PSB Industries (PSB) - achats d'initiés

Sociétés dévoilées une fois vendues ou avec un potentiel réduit, suite à la forte hausse du cours par exemple

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Snowball
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Message par Snowball » 20 novembre 2020, 17:31

J’ai repris mon travail préféré : le suivi des transactions d’initiés et c’est le dossier PSB INDUSTRIES (PSB) qui a cette fois-ci retenu mon attention. Voilà pourquoi.


Suivi des achats des initiés

Entre le 30 octobre et le 9 novembre 2020, PROVENDIS, l’un des trois actionnaires de référence de PSB, a acheté environ 26.000 titres à un prix moyen de 15,11 € pour un montant total de 389 K€.

Depuis le début de l’année, les initiés ont acheté 108.525 titres sur le marché pour un total de 1.645 K€. PRU pour eux : 15,16 €. Il n’y a eu aucune vente d’initiés sur la période.

Cette tendance au renforcement des trois actionnaires de référence est une constante sur PSB depuis 2016 :

• En 2019, achat de 80.454 titres à 30,38 € pour 2.444 K€. Aucune vente.
• En 2018, achat de 77.534 titres à 46,46 € pour 3.602 K€. Aucune vente.
• En 2017, achat de 101.808 titres à 51,36 € pour 5.229 K€. Aucune vente.
• En 2016, achat de 51.619 titres à 47,39 € pour 2.446 K€. Aucune vente.

Sur 5 ans, les achats nets d’initiés représentent donc 419.940 titres à 36,59 € de moyenne pour un investissement total de 15.366 K€.

La société a un capital composé de 3.675.000 titres, inchangé depuis plus de 10 ans. Sans faire de bruit et sans OPA, les initiés viennent donc en 5 ans de grignoter 11,4 % du capital. Désormais le flottant n’est plus que de 22 %. Auraient-ils une idée derrière la tête ?

Les seuls achats de 2020 représentent 13,4 % du flottant. C’est très loin d’être négligeable.

Bien entendu, l’évolution des cours d’achat montre la dégringolade boursière du titre, passé de 51 € en 2017 à guère plus de 15 € aujourd’hui. – 71 % en 3 ans. Les initiés auraient mieux fait de se casser une jambe que d’investir à cette période.

Au cours actuel, soit 16,00 €, les initiés ont perdu 6.803 K€ sur leurs investissements décrits ici. Je me félicite donc de ne pas les avoir suivis plus tôt.

Ma question est : pourquoi le titre a-t-il autant baissé ? Et plus important encore : a-t-il un potentiel de rebond ?


La société

PSB INDUSTRIES est une bizarrerie de la bourse. La société a été créée en 1906 par un Monsieur Baïkowski sous le nom de Pierre Synthétique Baïkowski, ou PSB. La société est cotée depuis 1955 ! Qui dit mieux ? En 1984, la famille Baïkowski a vendu ses parts aux familles Entremont et Rosnoblet, qui sont encore présentes aujourd’hui.

La répartition actuelle du capital est la suivante :

• Famille Entremont : 25,2 %. C’est François-Xavier Entremont qui est PDG du groupe PSB.
• Famille Rosnoblet, via sa structure Provendis : 21,8 %. Ce sont eux qui sont les plus actifs sur les achats actuels.
• Union Chimique : 28,6 %. Il s’agit du véhicule d’investissement de la famille Guittard, rentrée dans le tour de table en 2016 à 50 € par titre. Eux aussi rachètent très activement.
• Auto-détention : 2,3 %.
• Flottant : 22,1 %.

La société dispose donc d’un actionnariat familial, très stable dans la durée et qui dirige les opérations. C’est très positif pour moi.

PSB INDUSTRIES travaille dans le domaine de la plasturgie. Son activité se structure aujourd’hui autour de deux pôles principaux :

• le packaging pour les produits de parfumerie / maquillage d'une part (clients L'Oréal, LVMH, Chanel…).
• les articles plastiques pour la santé et l'hygiène. Ex : instrumentation à usage unique pour la chirurgie.

Le groupe est en restructuration permanente. En 2018, il a cédé son pôle Agro-alimentaire et distribution. Cette même année, il a sorti de son périmètre la chimie de spécialité, cédée à ses actionnaires via une scission. Cette opération a logiquement provoqué une forte baisse de la valeur du titre.

L’objectif affiché est d’être un pure player dans l’emballage pour la parfumerie et les produits de beauté. En septembre 2020, PSB a d’ailleurs annoncé être rentré en négociations exclusives pour céder son pôle santé. Une partie de la transaction se ferait en numéraire. Le reste en titres, PSB devenant actionnaire du repreneur : Clayens.

PSB INDUSTRIES est coté sur Euronext, compartiment C. Le groupe est éligible au PEA. Cerise sur le gâteau pour l’équipe des Daubasses : ce n’est pas un SCA. ;)

Petit bémol que je tiens à préciser ici : la liquidité est assez faible sur le titre. Il est difficile des trouver des volumes sans faire un peu bouger le cours. Ou alors, il faut être Trrrrèèèès patient.


Les comptes

Comptes annuels au 31/12/2019

Au compte de résultat :

• Le CA s’établit à 266 M€. Il est en recul régulier depuis les 376 M€ de 2016. Le recentrage de l’activité et la cession des activité annexes pèsent nécessairement sur les ventes.
• Le résultat d’exploitation se monte à 8,9 M€, ou 3,4 % des ventes. C’est le plus mauvais ratio depuis 2015. La rentabilité d’exploitation a évolué de la manière suivante dans le temps : 9,2 % en 2015 ; 6,9 % en 2016 ; 5,6 % en 2017 et 4,2 % en 2018. Le groupe s’est défait de secteurs d’activité qui étaient plus rentable que son core business actuel. Un choix qui me paraît un peu déroutant.
• Le résultat net comptable, part du groupe, s’élève à 11,96 M€, là encore décevant lorsque l’on le compare aux exercices antérieurs : 20,7 M€ en 2015 ; 14,9 M€ en 2019 ; 10,2 M€ en 2017 et 78,0 M€ en 2018 (dont 72,5 M€ d’exceptionnel lié à la cession de deux branches d’activité).

Alors bien entendu, ces évolutions ne vendent pas du rêve et les évolutions depuis 5 ans sont très décevantes. Mais au cours de 16,00 € par titre, la capitalisation boursière est de 58,8 M€. Le PER sur RNC 2019 est donc de 3,90. Voilà qui mérite réflexion !

Le Return On Equity moyen sur les 5 dernières années est de 18,2 % (ou 10,6 % si l’on annule l’impact de l’exercice 2018 qui est très atypique). En 2019, c’était 7,8 %.

Au bilan :

Les capitaux propres, part du groupe, se montent à 152,5 M€. Le ratio price to book est donc de 0,38. Un bon candidat daubasse me semble-t-il.

Le goodwill se monte à 36 M€ et les incorporels à 6,6 M€. La VANT est donc de 103,1 M€. La capitalisation boursière représente donc seulement 57 % de la VANT à fin 2019. On est donc toujours éligible au titre de daubasse.

La dette nette, hors IFRS 16 est de 11,2 M€, ou 7,3 % des capitaux propres. Pas de surendettement en vue donc.

L’essentiel du bilan est composé de 77 M€ d’immobilisations corporelles et de 62 M€ de BFR d’exploitation.

Flux de trésorerie :

L’exploitation génère des cash-flows plutôt généreux : 176 M€ en cumulé sur 5 ans dont 22 M€ en 2019… pour une capi de 59 M€. PSB réinvestit une partie de cette trésorerie dans son outil de production : 78 M€ d’investissements cumulés en 5 ans (17 M€ en 2019). Le free cash-flow cumulé sur 5 ans est donc de 98 M€. Il a notamment servi à :

• payer 42 M€ de dividendes (soit 71 % de la capi actuelle !) ;
• Désendetter le groupe à hauteur de 33 M€ ;
• Payer 11 M€ d’intérêts ;
• Acheter des actions propres pour 2 M€.

Le cash return moyen depuis 5 ans est de 10 %. Il est seulement de 3 % en 2019.

Les capitaux propres / titres ont progressé en moyenne de 4,3 % par an depuis 2015, passant de 35,08 à 41,49 €. Si l’on ajoute les dividendes généreusement versés (1,10 € en 2015 ; 2,00 € en 2016 ; 1,80 € en 2017 ; 1,25 € en 2018 et 5,00 € en 2019) le groupe a créé 16,46 € de valeur pour l’actionnaire. Soit plus que le cours de bourse actuel ! Je calcule une création de valeur annuelle moyenne de 25,7 % depuis début 2015. Avec pareil ratio, on n’est plus dans la daubasse mais dans la star de la cote.

A ce stade de l’analyse, c’est du tout bon. Malheureusement, les comptes semestriels sont eux nettement moins prometteurs.


Comptes semestriels au 30/06/2020

Les ventes chutent de 142 M€ sur le S1 2019 à 100 Me au S1 2020 : -29,7 %. Le confinement est passé par là. Deux mois d’inactivité = 33 % de la période. Il n’y a pas eu de vrai rattrapage au déconfinement.

L’activité passe sous le seuil de rentabilité et le groupe enregistre sa première perte d’exploitation depuis très longtemps : - 7,5 M€ ou 7,6 % du CA. La marge brute est très semblable aux exercices antérieurs à 49 %. Les charges d’exploitation diminuent de 12 % : c’est bien, mais très insuffisant devant l’ampleur de la crise.

Le groupe « profite » de ce semestre pourri pour enregistrer une charge exceptionnelle d’amortissement de son goodwill. C’est la branche santé qui est visée, celle-là même qui devrait être bientôt cédée. Impact de cette perte de valeur du goodwill : 16,6 M€.

Au final, le RNC de ce semestre est une perte de 22 M€, après un profit de 4,5 M€ au S1 2019.

Côté bilan, cette forte perte affecte logiquement les capitaux propres qui diminuent à 127 M€.

La bonne nouvelle vient de la dette nette qui recule sur le semestre et s’établit désormais à 5,6 M€. Étrangement PSB a souscrit un nouvel emprunt d’environ 50 M€, qui se retrouve intégralement en trésorerie.

Ce choix me semble étrange car la génération de trésorerie est restée très correcte sur le semestre : + 9,8 M€ de cash-flow d’exploitation (en net progrès par rapport au 4,5 M€ du S1 2019). Le groupe a poursuivi ses investissements à hauteur de 7,8 M€. Il a donc généré 2 M€ de free cash-flow. PSB a suspendu le versement de dividende dans le contexte... mais a continué à acheter quelques actions propres sur le marché pour 252 K€.

Après ce semestre pour le moins chaotique, les ratios qui m’intéressent s’établissent désormais à :

• Prix to book : 0,46
• VANT 25,83 € par titre
• Ratio cours de bourse / VANT par titre : 0,62.


La valorisation

Comme dit précédemment, la VANT est actuellement de 25,83 € par titre.

Pour les comparables et multiples, je pars sur un ratio cible VE / REX de 12. Ce ratio donne un objectif de cours de 27,66 €.

Établir un prévisionnel est un exercice extrêmement délicat, surtout dans un contexte de changement permanent du périmètre du groupe. Je me suis malgré tout prêté au jeu. Je pense avoir été prudent, en retenant un cash-flow normatif sur la période à venir environ égal au tiers du free cash-flow annuel moyen de la période 2015/2019. Avec ces hypothèses, mon modèle de DCF me donne une juste valeur à 30,15 €.

Au final, je me fixe un objectif de cours de 28 € par titre, soit un potentiel d’appréciation de 75 %.


Et en conclusion

On est sur le dossier PSB dans un cas de figure qui me convient parfaitement :

• Des dirigeants qui rachètent agressivement les titres de leur propre société, au point que l’on peut se demander s’ils n’envisagent pas une offre publique prochainement.
• Une forte décote sur la valeur comptable et sur la VANT.
• Un historique très établi de création de valeur pour l’actionnaire.
• Des cash-flows qui restent positifs même si le résultat comptable est dans le rouge.
• Un titre totalement ignoré par Monsieur le Marché.

Bien sûr, la recovery ne pourra voir lieu que si la stratégie de recentrage comme sous-traitant de l’industrie du luxe, parfumerie et maquillage, fonctionne. Il faudra aussi être très attentif au prix de vente du pôle santé. Mais dans la mesure ou le goodwill est totalement amorti, le risque d’une mauvaise nouvelle de ce côté semble très faible. Par ailleurs, les achats récents d’initiées laissent à penser qu’ils croient à cette recovery.

Je me suis donc positionné aujourd’hui sur PSB à 16,20 €.

Snowball

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Stephane
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Message par Stephane » 20 novembre 2020, 21:06

Snowball a écrit :
20 novembre 2020, 17:31
• En 2019, achat de 80.454 titres à 30,38 € pour 2.444 K€. Aucune vente.
• En 2018, achat de 77.534 titres à 46,46 € pour 3.602 K€. Aucune vente.
• En 2017, achat de 101.808 titres à 51,36 € pour 5.229 K€. Aucune vente.
• En 2016, achat de 51.619 titres à 47,39 € pour 2.446 K€. Aucune vente.

Sur 5 ans, les achats nets d’initiés représentent donc 419.940 titres à 36,59 € de moyenne pour un investissement total de 15.366 K€.
En regardant si ces achats avaient été faits en creux de marché ou pas, je me demandais comment ils ont pu acheter à des prix aussi élevés.
Je me rends compte que l'historique de prix de Yahoo n'est pas le même que celui de Abcbourse
(https://finance.yahoo.com/chart/PSB.PA)
(https://www.abcbourse.com/graphes/eod/PSBp/lcc)
Il y a du y avoir un split non référencé de 0.67 autour de Jan 2019, du coup le prix moyen des achats des dirigeants que vous avez calculé est en actions anciennes ?
En actions nouvelles, ce serait plutôt autour de 25 EUR ou 30 EUR ?
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Snowball
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Message par Snowball » 21 novembre 2020, 15:28

Bonjour Stéphane,

Chapeau pour votre vigilance : en effet, sur le dossier PSB, en comparant les cours de 2016, 2017 et 2018 avec le cours actuel, on ne compare pas tout à fait la même chose.

Comme je l’ai indiqué dans la présentation de la société, PSB a cédé à ses propres actionnaires sa division de chimie de spécialité, dénommée Baikowski, fin 2018. J’aurais dû être plus précis sur l’opération et surtout donner les chiffres. Votre post me donne l’occasion de le faire : merci.

Toute fin décembre 2018, PSB INDUSTRIE a distribué à ses actionnaires des actions de sa filiale Baikowski. Les termes de l’opération étaient les suivants :

• Une action Baikowski cédée pour une action PSB détenue, soit 3,6 millions de titres créés pour cette introduction en bourse
• Valorisation retenue pour Baikowski 51,8 M€
• Valeur de chaque titre Baikowski donné aux actionnaires de PSB : 14,11 €.

Logiquement, après distribution des actions de sa filiale, le cours de PSB a reculé de 14,11 €.

Ce n’est donc pas un stock split comme vous l’avez supposé. Mais le reste de votre analyse est parfaitement exact. Il faudrait rajouter ces 14,11 € au cours actuel (et ce depuis le 28 décembre 2018) pour pouvoir le comparer avec les cours d’achats des initiés de la période 2016 – 2018.

Voilà, j’espère que c’est plus clair comme cela.

Snowball

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Message par Snowball » 21 novembre 2020, 15:35

Et pour la petite histoire : il y a aussi quelques achats d’initiés sur Baikowski.

Dernier en date le 2 octobre 2020 avec 10 000 titres achetés à 9,50 € par la François-Xavier Entremont, le PDG de PSB INDUSTRIES, et actionnaire de référence de Baikowski.

Ce sera peut-être l’objet d’une nouvelle analyse pour moi.

Snowball

Lyssandre
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Message par Lyssandre » 04 janvier 2021, 15:47

Source Zone bourse

COMMUNIQUE DE PRESSE

LE 4 janvier 2021 à 8H30

Cession confirmée

du pôle Santé & Industrie

Le groupe PSB Industries confirme la cession de son pôle Santé & Industrie (Plastibell) à l'exclusion d'un site dédié à la santé en Normandie (France) et du site américain polyvalent de Boston (Santé, Industrie et Luxe) au groupe Clayens NP avec lequel il était en négociations exclusives depuis le 11 septembre 2020.

Cette cession finalise le recentrage du groupe PSB Industries, la simplification de son portefeuille d'activités et le focus mis sur le développement de ses savoir-faire autour de l'activité Luxe & Beauté.

Le périmètre concerné, est composé de 5 sites industriels en France, au Mexique, en Pologne, et d'un centre R&D en France et représente un chiffre d'affaires mondial d'environ 60 M€ en 2019 et emploie près de 700 collaborateurs.

Le groupe Clayens NP, spécialiste de la transformation métalloplastique et électronique a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 279 M€ et emploie 2700 personnes sur 17 sites industriels en France, Allemagne, Hongrie, Pologne, Slovaquie, Maroc et Tunisie.

Cette cession est rémunérée pour partie en numéraire (réduction de la dette financière nette du groupe PSB Industries de 14 millions d'euros) et pour partie en titres avec une entrée à hauteur de près de 9% au capital de Xtech Invest (holding de contrôle de Clayens NP), permettant ainsi aux deux groupes d'être partenaires.

Le groupe PSB Industries annonce également la cession du site dédié à la santé en Normandie (France) au groupe français MIP Medical. Ce site réalise un chiffre d'affaire d'environ 4 millions d'euros et emploie 25 collaborateurs.

Les entités cédées cessent d'être consolidées dans les comptes du groupe PSB Industries à compter du 1er janvier 2021.

PSB Industries est un Groupe industriel innovant, leader sur les métiers Luxe & Beauté et Santé & Industrie ; sa mission est de transformer la matière en expérience.

En 2019, le Groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 266 millions d'euros dont plus de 50 % à l'international,

avec des sites de production en France, en Pologne, aux Etats-Unis et au Mexique.

Euronext Paris - Compartiment C - ISIN FR0000060329 - Indices Cac Small, Cac Mid & Small, All-Tradable

Retrouvez l'ensemble des résultats financiers de la société sur : www.psbindus.com- finance@psbindus.com

PSB INDUSTRIES est éligible au PEA - PME

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Stephane
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Message par Stephane » 04 janvier 2021, 16:47

Merci à Snowball pour cette analyse, c'est une de mes plus grosses positions en portefeuille actuellement.

Sur les 4.5 dernières années, la création de valeur est de 10% et est de 16%/an en incluant la séparation des actions Baikowski.
Pièces jointes
PSB.PA.png
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Message par Snowball » 04 janvier 2021, 20:39

@ Stéphane, pour le calcul de création de valeur, il faut clairement inclure la séparation des actions Baikowski dont les actionnaires PSB ont bénéficié. 16 % de création de valeur par an en moyenne : plutôt pas mal pour cette Daubasses qui cote 28 % en dessous de sa VANT au cours du jour.

@ Lyssandre. Merci pour le partage du communiqué. L’opération était annoncée depuis le mois de septembre. Je dois dire que j’espérais que l’annonce serait plus claire. Pour moi, il reste quelques zones de flou dans ce dossier. Voici ce que je comprends… et que je ne comprends pas :

- La groupe PSB a cédé son pôle santé à Clayens. Ce pôle santé dégageait un CA de 60 M€ annuel environ pour un EBIT négatif de près d’1 M€.
- La vente a une composante cash et un partie titres : ceux de la société mère de Clayens, Xtech Invest. Il s’agit d’un véhicule d’investissement propriété conjointe de Siparex, du crédit Agricole et de la BNP. Cette holding est de création récente, fin 2019. PSB est désormais actionnaire à hauteur de 9 % de Xtech Invest.
- La partie cash permet au groupe une réduction de la dette financière nette du groupe PSB Industries de 14 millions d’euros. Est-ce à dire que PSB encaisse 14 M€ ? Ou faut-il comprendre que PSB se défait de plus de dettes que d’actifs ? Ou encore, est-ce un mélange des deux ? Le communiqué du jour est très elliptique sur cette question.
- La partie titres représente selon mes calculs 3,5 M€. En effet, Xtech Invest venait de procéder à une AK le 9 novembre 2020, portant son capital social à 35,2 M€. La société ayant environ 1 an d’existence, je fais ici l’hypothèse que la valeur des capitaux propres ne diffère pas significativement du capital social.
- Au total, PSB retirait donc l'équivalent de 17,5 M€ de l'opération annoncée ce jour..

A l’issue de la transaction, PSB :

- Verra son CA amputé de 60 M€, ce qui le ramènera autour de 200 M€ en pro-forma. Sa rentabilité d’exploitation pro-forma sera elle renforcée à environ 5 % contre 3,4 % au préalable (pro-forma sur les comptes 2019, sans impact COVID donc).
- Aura une dette nette allégée de 14 M€. Pour mémoire, la dette nette était de 11 M€ au 31 décembre 2019 et de 5,5 M€ au 30 juin 2020. On peut donc espérer une situation de trésorerie nette pour le prochain bilan.

Bref, cela me semble très positif. D’ailleurs le marché a salué ce jour l’opération avec un gain sur la séance de 3,4 %

La question que je me pose maintenant est celle des relais de croissance. Depuis plusieurs années, PSB se défait de pans entiers de son activité. Le CA est en net recul. Certes, les actionnaires ont été grassement rétribués avec de confortables dividendes… mais est-ce la bonne stratégie sur le moyen et long terme ? Là, je dois avouer que je suis un peu circonspect.

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Message par les daubasses » 18 janvier 2021, 09:49

Article dans la presse spécialisée beauté : "Recentré sur son pôle Luxe & Beauté, PSB Industries veut accélérer avec Texen"

Pour plus de création de valeur ?

=> https://www.premiumbeautynews.com/fr/re ... aute,17822
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Message par Snowball » 18 janvier 2021, 10:47

Traquer l'information financière sur " Premium Beauty News " !!!

C'est complet le métier d'investisseurs :lol:

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Message par Snowball » 09 février 2021, 08:44

PSB Industries a publié hier soir son CA pour l’année 2020.

Il s’élève à 207 M€, en recul de 22 % par rapport à 2019. A taux de change et périmètre constants, le recul est de 20,5 %.

Sur le seul T4, l’activité à taux de change et périmètre constants recule de 7,9 %, après un recul de 13,5 % au T3 et de 47 % au T2. Le retour à la normal suit son cours. Souhaitons que l’on revienne à de meilleurs chiffres en 2021, après un exercice 2020 à oublier.

Maintenant que PSB a simplifié ses activités en se concentrant sur la parfumerie et cosmétique, il me semble intéressant de mettre en parallèle la perte de chiffre de PSB avec celle des circuits de distribution sélective (avec des enseignes telles que Marionaud, Sephora, Nocibé ou Jacques Bogart). Selon une étude de The NPD Group cité dans les Échos Mardi 2 février, les parfumeries ont vu leurs ventes plonger de 20 % en 2020. Les parfums ont mieux résisté (-15 %) que les cosmétiques (avec des baisses de 25 à 35 %). Le boom de plus de 50 % du e-commerce n’a pas suffi à enrayer l’effondrement des ventes en points de vente physiques.

PSB a donc globalement suivi l’évolution de son marché aval en perdant un cinquième de ses ventes. Il faut maintenant souhaiter un fort rebond en 2021.

Le communiqué du groupe donne une précision nouvelle sur la cession de l’activité Santé et Industrie et de Plastibell. Je cite : « Les conditions de la cession, amèneront le groupe PSB Industries à constater à ce titre un perte comptable additionnelle non récurrente sur le deuxième semestre de - 6,6 M€ ». C’est une déception pour moi car je pensais le goodwill totalement amorti. Cette écriture n’aura pas d’impact sur les cash-flows.

Les résultats seront publiés le 25 février.

Je joins le communiqué du groupe

Snowball
Pièces jointes
PSB CA 2020.pdf
(1004.35 Kio) Téléchargé 54 fois

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Message par Snowball » 27 février 2021, 14:04

PSB a publié son résultat annuel jeudi Soir. Le groupe a également publié ses comptes. Le tout est disponible sur le site internet de même que la présentation powerpoint destiné à la SFAF.

Voici l’essentiel des données :
PSB Résultats annuels.jpg
Pas la peine de faire un long discours : c’est mauvais. Du coup, j’ai passé une partie de ma journée d’hier à me demander s’il fallait sortir ou pas. Il y avait suffisamment de volumes dans le CO pour dégager une plus-value correcte sur rapport à mon investissement du 20 novembre dernier.

J’ai finalement fait le choix de conserver pour les raisons suivantes :

• Le résultat final de 2020 est « anormalement » mauvais car la direction a choisi de passer les comptes à la paille de fer. Mauvais pour mauvais, ils ont choisi de faire porter à cet exercice 2020 des éléments exceptionnels et non cash pour pouvoir repartir ensuite sur une base allégée. Ainsi les incorporels reculent au bilan de 56 M€ (dont au moins 13 M€ qui concernent les activité conservées). Pourquoi cette stratégie : pour sortir des bons résultats dans les années qui viennent ? Pour tenter une opération de sortie de cote ? L’avenir nous le dira.
• La génération de cash-flows reste positive, ce qui semble l’essentiel. On ne peut pas trafiquer comptablement les flux de trésorerie. Flux de trésorerie d’exploitation en 2020 : + 15 M€. Free cash-flow : + 5 M€. Pour une capitalisation boursière de 69 M€, les ratios restent très corrects.
• La dette nette est réduite à 6 M€. Les capitaux propres eux reculent à 103 M€. Le Price to book est de 0,67. Ça reste bon marché.

Au final, c’est une publication décevante, mais pas catastrophique. Le titre a encore un vrai potentiel. Les dirigeants ont acheté jusqu’au 9 novembre 2020. Je crois qu’ils savaient ce qu’ils faisaient.

Snowball

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Message par Stephane » 27 février 2021, 17:20

Voici le lien vers le rapport annuel :
https://www.psb-industries.com/blog/rap ... nuel-2020/

Je calcule :
31 Dec 2019 : NAV ~= 43.00 EUR VANT ~= 30.00 EUR
30 Jun 2020 : NAV = 35.48 EUR VANT = 27.95 EUR
31 Dec 2020 : NAV ~= 28.70 EUR VANT ~= 24.70 EUR

Ce qui signifierait que la baisse de VANT S2 2020 est finalement dans la lignée de la baisse de VANT S1 2020.
Conséquence : au prix actuel de 18.85 EUR, la marge de sécurité vis à vis de la VANT n'est plus que de ~25% alors qu'elle était de 50% il y a 1 an.
Ma stratégie d'investissement : Acheter bas et vendre haut.
(2nd actionnaire du TSE derrière la BoJ)

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