Vicat (VCT) : des achats familiaux massifs avant le désendettement
Synthèse stratégique
Vicat fabrique du ciment, du béton et des granulats. Leur poids limite les distances de livraison : une usine et sa carrière desservent un marché local. Le 24 février 2020, Snowball relevait un cours de 37,45 EUR, une capitalisation égale à 72 % des capitaux propres et 893 M EUR de flux de trésorerie disponible cumulés sur cinq ans L'objectif de 48 EUR ne laissait pourtant pas assez de marge pour acheter.
La famille Merceron-Vicat contrôle plus de 60 % du capital. Ses achats répétés et la baisse de la dette fournissent deux repères, face aux coûts de l'énergie, aux devises et à la décarbonation.
Parcours de la thèse
Entre mars et juin 2020, la famille a acheté environ 43 000 actions à 25,26 EUR de moyenne, puis 300 000 titres à 28,80 EUR en septembre. En 2020, l'EBITDA atteignait 557 M EUR et le flux disponible 228 M EUR.
En 2022, les achats ont changé d'échelle malgré la hausse de l'énergie et l'avertissement sur résultats. Au 18 août 2022, 54 déclarations totalisaient 14,1 M EUR, soit environ 44 % du dividende net estimé de la famille Un calcul publié en novembre 2024 partait d'un achat moyen proche de 25 EUR : avec un cours de 37 EUR et quatre dividendes, le rendement brut théorique atteignait +64 %
En 2025, Vicat a réalisé 3,854 Md EUR de chiffre d'affaires, 771 M EUR d'EBITDA et 275 M EUR de résultat net. La dette nette reculait de 86 M EUR à 1,151 Md EUR, soit 1,49 fois l'EBITDA, avec un dividende de 2 EUR
Thèse en 3 points
1. Sites locaux. Une cimenterie proche des clients réduit le rayon économique des concurrents. Le poids du ciment et du béton rend coûteuse une livraison depuis une usine éloignée, ce qui permet à Vicat d'ajuster ses prix marché par marché.
2. Famille acheteuse. L'actionnaire de contrôle détient plus de 60 % du capital et a engagé plusieurs millions d'euros pendant les périodes de doute. Ces achats ont été déclarés à des prix précis, sans discours promotionnel.
3. Dette mesurable. Vicat vise environ une fois l'EBITDA en 2027. Dette nette, EBITDA et investissements permettent de mesurer chaque année l'avancement, sans dépendre d'une estimation de valeur lointaine.
Points de vigilance
Au premier trimestre 2026, l'activité organique progressait de 8,5 %, mais les changes retranchaient 52 M EUR au chiffre d'affaires. L'énergie peut comprimer la marge si les prix réagissent avec retard. Décarbonation et acquisitions peuvent aussi ralentir le désendettement; le dividende doit donc être rapproché des investissements et de la dette nette.
Conclusion
Au 15 juin 2026, Vicat cotait 65,20 EUR et la famille venait d'acheter deux blocs de 10 000 titres autour de 60 EUR Les prochains comptes devront confirmer la thèse de désendettement par une marge supérieure à 20 % et une dette nette orientée vers une fois l'EBITDA en 2027. Si l'un de ces deux chiffres recule durablement, les achats familiaux ne suffiront pas à compenser.
Les informations présentées sont publiques et ne constituent ni un conseil en investissement ni une promesse de performance.
Mots-clés : Vicat, VCT, ciment, matériaux de construction, famille Merceron-Vicat, achats d'initiés, dette nette, marge EBITDA, décarbonation, France
- Résumé daté du 14 juillet 2026 -
Vicat (VCT) - achats d'initiés
En recul pour la troisième année consécutive, la production des exploitants de carrières serait, en 2024, comparable à son niveau de 1985. Les professionnels subissent par ricochet le recul de la construction de logements neufs et appellent à une « véritable politique » en la matière.
La production de béton prêt à l'emploi s'adresse à 69 % au secteur du bâtiment, et largement à la construction de logements, sachant que produire du béton prêt à l'emploi implique d'utiliser des granulats… Pour les exploitants de carrières, la solidité du marché des travaux publics permet toutefois de limiter les dégâts, les « TP » avec les travaux de voirie et de réseaux consommant 81 % de la production de granulats.
L'utilisation de granulats à béton ou mortiers a profondément changé. L'utilisation de granulats de recyclage (béton reconcassé et réutilisation des déchets de démolition) a explosé depuis 10 ans !
Donc la comparaison de l'article est ridicule... d'un point de vue technique.
Suite à votre remarque pertinente, j'ai cherché des statistiques sur l'évolution de la part des granulats de recyclage dans la production nationale. Les dernières statistiques complètes disponibles sont celles de 2020.
Sur le site de l'office international de l'eau, la part des granulats de recyclage dans la production nationale a effectivement explosé depuis 2016, passant de moins de 10 à plus de 30%, avec une production de 111,8 millions de tonnes.
Le chiffre de production nationale globale est de 414,1 millions de tonnes, ce qui ne correspond pas aux chiffres du graphique des Echos pour 2020, d'environ 330 millions de tonnes. Il ressort des statistiques de l'UNPG que les chiffres des Echos ne tiennent compte que d'une partie des granulats de recyclage produits, soit 29,6 millions de tonnes (granulats issus de déchets inertes du BTP, produits sur des plateformes équipées d'une installation de traitement fixe, et granulats artificiels laitiers, MIDND et schistes). Ne sont pas pris en compte les granulats extraits et réemployés in situ (47,1 millions de tonnes) et une partie de la catégorie fourre-tout autres granulats recyclés.
- Pièces jointes
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- depliant-stat-unpg-2020.pdf
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+ Graphique Fastgraph :
Avant toute chose, il faut savoir que j'ai travaillé pour Vicat pendant 4 ans et j'en garde un très bon souvenir. J'ai donc un petit biais en faveur de cette société (dont le béton compose la dalle de ma maison d'ailleurs). J'ai pu visiter une carrière, une cimenterie, une centrale à béton et un centre de traitement de déchets (pour faire du combustible), c'est fou ce qu'on peut brûler dans un four à ciment. Mais je crois aussi que cela dépend pas mal de la technologie du four. En l'occurrence, Vicat semble posséder quelques fours efficaces sur ce point. Pour autant je n'ai pas d'infos privilégiées particulièrement utiles à un investisseur. J'ai cependant le sentiment que la société est assez pionnière sur certains points (R&D, décarbonation) etc... Ils ont aussi tout un panel d'activités autour du béton (Ciment, Béton, Enduits, Colles, pompage de béton, ports, transports, papier (pour les sacs), centrales mobiles, traitements de déchets combustibles...). Une belle société je trouve.
Bref, aujourd'hui son prix tourne autour de 30 EUR avec une décote qui me semble intéressante.
En regardant les données historiques, je trouve ceci (12 ans d'historique):
Ratio / Historique / actuel / potentiel
P/VANT (moy) / 1,43 / 0,80 / 77,85%
P/E (median) / 11,31 / 5,64 / 100,64%
P/CA (moy) / 0,89 / 0,34 / 164,80%
P/FCF (median) / 17,88 / 5,22 / 242,81%
Certains chiffres sont des médianes et non des moyennes, ça m'a paru utile pour éliminer les extrêmes dans mes tableaux remplis automatiquement et je ne sais pas si c'est pertinent, mais pour Vicat ça ne change pas grand chose (PE plutôt stable).
Avec un rendement de 6.6% au cours actuel, sachant que le taux de redistribution est autour de 35% alors qu'il était plutôt à 50% pré covid, cela me semble donner une certaine marge de sécurité.
Seul l'endettement me gêne un peu, mais il me semble assez stabilisé.
Je crois que Vicat possède une certaine capacité à répercuter les coûts, ne serait-ce que le béton car il vient souvent de la centrale à béton du coin (2h max dans la toupie je crois) et en général, les concurrents ne s'installent pas les uns à coté des autres à moins de chercher les problèmes.
Je n'ai pas d'opinion concernant l'avenir du produit, la décarbonation etc...
Quelques achats d'initiés ont eu lieu jusqu'au 21/06 mais rien de significatif.
Je suis déjà pas mal chargé en Vicat (3% du PTF, tout est relatif), mais je pense en reprendre une louche.
Allez, je mets un petit graphique pour le plaisir :
Si Vicat mange toute la valeur créée pour maintenir son outil et s'endette pour financer le dividende, comment expliquer le graphique du post ci-dessus ? Je m'explique:
- Comment la VANT augmente sur les dernières années (et est plutôt stable sur le long terme) tout en versant un dividende confortable ?
- Comment fait-elle pour ne pas être endettée "à l'infini" depuis toutes ces années ?
- Comment fait-elle pour générer annuellement, au prix actuel, 7% de valeur tangible (delta VANT + dividendes) sur 10 ans et 9% sur 5 ans ?
Cela m'échappe totalement.
Si j'en parle, c'est que je pense que c'est intéressant d'en parler, non pas que je veuille convaincre, je veux juste comprendre si j'en ai la capacité. Je suis mauvais en comptes de résultats et flux de trésorerie, c'est pourquoi je me base sur les bilans successifs et je trouve que c'est intéressant (pour moi en tout cas) de comprendre pourquoi j'ai l'impression que les bilans disent que de la valeur est créée alors que les comptes de résultats et flux de trésorerie diraient le contraire.
Pour m'aider à m'y retrouver, je regarde les fonds propres ou les actifs par action. Là, difficile de travestir la réalité.
Soit les fonds propres augmentent, soit non !
Si je vois les fonds propres diminuer, je pars en courant ...
Voici la fiche de Zone bourse (j'ai mis en deux fois pour avoir le déroulant).
Bonne analyse.
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climatisor
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Sur Vicat on parle d'un business physique avec les avantages et les inconvénients du brick and mortar. L'avantage c'est le coté rassurant, le - c'est les capex.
C'est un groupe mondial mais en fait ça m'a l'air très local. En gros on produit dans chaque zone pour servir le marché de la zone. Finalement on dirait que chaque zone est pratiquement autonome avec ses usines, ses fournisseurs etc...
1 Zone France avec 31 % du chiffre d'affaires, 3200 employés avec 5 cimenteries 2 centres de broyage 155 centrales à béton 45 carrières de granulats
2 Amérique (USA et brésil) : 25% du CA avec 3 cimenteries 60 centrales à béton 2 carrières de granulats
3 Kazakstan et Inde : 12% du CA avec 3 cimenteries, 1 carrière de granulat et 1169 employés
4 Turquie et Egypte : 12% du Ca, 1500 personnes , 3 cimenteries, 39 centrales à béton, 5 carrières de granulats
5 Sénégal, Mali : 10% du Ca, 1500 personnes, 1 cimenterie 2 centres de broyage
1 centrale à béton 2 carrières de granulats
6 Suisse et Italie : 10% du Ca, 740 gonzes, 1 cimenterie 1 centre de broyage 18 centrales à béton 16 carrières de granulats
En tout donc 18 cimenteries, 274 centrales béton et 71 carrières de granulats. Et tout ça pour la modeste somme 1 milliard 260 millions d'euros ! En fait j'ai aucune idée si c'est pas cher ou pas car je n'ai aucune idée du prix d'une cimenterie
Pour les centrales à béton je trouve un prix d'environ 150 000 euros. Donc on a pour 41 millions d'euros.
Pour les carrières de granulat, lancer une carrière couterai environ 2 millions d'euros. On en a 71 donc ça fait 142 millions.
C'est un peu n'importe quoi car je ne connais pas vraiment les prix, si un spécialiste est dans la salle qu'il se manifeste
Dans le bilan, l'actif est valorisé 2 milliards 700 millions. C'est possible mais dur à vérifier, en tout cas pour moi ça me parait surévalué. Les good wills eux sont valorisés à 1 milliard 200. C'est possible aussi mais dur à vérifier. Perso quand j'achète du ciment je regarde pas si c'est du Vicat mais peut être que certains clients si. Et y a sans doute des brevets. Mais j'y connais rien en ciment donc la encore je suis dans le noir.
Ce qui me parait plus clair, ce sont les cash flows. Le cash rentre dans les caisses, il semble qu'on peut faire 500 millions de cash flows opérationnels par an sans trop forcer. La dessus on va réinvestir en moyenne 350 millions dans l'activité ce qui va nous apporter normalement dans les 3% de croissance.
Cela semble possible car Vicat a une bonne répartition géographique et peut compenser le déclin en France qui risque d'être assez sombre. Je suis assez confiant sur toutes les zones sauf la France. Si je compte la dette de 1 milliard 500, j'arrive à une rentabilité du cash flow libre de 5% aujourd'hui et 9% d'ici 15 ans soit un rendement moyen de 7% sur la période.
En conclusion j'ai du mal à valoriser les actifs de l'entreprise mais son organisation, sa gestion, sa présence dans le monde et la régularité de ses flux de cash me rassurent. Je conserve donc ma ligne moyenne.
Si on allait jusqu'au bout, il faudrait d'ailleurs en retirer des sommes importantes pour la remise en l'état des sites mais c'est généralement en héritage laissé au dirigeant suivant ou aux voisins
- Franck des daubasses
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De même, les autorisation de carrières, constructions de nouvelles cimenteries + le coût élevé de construction d'une unité dans un secteur polluant non ESG => pas facile. A mon avis, presque mission impossible en Europe. Les nouvelles unités sont construites en Afrique, Asie, Moyen-Orient, Brésil et un peu aux USA. Des zones en croissance avec des besoins en béton et un peu moins regardantes sur ces questions ESG.
La croissance n'est pas évidente. Pas de récurrence non plus car l'activité d'un cimentier est liée aux besoins du secteur de la construction à proximité => l'activité est cyclique.
Les grands cimentiers capables de passer les creux de cycles sont ceux qui encaissent les gros FCF quand les affaires reprennent.
Cours : 36,75 €
Vicat a 1,6 Md EUR de dette nette.
Valorisée 9x son bénéfice moyen des 5 dernières années (que j'estime à 4 € / action) : ni bradé, ni chère.
La croissance passée n'est pas une hypothèse prudente à retenir pour les prochaines années.
=> il y a un risque de payer Vicat pour sa performance passée de croissance rentable alors qu'on pourrait se diriger vers un marché plus compliqué.
A noter que la famille Vicat-Merceron a acheté beaucoup d'actions en 2022 (pour env. 15 M €) : de 29 € et a amplifié ses achats pendant la baisse de l'action jusqu'à 20 € au cours de l'année. On a beaucoup parlé de ses achats sur le forum à l'époque : cf. ce message, celui-ci ou encore celui-là.
Les suivre était une excellente idée. Le cours étant actuellement de 37 € et depuis il y a eu la distribution de 4 € de dividende.
L'investisseur ayant copié la famille en achetant en moyenne à 25 € est en plus-value de +48% en 2 ans. Avec les 4 € de dividendes, la performance brute atteint +64% en 2 ans. Pas mal pour de l'industrie pourrie.
Mon avis : les dirigeants et premiers actionnaires sont les mieux placés pour savoir quand l'action est à un prix convenable. Ce qui ne semble pas être le cas actuellement. Ils ne se ruent pas à l'achat sur l'action.
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climatisor
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La croissance de 3% que je prévois c'est juste l'expression de l'inflation. Si les prix augmentent partout de 3% en euro, vous avez votre croissance de 3% en euro
Vicat a un côté rassurant du côté de l'actif pour le long terme: beaucoup d'unités, répartis sur 5 continent.
J'ai un PRU à 31, certes en 2022 c'était moins cher mais en 2022 bcp de choses étaient moins chères
La France n'est pas mieux mais les entreprises sont bien diversifiées, on le voit avec Vicat présent sur tous les continents. Vicat peut quitter la France dans le pire des cas grâce à l'Europe et déplacer son siège social en Hollande par exemple.
Donc une entreprise avec un actif qui ne se dévalue pas et bien réparti géographiquement. Un rendement brut de 5% brut par an hedgé sur l'inflation. C'est pas dégueu, pas top mais pas dégueu. Mais c'est vrai que ma ligne est peut être un peu grosse, ça mérite sans doute juste une petite ligne.
https://www-boursorama-com.cdn.ampproje ... 6698a66f81
Sujets :
- Commentaire sur le marché global
- Taux de marge/marge d'ebitda
- Commentaire sur le marché européen, asiatique et middle east
- Point sur l'ESG/décarbonation
- Perspectives
Voilà une superbe année boursière pour Vicat : un impressionnant +100% depuis le premier janvier pour notre cimentier !
J’ai relu un peu les débats sur la lourdeur capitalistique du groupe (pour certains), son côté rassurant, plein d’actifs tangibles (pour d’autres).
Force est de constater qu’ en plus d’avoir vu son action bien progresser, Vicat est excellent sur l’opérationnel. Tout ça dans un contexte hyper tendu sur son marché principal : la construction en France (-4% sur les 9 premiers mois 2025 : « stabilisation sur un point bas » dans le dernier communiqué du T3).
Les critères de Qualité :
Il y a croissance régulière des revenus,
Une marge opérationnelle élevée (entre 10 et 12%),
La dette, si elle semblait inquiéter des membres du forum, est un sujet de premier plan pour le management : elle représentait 1,6 fois l’EBITDA en 2024, sera autour de 1,3 pour 2025, et objectif 1* l’EBITDA pour 2027 !
Enfin, l’indicateur cher à Higgons, le ROCE est au dessus de 10% (12% en 2024)
Toutes les cases sont au vert pour moi.
Le prix :
Evidemment, Vicat est plus cher qu’en début d’année, et il sera intéressant d’observer les ratios quand on aura les chiffres de l’année 2025.
Voici les ratios avec le prix actuel (3,3 Mds€ de market cap) et les comptes consolidés 2024 :
PER = 12
EV/EBITDA = 5,6
P/S = 0,85
P/B = 1
Ça reste raisonnable, mais ce ne sont plus les ratios affichés par Chaton69 cet été
Avec l'augmentation des multiples cette année, on se rapproche de la moyenne historique.
Le critère Momentum:
Un graphique pour observer le parcours des 12 derniers mois, je n’y connais rien en analyse graphique mais c’est joli (quand tu es actionnaire) :
Perspectives :
Dans le communiqué du T3 début Novembre, l’entreprise est confiante et avance une croissance du chiffre d’affaires et de l’EBITDA malgré des vents de face : les changes, l’environnement incertain de ses marchés historiques (France et Amérique du Nord)
Bon on est pas sur une croissance de la tech US mais la solidité de Vicat est quand même rassurante dans ce contexte morose en Europe.
Publication ce soir des résultats annuels 2025 : Les pertes de change affectent la performance de Vicat.
CA : 3 854 M € -0,8 %
+3,3 % à périmètre et change constants (pcc) --> forte accélération au 4ème trimestre (+8,1 % à pcc).
EBITDA : 771 M € -1,6 %
+3,7 % à pcc - La marge d'EBITDA reste stable à 20,0 %.
Résultat net : 275 M € +0,8 %
+6,0 % à pcc (+0,8 % en publié).
Dividende stable : 2,00 € par action (rendement de 2,7%) - ils indiquent que leur dividende n'a pas baissé depuis 30 ans !!
Désendettement : La dette nette a baissé de 86 millions d'euros en 2025, à 1 151 M€, elle représente 1,49 fois l'EBITDA. (objectif 1x en 2027)
Les perspectives sont prudentes mais croissance pour 2026, avec néanmoins un maintient de la marge d'EBITDA > 20%
On aura peut-être plus d'informations demain pendant la conférence à 15h.
- les daubasses
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Pendant que le marché boude les résultats de Vicat, la famille MERCERON-VICAT reprend ses achats d'actions : https://www.insiderscreener.com/fr/entreprise/vicat-sa
- Franck des daubasses
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Plus de 5 M EUR d'achats d'initiés depuis le début de l'année, ça commence à peser.
Le cours a bien chuté depuis les plus hauts au dessus de 81€ début février (-27%).
Ce soir publication du CA au 1er trimestre : Les pertes de change font mal (impact à hauteur de 52 Millions d'€ !), sans ça Vicat faisait +8,5% de croissance sur le trimestre, toutes les zones progressent en dehors de l'Europe.
Les commentaires du PDG sont mi-figue mi-raisin : s'il se félicite de ce début d'année robuste, il explique que temporairement, le conflit au Moyen Orient n'a pas d'incidence sur les coûts liés à l'énergie grâce aux couvertures, mais c'est temporaire et l'effet sera sans doute décalé, et d'autant plus fort que la guerre durera longtemps.
C'est sans doute l'explication de la chute du cours ces dernières semaines.
Les perspectives 2026 sont confirmées : croissance du CA et EBITDA.
"sous réserve de l’absence d’escalade et de prolongation significative du conflit au Moyen-Orient, compte tenu de son impact potentiel sur les coûts de l’énergie et le contexte macro-économique"
Il invoque dans son discours la fée IA :
"Dans le même temps, le Groupe poursuit
sans relâche ses efforts d’optimisation de ses coûts de production. À cet égard, l’intelligence artificielle
constitue un levier de performance majeur."
Saura-t-elle venir en aide aux fébriles actionnaires de Vicat ? Réponse demain matin à la reprise des cotations...
Communiqué T1
- Franck des daubasses
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Encore de nouveaux achats le 9 et 11 juin pour 10 000 titres x2 de la famille Merceron-Vicat vers 60 € : https://www.insiderscreener.com/fr/entreprise/vicat-sa
Le cours reprend un peu de couleurs (+9% à la clôture), porté par une belle publication des résultats semestriels :
Les US et les émergents contribuent à la croissance, l'Europe fait du sur-place.
Les objectifs 2026 sont relevés à +9% de CA et EBITDA.
Je ne sais trop quoi penser de la phrase mise directement dans le commentaire du PDG en première page du communiqué des résultats :
"L’acquisition d’Araïko, start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle
appliquée à l’industrie, vient renforcer et compléter les expertises de la “Digital Factory” du Groupe"
Je ne m'attendais pas à lire ça chez VICAT.
Pour rappel l'entreprise est valorisée un peu moins de 3 000 M€ : environ 11 x le résultat 2025, et 5,8x pour l'EV/EBITDA 2025.
Ce n'est pas donné par rapport à il y a 2 ans mais Vicat n'est pas une boite pourrie comme le secteur pourrait le laisser penser : Croissance, ROCE élevé, et désendettement progressif.
Je reste actionnaire.