ainsi, qui sont ces râleurs qui n'en veulent pas ?) mais avec du matériel industriel ou un appareil productif tangible.
Nous avons tout de même 16 lignes de sociétés japonaises en portefeuille ! ;)
On ne freine pas vraiment la cadence ! Et nous avons encore quelques cibles nippones dans le viseur...
GDE a écrit : Là ce n'est pas le cas, comme la lecture des comptes annuels 2018 l'indique, Parrot n'a pas d'usine, elle conçoit et commercialise, via des distributeurs. La société n'a pas dégagé de bénéfices au cours des dernières années, et même si je n'ai pas vérifié avant 2018, la différence entre le capital + primes d'émission et la trésorerie nette ne laisse pas de doute quant au fait qu'elle n'a pas généré de cash depuis longtemps.
Les zones de risques pointés par les comptes annuels :
- Une dépendance forte à la consommation (risques 421 et 422 et potentiellement 412 des comptes annuels 2018 : Hello Covid-19)
- La dépendance à ses hommes clés (risques 416 et 417)
- La R&D justement (risques 441).
Nous achetons depuis 2008 des ratios. Des décotes sur actifs. Les actifs sur Parrot sont relativement simple à identifier : du cash ! Pas de problématique liée à l'évaluation !
La cerise sur le gâteau : les frais de R&D.

Pour le reste, on n'a aucune compétence pour dire du bien ou du mal de l'activité, du management, du marché... On se contente d'acheter "du cash moins cher que le cash" en espérant que quelque chose de bien se produise pour paraphraser Walter Schloss. Rien de plus. C'est sans doute réducteur, mais en multipliant les positions du type Parrot, nous dormons tranquilles et sommes convaincus de pouvoir générer une performance intéressante à long terme sans prendre de risques excessif en pensant "portefeuille" et non pas ligne par ligne.

Bien-entendu, libre à vous de ne pas y mettre un euro si vous n'êtes pas serein avec ce titre !


Pour la norme IFRS 16 : vous avez les droits de bail en actif et les loyers futurs en passif. Le bilan au total est plus important (dégradation légère du ratio FP / total bilan), mais ne modifie finalement pas les FP, ou à la marge. Car les droits sont à peu près égaux aux obligations de loyers. Bref, selon nous, cela ne vaut pas le coup de faire quoi que ce soit comme retraitement.

Pour les net-nets, c'est encore plus prudent aujourd'hui. Car dans l’actif courant, vous n'avez pas les droits sur les loyers, mais vous avez bien les loyers futurs dans le passif. Donc cela dégrade la valeur de l'actif net-net. Toutes choses égales par ailleurs, en prenant les loyers futurs dans le calcul des net-nets, pour le même ratio (disons 0,50) vous avez aujourd'hui une marge de sécurité supérieure puisque vous intégrez une charge potentielle supplémentaire (mais pas certaine) par rapport à avant IFRS 16.

Pour ce qui est de des dettes financières et du calcul de la trésorerie nette, nous considérons les loyers futurs comme des dettes non financières et les excluons donc du calcul. A tord ou à raison, nous avons toujours estimé (cf. nos anciennes analyses quand nous regardions le hors bilan et que nous retraitions les engagements futurs tels que les loyers) qu'il est toujours possibles - si les choses tournent mal - de renégocier les baux à long terme. Pas tout, mais peut-être 50% du montant. Il est aussi possible de céder une partie des droits à des tiers.
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --

Avatar de l’utilisateur
les daubasses
Administrateur
428
Messages : 1047
Inscription : 26/10/2019

Message par les daubasses » 31 mars 2020, 11:17

Tiens...

Le PDG Henry Seydoux via sa société Horizon SAS - premier actionnaire de la société avec 62,5% du capital - a racheté sur le marché 150 000 actions à 2,40 EUR ce vendredi 27 mars 2020.

Bon signe.

On est bien content d'avoir acheté moins cher que lui à 2,17 EUR ! :P


---
Téléchargez la notification officielle :
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --

hlaf
0
Messages : 2
Inscription : 05/03/2020

Message par hlaf » 31 mars 2020, 19:07

bonjour,

Je suis un peu hors sujet, mais j'aimerais savoir où il est possible de consulter les déclaration de achats/ventes de dirigeants d'entreprises cotées. Je n'ai pas trouvé sur le site de l'AMF
d'avance merci et continuez votre travail avec autant de persévérance. j'apprends beaucoup à vous lire


Avatar de l’utilisateur
les daubasses
Administrateur
428
Messages : 1047
Inscription : 26/10/2019

Message par les daubasses » 06 avril 2020, 11:12

Nous avions une erreur de recopie sur Parrot : 17,428 M EUR et non 14,428M EUR pour le passif non courant.

Impact : -0,10 EUR sur la valeur net-net, la valeur net-estate et la VMLV.

RAS sur les autres ratios / calculs. Nous gardons bien évidemment cette ligne en portefeuille.

Merci à Guillaume pour sa relecture ! ;)
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --

hlaf
0
Messages : 2
Inscription : 05/03/2020

Message par hlaf » 06 avril 2020, 12:42

bonjour,

merci à Value pour les liens. J'avais trouvé par société, mais c'est un peu fastidieux et il n'est pas possible de penser à toutes.
Dans mes critères de sélection j'adore les entreprises qui en plus d'avoir un bon profil, sont fortement détenues par leurs dirigeants

Avatar de l’utilisateur
les daubasses
Administrateur
428
Messages : 1047
Inscription : 26/10/2019

Message par les daubasses » 16 avril 2020, 14:32

Pas mal de volumes ce matin et une belle petite hausse.
La société va produire un prototype de drone de reconnaissance pour l'armée américaine.

Nous sommes incapables d'évaluer cette nouvelle sur les perspectives de la société !
Est-ce de la pure com ? Ou est-ce un game changer pour la société ?

Si des ingénieurs, des spécialistes du secteur ou des aficionados des drones ont plus d'informations à partager, vos retours sont les bienvenus. :D

Source : Parrot va produire son prototype de drone de reconnaissance à courte portée pour le Département de la Défense aux États-Unis - 15 avril | Communiqué officiel Parrot
-- Chasseurs de décotes depuis 2008 --

Nerek
5
Messages : 9
Inscription : 11/11/2019

Message par Nerek » 16 avril 2020, 15:34

En avril 2019, l’US Army et la Defense Innovation Unit ont sélectionné Parrot et cinq autres fabricants de drones afin de développer des prototypes de drones de reconnaissance à courte portée à usage militaire.
A noter que les autres sociétés sont toutes américaines (Altavian, Lumenier, Skydio, Teal Drones et Vantage Robotics)

On parle d'un petit drone pouvant être dans le packetage du militaire : - de 1.3kg, 30min de vol, 3km de distance.
Parrot réutilise un drone déjà existant dans son catalogue et l'adapte aux contraintes militaires.

Si ils obtiennent le contrat, il sera probablement juteux (11 millions de dollars de dollars alloués aux 6 sociétés juste pour développer les prototypes)

Ils ont déjà un contrat de ce type avec l'armée suisse il me semble.

Répondre

Connexion

Statistiques

1249 membres • 3517 messages • 320 sujets