Buzzi Unicem (BZU) : achetée à 15,82 EUR, revendue deux mois plus tard avec +36 % net en euros
Synthèse stratégique
Le 14 mai 2020, en plein choc Covid, les Daubasses achètent 40 actions Buzzi Unicem à 15,82 EUR. L'objectif de 22,48 EUR repose sur deux écarts mesurables : une valeur d'entreprise égale à 4,3 fois l'EBITDA contre 7,5 fois en moyenne historique, et un cours égal à 1,09 fois l'actif net tangible contre 1,48 fois.
Le marché traite alors durement ce cimentier familial italien malgré un endettement inférieur à celui de nombreux concurrents, une marge d'EBITDA moyenne de 18,5 % sur huit ans et une présence internationale. Les États-Unis représentent près de 40 % du chiffre d'affaires et 60 % de l'EBITDA : Buzzi associe donc actifs industriels, bilan conservateur et levier sur une reprise des infrastructures.
Deux mois plus tard, la ligne est revendue avec un gain net de +36 % en euros.
Parcours de la thèse
Le catalyseur apparaît dès juin 2020. UBS et Citigroup relèvent leurs objectifs à 24 EUR, tandis que la rumeur d'un plan américain d'infrastructures de 1 000 Md USD met en lumière l'exposition du groupe aux États-Unis. Le titre reprend rapidement une grande partie de sa décote.
Après la sortie, les faits opérationnels confortent la qualité repérée au départ : simplification des catégories d'actions, dividende exceptionnel, achats de la famille Buzzi, rachats d'actions par la société et passage en trésorerie nette à fin 2021. En 2022, le groupe absorbe aussi l'inflation énergétique et la dépréciation de ses actifs russes sans rupture financière.
Thèse en 3 points
1. Une décote quantifiée. L'achat ne dépend pas d'un récit de reprise vague : les multiples historiques et l'actif net tangible donnent un objectif public de 22,48 EUR, soit 42 % au-dessus du cours d'entrée.
2. Un catalyseur cohérent avec le portefeuille d'actifs. La forte contribution américaine rend Buzzi directement sensible aux dépenses routières, aux volumes de construction et au pouvoir de hausse des prix du ciment.
3. Une sortie avant disparition totale du risque. Deux mois suffisent pour encaisser l'essentiel du potentiel initial. L'équipe vend sans attendre le dernier euro, alors que le ciment reste cyclique, capitalistique et très consommateur d'énergie.
Points de vigilance
Les marges dépendent des volumes, du gaz, de l'électricité, des combustibles, du prix du CO2 et de la capacité à répercuter ces coûts. Les investissements industriels sont lourds, la construction peut ralentir brutalement et l'exposition internationale ajoute change et géopolitique. Le contrôle familial proche de 59 % limite enfin l'influence des minoritaires sur l'allocation du capital.
Conclusion
La ligne est cédée le 16 juillet 2020 après deux mois de détention, avec un gain net de +36 % en euros. Le prix avait déjà absorbé l'essentiel de la marge de sécurité calculée en mai ; convertir cette revalorisation rapide en espèces était plus rationnel que d'attendre mécaniquement 22,48 EUR.
Buzzi atteint ensuite 50 EUR en mars 2025. Cette hausse ultérieure ne modifie pas la décision de juillet 2020 : l'objectif public de 22,48 EUR était déjà presque atteint, tandis que construction, énergie et coûts industriels restaient cycliques. La vente transforme une décote de crise en gain réalisé, au lieu de conserver le titre uniquement dans l'espoir d'un multiple plus élevé.
Discussion communautaire à but informatif. Ne constitue pas un conseil en investissement.
Mots-clés : Buzzi Unicem, BZU, cimentier italien, industrie du ciment, infrastructures américaines, actif net tangible, EBITDA, bilan solide, rachats d'actions, famille Buzzi.
- Résumé daté du 14 juillet 2026 -
Buzzi Unicem (BZU) - ex Pépites PEA
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Sur les 3 derniers mois la famille Buzzi (premier actionnaire et aux commandes de l'entreprise italienne) a acheté sur le marché pour plus de 15 M EUR d'actions à un cours compris entre 19,48 EUR et 21,00 EUR :
Source : https://www.insiderscreener.com/fr/entr ... unicem-spa
Est-ce qu'il faut les suivre pour profiter notamment du plan de relance américain voté récemment ?
Même si la flambée des matières premières et notamment de l'énergie devrait jouer sur les marges ?
- les daubasses
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Source : https://www.insiderscreener.com/fr/entr ... unicem-spa
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Quelques informations issues de la dernière présentation : https://www.buzziunicem.com/documents/2 ... ersion=1.0
Pages intéressantes :
A noter que la famille Buzzi profite de chaque baisse pour se renforcer : https://www.insiderscreener.com/fr/entr ... unicem-spa
Les achats d'initiés se sont poursuivis à un rythme soutenu suite au message des Daubasses en date du 24/11/2021.
Au total, ce sont 370 00 titres qui ont été rachetés entre le 24/11/2021 et le 20/12/2021, pour une valeur totale de 6 997 111 EUR (prix moyen par action : 18,9 EUR).
Source : www.insiderscreener.com/fr/
Si l'on se réfère aux achats d'initiés rapportés par Degiro (pj), les Buzzi ont acquis un total de 8 698 940 titres sur l'année 2021.
Sachant que le capital social était composé de 206 061 098 à la clôture des comptes 2020 (cf. états financiers), on peut en déduire que 4,2 % du nombre total de titres de la société ont été achetés par la famille en 2021. Même si j'ai une faible expérience en bourse, cela me parait énorme.
En tout cas je suis très curieux de savoir pourquoi la famille se démène pour monter au capital.
NB : Il peut y avoir des erreurs dans mes données (notamment du côté de Degiro) donc n'hésitez pas à me rectifier si nécessaire.
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- Achats d'initiés Degiro.ods
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Buzzi investit dans la décarbonation de son processus de production du ciment, dans le cadre de d'un partenariat avec Italgas.
Source : Degiro
Biden veut parler Béton ? Ça tombe bien Buzzi Unicem réalise 40% de son CA aux Usa
Comme attendu suite aux publications précédentes, ces résultats sont plutôt bons. Voici le tableau de synthèse diffusé par la société.
Le CA progresse de 6,9 % ou encore de 8,9 % à périmètre et change constants. Cette croissance de l’activité résulte à la fois d’une progression des volumes (de 3 à 6 % selon les produits) que des prix. En termes de zones géographiques, ce sont l’Italie, l’Europe Centrale et la USA qui ont poussé la performance vers le haut. L’Allemagne est moins dynamique.
Pour rappel, 2020 avait vu la société dégager exactement le même niveau d’activité que 2019. BUZZI affiche donc également une croissance de 6,9 % sur le niveau d’avant-crise. Avec 3,44 Mds le CA affiché en 2021 constitue un record absolu pour le cimentier transalpin.
Le communiqué indique attendre un EBITDA annuel de 795 M€. C’est une déception, car l’EBITDA s’élevait à 954 M€ en 2020 (- 17 %) et à 802 M€ en 2019 (- 1 %). Il est manifeste que l’explosion du coût de l’énergie pénalise significativement cette industrie qui en est fortement consommatrice. Le tassement de l'EBITDA n’est donc pas une franche surprise… mais il reste ennuyeux.
Si on table sur un résultat financier à l’équilibre (le groupe est maintenant en situation de trésorerie nette), sur l’absence d’élément exceptionnel et sur un taux d’IS stable, on aurait un RNC d’environ 420 M€.
Au cours actuel, de 19,44 € par titre, la capitalisation boursière est de 3.745 M€. Si mon approche du résultat tient la route, on aurait donc un PER de 8,9. Pas franchement excessif. Ma simulation de résultat me donne aussi un ratio VE / REX de 6,2, là encore très bon marché.
Le groupe indique une progression de sa situation financière nette de 473 M€. Je prends ce chiffre avec des pincettes car je ne sais pas exactement ce qu’ils mettent dans ce ratio. J’attendrai que le bilan paraisse pour faire mes propres calculs. Ce qui est certain, c’est que la génération de free cash-flows est restée forte. En 2020, c’était un peu plus de 400 M€. Il semble que l’on suive la même tendance pour 2021. Dans mon modèle de DCF, j’étais parti sur un free cash-flow normatif de 315 M€. Mon objectif de cours devrait donc logiquement être revu à la hausse.
Avec tout cet argent dans ses caisses, le groupe a commencé à mettre en œuvre un programme de rachat d’actions. L’AG du 7 mai autorisait le rachat possible de 7 millions de titres maximum. A ce jour, le groupe en racheté 494.316 de ses propres actions (0,257 % du capital).
Le marché salue cette publication, avec un bond de près de 5 % du cours à l’heure où j’écris ces lignes.
Le groupe se montre très confiant sur son exercice 2022 qui devrait être marqué par une levée (définitive ?) des restriction sanitaires.
Je joins le communiqué. Les résultats définitifs seront eux publiés le 25 mars.
Snowball
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- BUZZI résultats 2021.pdf
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Buzzi Unicem annonce que durant la période du 9 février 2022 au 11 février 2022, elle a acquis 326 361 actions propres pour un montant total de 6 525 647,79 EUR, comme autorisé par l'assemblée générale ordinaire du 7 mai 2021.
Suite à ces rachats, la société détient 820 677 actions propres au 11 février 2022, soit 0,426 % du capital.
Source : https://www.buzziunicem.com/media/press ... ni-propr-7
- Franck des daubasses
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2 raisons selon moi :
1/ Le CA en Ukraine + Russie représentait près de 8% du CA 9 mois 2021 :
source : Présentation Buzzi Unicem (p.13)
2/ Les prix de l'énergie sont en forte hausse (gaz comme pétrole avec un baril de Brent au dessus de 100$ et le WTI qui s'approche des 100$). Or, l'industrie du ciment est très énergivore.
- les daubasses
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Si la famille Buzzi n'achète plus d'actions depuis fin décembre 2021, c'est l'entreprise elle-même qui a pris le relais depuis le début du conflit russo-ukrainien en rachetant des actions tous les jours (environ 200 000 actions / jour).
Au dernier pointage du 21 mars, en l’espace de seulement 1 mois, Buzzi a racheté environ 6 millions d'actions. Le nombre d'actions auto-détenues est de 6 039 927 actions soit 3,14% du capital.
En annonçant ses résultats préliminaires le 9 février dernier, la direction avait annoncé la mise en place d'un programme de rachats d’actions portant sur un nombre total de 7 millions d'actions. Le plafond est déjà presque atteint.
Bon signe de confiance de de l’entreprise dans ses perspectives et/ou dans la faible valorisation actuelle ?
Pourtant, on rappelle que l'entreprise réalise (réalisait ?) près de 8% de son chiffre d'affaires en Russie et en Ukraine.
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Publication des résultats annuels définitifs attendus ce jour.
- les daubasses
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La capitalisation boursière est de 3 200 M EUR.
L'entreprise italienne a publié la présentation des résultats 2021.
A retenir :
o une activité en hausse de +6,9% mais un EBITDA qui ne progresse que de +1,8% à 794,6 M EUR du fait de la forte hausse des coûts des matières premières et de l'énergie :
o résultat de 2,82 EUR par action => Multiple de résultats (PER) = 6,1x
o une entreprise italienne mais en réalité davantage américaine : USA = 39% du CA et 58% EBITDA
o les co-entreprises mexicaines et brésiliennes cartonnent avec des CA en croissance respectivement de +15,3% et +82,2% et des niveaux de marge d'EBITDA de 42,7% et 31,9%.
o une position de trésorerie nette à +236 M EUR
o un ratio EV / EBITDA = 3,7 = (3 200 - 236) / 795
Pour ce qui est des prévisions 2022, la direction a coupé à la serpe en considérant aucun résultat en Ukraine et en Russie. En tenant en plus compte de l'inflation énergétique, l'EBITDA 2022 est attendu en baisse de 10% par rapport à 2021 soit 715 M EUR.
Le capital social est composé de 192,6 Millions de titres.
La book value par titre s'élève donc à 22,71 €.
Au mois de mars, le groupe a dû racheter ses propres titres à un cours compris entre 16 et 18 €. Disons 17 € en moyenne.
Sur ces rachats récents, le discount par rapport à la valeur comptable se chiffre donc à 25,1 %.
Voilà une magnifique opération pour notre cimentier italien. Si maintenant, ils pouvaient avoir la bonne idée de détruire ces titres (comme en 2021), ce serait très relutif pour les actionnaires restant. J'en suis !
Snowball
Après 3 mois d'accalmie, les achats d'initiés reprennent. PRESA SPA a acheté 100 000 actions pour près de 1 700 000 euros le 30 mars 2022. Anoter aussi des achats plus modestes mais néanmoins notables de la part d'un administrateur.Snowball a écrit : ↑29 mars 2022, 19:18Au 31 décembre 2021, les capitaux propres consolidés se montent à 4 375 M€. Les intérêts minoritaires sont négligeables.
Le capital social est composé de 192,6 Millions de titres.
La book value par titre s'élève donc à 22,71 €.
Au mois de mars, le groupe a dû racheter ses propres titres à un cours compris entre 16 et 18 €. Disons 17 € en moyenne.
Sur ces rachats récents, le discount par rapport à la valeur comptable se chiffre donc à 25,1 %.
Voilà une magnifique opération pour notre cimentier italien. Si maintenant, ils pouvaient avoir la bonne idée de détruire ces titres (comme en 2021), ce serait très relutif pour les actionnaires restant. J'en suis !
Snowball
https://www.insiderscreener.com/fr/entr ... unicem-spa
Source : https://www.insiderscreener.com/fr/entr ... unicem-spa
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L'entreprise familiale italienne a mise en ligne une présentation datée du 25 mai à consulter ici : https://www.buzziunicem.com/documents/2 ... ersion=1.0
A retenir :
- Rachats d'actions = 4% du capital sur le T1 pour 122 M EUR
- Ralentissement dans les zones de forte croissance comme le Brésil et le Mexique
- Arrêt des activités en Ukraine depuis fin février
- Un EBITDA toujours attendu en retrait de 10% soit environ 880 M EUR
Trésorerie nette 31.03.2022 = +28,4 M EUR
Capitalisation boursière @ 18,07 EUR = 3 350 M EUR
==> EV / EBITDA 2022 (e) = (3 350 - 28,4) / 880 = 3,8x
- les daubasses
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Après 4 semaines de pause, la famille Buzzi reprend les achats. C'est un petit montant mais le signal est important dans le contexte actuel :
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Source : https://www.insiderscreener.com/fr/entr ... unicem-spa
La famille BUZZI maintient le cap des achats malgré la période pas facile.
Sur même pas 15 jours, on observe quand même 360 890 actions achetées pour un prix total de 6 324 315 EUR (PRU = 17,52 EUR).
Source : https://www.insiderscreener.com/fr/entr ... unicem-spa
Plusieurs éléments ont retenu mon attention. Tout d’abord, deux graphique qui reprennent les chiffres de BUZZI depuis 2010.
L’évolution du CA est assez quelconque : on passe de 2 648 M€ de CA en 2010 à 3 446 M€ en 2021. Le taux de croissance annualisé est de 2,4 %. Pas de quoi sauter au plafond. On est ici sur un marché mature.
Ce qui est remarquable en revanche est la hausse de l’EBITDA. On passe ici de 387 M€ en 2010 à 901 M€ en 2021, soit une croissance annualisé de 8 %. On était sur des ratios EBITDA / CA de l’ordre de 15 % il y a 10 / 12 ans. On est désormais sur des ratios de 23 / 24 %. Belle perf !
Conséquence logique de la progression de l’EBITDA, le cash-flow d’exploitation a lui aussi connu une croissance soutenue sur la période. Comme le niveau de CAPEX est globalement stable, les free-cash-flow s’envolent. Ils représentent depuis trois exercices environ 12 % du CA.
Après avoir regardé dans le rétro, petit coup d’œil sur l’exercice 2022 :
Deux tendance se dessinent sur la base des chiffres du T1 :
• Une progression de l’activité. Les vente ont gagné 17 % à fin mars 2022, alors que la base de comparaison est un exercice record. C’est une combinaison de trois facteurs qui explique cette performance : progression de volumes, meilleur mix produit et augmentation des prix. C’est ce dernier élément qui est prépondérant.
• L’EBITDA est annoncé en recul du 10 % sur 2022. Le groupe ne parvient pas à défendre intégralement ses marges avec les flambée du coût de l’énergie. Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle… mais à mon sens rien de catastrophique non plus.
Fort de ces informations, et de pleins d’autres que nous ne connaissons pas, la famille continue à racheter massivement ses titres sur le marché. Sur le seul mois de juin, les Buzzi ont acheté pas moins de 952.000 titres à un cours moyen de 17,34 €. Coût total de ces emplettes : 16,5 M€. Cours d’achat le plus élevé sur le mois : 18,00 €. Là le signal est très clair : ils y croient.
Moi aussi, j’y crois beaucoup. Sur la base des chiffres 2021, et en retenant un cours de bourse de 17 €, on a les ratios suivants : PER = 6,04, VE / REX = 4,92, Capi / book 0,75.
L’évolution de la structure du bilan illustre bien la performance de l’entreprise ces dernières années :
Les capitaux propres ont progressé en moyenne de 9,3 % par an. L’endettement a totalement disparu, BUZZI passant pour la première fois en situation de trésorerie nette à fin décembre 2021.
Mon modèle de DCF m’indique une juste valeur du titre de 30,50 €, après prise en compte d’un recul du 10 % de l’EBITDA pour 2022.
La méthode des comparables me montrent aussi une nette décote du titre. J’ai mis dans mon panel : Vicat, Wienerberger, Titan Cement, Cementir et H + H. Selon les critères retenus, BUZZI devrait valoir entre 26,60 et 28,20 € par titre pour être valorisé comme ses pair.
Les ratios utilisés par les Daubasses lorsqu’ils ont embarqué ce titres dans leur portefeuille (pour mémoire VE / EBITDA de 7,50 et Capi sur VANT de 1,48), suggèrent une juste valeur du titre comprise entre 28,8 et 32 €.
Moi qui aime les chiffres ronds, je vais me fixer 30 € comme objectif de cours.
Snowball
che parla un po' di italiano oggi
L'activité est en hausse de 17 %. Les volumes sont en baisse (environ - 4% en moyenne) mais les prix de ventes sont en hausse. La marge brute est en hausse elle aussi… mais seulement de 10 %. La hausse des prix de l'énergie n'est pas intégralement répercutée, ou, à minima, souffre d'une effet retard, le groupe faisant état de hausses de prix substantielles sur le T2. L’EBITDA suit cette même tendance, avec une toute petite hausse de 4 % à 365 M€.
Les dotations aux amortissements et aux provisions s'analysent en deux temps : 125 M€ d'amortissements, contre 123 en n-1. S'ajoute à ce chiffre un write-off du goodwill sur la Russie à hauteur de 122 M€. Cette dépréciation du goodwill est parfaitement compréhensible dans le contexte actuel… même si je note que BUZZI continue d'avoir une activité en Russie. Je note même que celle-ci a progressé de 16 % au S1 2022 à 114 M€ (ou 6 % des ventes consolidées du groupe) ! C’est une surprise pour moi.
Sans cette charge non récurrente et sans impact sur la trésorerie, l'EBIT aurait enregistré un progression modeste de 7,5 %. Pas de quoi sauter au plafond, mais quand même une belle performance dans un environnement très adverse pour notre cimentier italien.
Le résultat financier se dégrade de 40 M€ en raison de différences de changes défavorables.
Au total, BUZZI annonce un RNC de 89 M€, en retrait de 57 % par rapport à 2021. Si l'on ne prend pas en compte la perte sur le goodwill russe, le bénéfice s'établit à 211 M€, tout juste au niveau de 2021.
Au bilan, la situation reste très solide. Les capitaux propres, part du groupe, atteignent un plus haut historique à 4,8 milliards (+ 23 % en un an et +9 % depuis le 361 décembre dernier), gonflés par les bénéfices ainsi que par des écarts de change sur réserves consolidées initialement en devises.
La dette nette de l’IFRS 16 se monte à 67 M€. Ce chiffre est en recul de 134 M€ depuis la dernière clôture annuelle, mais en 6 mois, BUZZI a :
• Versé 72 M€ de dividendes
• Investi dans son appareil productif pour un montant net de 120 M€
• Et racheté pour 123 M€ de ses propres titres ! BUZZI a racheté sur le marché plus de 7 millions de ses titres au cours du premier semestre. A fin juin, le groupe détenait près de 7,5 millions de ses actions, soit 3,9 % des titres existants.
Le groupe profite de sa publication pour faire un point sur le S2 à venir. La situation reste compliquée et incertaine sur le front russe et sur le prix (voire la disponibilité) de l’énergie pour l’hiver à venir. BUZZI espère maintenant dégager un EBITDA annuel similaire à celui de 2021.
La direction annonce également une réorganisation avec la filialisation de l’activité opérationnelle italienne qui sera ainsi séparée de l’activité holding, les deux cohabitant aujourd’hui dans la même structure juridique. L’opération fait sens d’un point de vue managérial. L’Italie doit être traité comme un pays / marché parmi d’autres. Y a-t-il une raison fiscale ou patrimoniale sous-jacente ? Je suis bien trop ignorant du droit italien pour pouvoir répondre à cette question… mais je n’y vois pas malice.
Au final, je trouve que le groupe résiste plutôt bien à son environnement. Les rachats massifs d’actions par la famille et par le société elle-même m'incitent à garder confiance dans ce dossier.
En espérant ici une détente sur les prix du gaz et du pétrole.
Snowball
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- BUZZI presentation 08 08 22.pdf
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Le plus américain des cimentiers européens va rembourser (un peu) en avance son obligation de 500 M EUR maturité 28 avril 2023 (2,125%) demain, le 28 janvier 2023.
source : https://www.buzziunicem.com/media/press ... pril-2023-
A noter au passage que le cours a repris de belles couleurs, en hausse de +45% depuis son plus bas de fin septembre 2022 à 14 EUR.
Difficile de connaître la raison de cette subite et forte reprise du cours :
Repricing du marché ? Énergie redevenue meilleur marché ? Marché américain qui se reprend ? Finalement pas de récession ? ...
- les daubasses
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Finalement, le management indique au marché que l'EBITDA 2022 sera supérieurs à ses propres pévisions à 880 M EUR (dont 72 M EUR de gain de change).
Source : Financial year 2022 preliminary results | Buzzi
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Morceau choisi :
En dix ans, c'est-à-dire entre 2012 et 2022, le groupe italien a ainsi augmenté son chiffre d'affaires de €2.8 à €3.4 milliards. On saluera la remarquable expansion des marges d'exploitation, qui doublent sur la période, dépassant au passages celles du géant Holcim, et s'inscrivant dans le haut du panier par rapport aux comparables.
La génération de cash, quoique pénalisée en 2022 par un besoin en fonds de roulement trop gourmand, est généralement satisfaisante et bien réconciliable avec les profits comptables. Buzzi Unicem en fait du reste une utilisation prudente, avec des distributions de dividendes très — trop ? — raisonnables et une note de crédit toujours bien protégée.