CCI du Crédit Agricole : 65 à 75 % de décote et une fronde des minoritaires
Synthèse stratégique
Les treize caisses régionales cotées du Crédit Agricole émettent des certificats coopératifs d’investissement (CCI), titres sans droit de vote donnant accès aux résultats et aux fonds propres. Début 2022, leur valorisation moyenne atteignait 26 % des capitaux propres, malgré des bénéfices en reprise et une solvabilité élevée. Quatre ans plus tard, les cours ont rebondi, mais les fonds propres ont aussi progressé : la décote demeure massive. L’activisme de Pascal Quiry et les rachats de CCI ajoutent désormais deux catalyseurs à cette anomalie ancienne.
Parcours de la thèse
En janvier 2022, un membre répartit son investissement entre Alpes Provence, Atlantique Vendée, Languedoc et Normandie Seine afin de limiter les risques propres à une région. Les résultats 2021 confirment alors le redressement bancaire : le bénéfice cumulé des caisses cotées atteint 1,651 milliard d’euros, 70 % au-dessus de 2020 et 10 % au-dessus de 2019. Pourtant, les cours restent en moyenne 38 % sous leurs niveaux d’avant-pandémie. En août 2022, la distribution restait inférieure à son niveau d’avant-Covid, malgré le renforcement continu des capitaux propres.
Thèse en 3 points
1. Une décote persistante. Les CCI cumulent faible liquidité, absence de droits de vote et dépendance aux décisions des caisses. Ces handicaps justifient une décote, mais son ampleur reste exceptionnelle : en mai 2026, elle demeurait comprise entre 65 % et 75 % selon les caisses. Le rebond boursier n’a donc pas réellement réduit l’écart avec la valeur comptable.
2. Des capitaux abondants. Les caisses présentent des ratios de solvabilité largement supérieurs aux exigences réglementaires. Conserver ces capitaux comprime le rendement des fonds propres ; racheter des CCI significativement sous leur valeur comptable augmente au contraire l’actif net revenant aux titres restants. Plusieurs caisses procèdent désormais à des rachats destinés à l’annulation, mais les volumes et les objectifs diffèrent fortement.
3. Une pression minoritaire renouvelée. Après les échecs judiciaires de l’Association de défense des actionnaires minoritaires, Pascal Quiry et l’avocat Julien Visconti relancent la contestation. Leur association réclame une meilleure rémunération, davantage de rachats ou une sortie de cote. Le précédent des Caisses d’Épargne, dont les CCI furent rachetés à 105 % de l’actif net, nourrit les revendications sans garantir une issue comparable.
Points de vigilance
Un CCI n’offre aucun pouvoir sur l’allocation du capital ni sur le taux de distribution. La coexistence de parts sociales, de CCI et de certificats coopératifs d’associés complique aussi les calculs par titre. Les recours précédents ont été défavorables aux minoritaires, tandis que la faible liquidité peut amplifier les mouvements. Enfin, détenir plusieurs caisses réduit le risque régional, mais pas l’exposition commune au secteur bancaire et au groupe Crédit Agricole.
Conclusion
Les résultats semestriels 2026 de Nord de France illustrent les deux moteurs du dossier : produit net bancaire en hausse de 16,9 % et résultat net en progression de 61,3 %, aidé par une cession immobilière. Surtout, CNDF a racheté 15 287 CCI depuis le 1er juillet, soit 7,4 % des volumes échangés. La suite dépendra du rythme des annulations, de la distribution des bénéfices et de la capacité des minoritaires à obtenir une réponse autre que le statu quo.
Discussion communautaire à but informatif. Ne constitue pas un conseil en investissement.
Mots-clés : Crédit Agricole, CCI, caisses régionales, banque mutualiste, décote, fonds propres, rachats d’actions, minoritaires, Pascal Quiry
- Résumé daté du 28 juillet 2026 -
Caisses régionales du Crédit Agricole (CCI)
Les deux grandes nouveautés de cette action par rapport à la précédente sont les figures qui portent désormais la contestation.
C’est Pascal Quiry qui présidera l’association de défense des minoritaires en cours de création. Nul besoin de présenter ici Pascal Quiry, ancien banquier d’affaires, responsable du pôle Finance d’HEC et co-auteur du livre et de la lettre Vernimmen depuis le décès de son mentor Pierre Vernimmen. Cité dans l’article des Échos du jour, il dit : « J’essaie de faire bouger des dossiers où il y a des blocages et des situations anormales de sous-valorisations. Je me suis intéressé à ce dossier à ce dossier il y a maintenant 3 ans et demi au titre de mes activité d’investisseurs ». Ses actions médiatiques sur les dossiers TX Com ou Maisons Antoine Baud ont été relayées sur ce forum. Pascal Quiry prend donc symboliquement le relai d’une Colette Neuville, qui à 89 ans, n’avait peut-être plus assez d’énergie pour porter ce dossier. Merci à Colette Neuville pour tout ce qu’elle a fait avec l’ADAM et bonne retraite à elle.
Côté avocat, c’est Julien Visconti qui entre dans la danse. Maître Visconti est l’étoile montante des avocats pour le droit boursier. Il a récemment mené des combats XXL avec des victoires d’envergure pour le compte des minoritaires dans les dossiers ESSO, Vivendi ou encore Gaumont. Interrogé lui aussi par les Échos, il déclare : « Crédit Agricole est la dernière banque à posséder encore ce type d’instrument financier – des CCI c’est-à-dire schématiquement des actions dépourvues de droits de vote. BPECE a racheté depuis 10 ans les CCI des Caisses d’Épargne à 105 % de leur actif net. Lorsqu’ils étaient encore cotés, ces CCI distribuaient beaucoup plus de résultats que ceux du Crédit Agricole ». Il remplace donc symboliquement l’avocat de l’ADAM, dont les mauvaises langues laissent entendre qu’il avait été choisi parce qu’il était le moins cher de la place. Je leur laisse la responsabilité de ces propos.
Ceux qui suivent le dossier savent qu’actuellement la décote des CCI des treize Caisses Régionales de crédit Agricole concernées est massive : de 75 à 80 % ! Les CCI s’échangent donc pour 20 à 25 % de leur actif net.
La première caisse à être assignée est celle de la Loire et Haute Loire. C’est celle dans laquelle Pascal Quiry a pris sa plus grosse position. Il ne fait aucun doute que si la justice tranchait en faveur des minoritaires, des actions similaires se dupliqueraient sur tout le territoire.
Snowball
Actionnaire de CRLA, CRAP, CRAV, CMO CNDF et CCN
C'est néanmoins un sujet qui dure, du fait notamment de la multiplicité des parties en causes, et puis aussi parce que les autorités ne veulent pas trancher (l'AMF avait été sollicité au début, mais évidemment s'était défilé en indiquant que ceux qui n'étaient pas content n'avaient qu'à engager une action en justice. Bravo l'AMF !
Un résumé détaillé de l'action, présentée comme "en cours depuis 2016" figurait encore dans un document de l'ADAM datant d'il y a quelques semaines.
Pour ceux intéressés :

Pour les photos des 4 pages suivantes, pour ne pas saturer le sujet, je vous propose de consulter cette page :
https://imgur.com/a/jT98FMG
Post de Pascal Quiry sur linkedin :
Le Crédit Agricole devrait tourner la page.
On ne devient pas le 10ème groupe bancaire mondial sans vision, sans exécution de qualité dans la durée, et sans talents pour la mettre en œuvre. De ce point de vue, le Crédit Agricole est une réussite incontestable.
Mais il est un angle mort, persistant, difficilement défendable en 2026.
Pourquoi le 10ème groupe bancaire mondial a besoin, en 2026, d’avoir 14 entités différentes portant son nom cotées sur la place de Paris ? surtout pour un groupe mutualiste. C’est un cas unique au monde. On pouvait le comprendre il y a 40 ans quand les marchés financiers étaient peu développés, et qu’il fallait multiplier les structures pour capter des capitaux propres. Mais de nos jours ?
Qui sont ces 13 entités ? 13 des 39 caisses régionales du Crédit Agricole qui se sont cotées en Bourse il y a fort longtemps. Mais leurs performances sont faméliques : elles sont systématiquement dans le 10 % des banques européennes cotées les plus mal classées, que ce soit pour la rentabilité de leurs capitaux propres (2 à 3 % en 2025 !), ou pour leur valorisation. Depuis 2012, c’est 23 Md€ de valeur qu’elles ont détruits. 1,8 Md€ par caisse régionale ... C’est peu dire que ce n’est pas là leur meilleure vitrine !
La bonne nouvelle est qu’elles pourraient simplement, sans modifier leur modèle opérationnel, retrouver des rangs conformes aux performances de leur groupe.
C’est précisément ce que je développerai dans une série de billets que je publierai chaque samedi pendant 14 semaines.
C’est au titre de mes activités d’investisseur actif que je partagerai avec vous mon diagnostic de cette situation bien atypique (et non de professeur de finance à HEC Paris depuis 1986 ou de co-auteur du Vernimmen depuis 1998). Je suis moi-même devenu porteur depuis août 2022 de CCI (certificats coopératifs d’investissement) émis par ces caisses régionales pour faire évoluer la situation. J’ai rencontré des dizaines de porteurs de CCI, petits, moyens ou gros. J’ai partagé mes idées avec certains dirigeants du Crédit Agricole qui, d’ailleurs, ont entre eux des vues différentes sur le sujet.
Si je me suis décidé à en parler publiquement aujourd’hui, si je préside l’Association Nationale de Défense des Porteurs de CCI des Caisses Régionales cotées du Crédit Agricole (ANDP-CCI), c’est pour faciliter la prise de conscience des centaines de milliers de porteurs de CCI, dont bon nombre de clients ou de salariés des Caisses du Crédit Agricole, directement ou à travers leur épargne salariale.
C’est aussi pour convaincre ce groupe d’agir, sur ce point précis, dans l’intérêt de la société, comme son exigeante raison d’être lui en fait l’obligation.
Voici l’adresse du site internet de l’association : https://www.andp-cci.org/
Ce site contient tous les éléments pour se faire une idée de la situation anachronique, injuste et inefficace des CCI émis par 13 des 39 Caisses régionales du Crédit Agricole et cotés sur la Bourse de Paris.
Je me permet d'ajouter que Monsieur Quiry fait preuve d'une grande transparence dans ses échanges.
On voit très clairement que quelqu'un donne les mêmes ordres en haut vu les réponses.
Tout l'intérêt de la démarche est dans sa note de réflexion et dans ses courriers de 2025 où il indique :
"Il est cependant clair que si le statu quo devait se poursuivre pendant plus d'un an, je ne pourrai pas convaincre une nouvelle fois les plaignants de ne pas se pourvoir en cassation. Certes vous pouvez penser qu'après 2 victoires, une troisième serait dans l'ordre des choses. Possiblement. Mais les juges en cassation auront une autre maitrise du droit financier que celle dont on fait montre les 3 magistrates d'Amiens lors de l'audienc edu 14 mars 2025 qui n'ont posé que 2 questions : Comment fait-on pour passer un ordre de Bourse ? Quelle est la différence entre un porteur de titres et un titre au porteur ?..."
Je comprends que les Caisses régionales n'ont jamais signifié l'arrêt aux parties et qu'en conséquence, le pourvoi en cassation peut être adressé jusqu'au 24 avril prochain. Sans aucun doute la prochaine étape avec une bataille au sommet de l'ordre judiciaire.
En l'absence de pourvoi, le dossier partira sans nulle doute aux oubliettes.
Ah oui tout de même. Ca fait peur.Comment fait-on pour passer un ordre de Bourse ? Quelle est la différence entre un porteur de titres et un titre au porteur ?.
Je ne pensais pas que c'était à ce point là, mais au-delà du cas spécifique des certificats coopératifs d'investissement CRCA, cela illustre :
- le manque de culture financière des Français, même parmi les couches éduquées de la population (la magistrature est une voie sélective)
- la nécessité, sur des sujets considérés comme techniques, de disposer de magistrats spécialisés. Certes, on dira que le juge s'appuie sur des rapports de (soit-disant, dans bien des cas) experts. Dans les faits, il n'est point besoin d'être grand clerc pour savoir que :
- pour évaluer la compétence et la crédibilité d'un expert (surtout qu'il n'est pas rare d'avoir une expertise... puis plusieurs contre-expertises exposant un avis différent !)
- comprendre son rapport, et en tirer les conséquences
il faut un minimum maitriser le sujet. Pas forcément être le spécialiste incontesté du sujet, mais au moins bien en maîtriser les bases.
Ceci est vrai dans des litiges financiers, mais s'applique sans doute à beaucoup d'autres sujets : litiges médicaux, litiges portant sur des constructions complexe (ingénierie)...
Après, pour avoir une justice de qualité, il faut aussi y mettre suffisamment de moyens (budget). A ma connaissance, et depuis des décennies, le budget de la justice est très faible en France, et sans doute dans d'autres pays développés.
Épisode 2 : Pourquoi les 13 Caisses régionales cotées du Crédit Agricole ont-elles une rentabilité aussi piteuse (3 % en 2025) ?
La semaine passée, on a vu que les 13 Caisses régionales (CR) du Crédit Agricole cotées en Bourse sont systématiquement dans les 10 % des banques européennes les moins bien classées par leur rentabilité (3 %), et les moins bien valorisées avec une décote sur leurs capitaux propres de 75 %.
75 % de décote : c’était la situation de Credit Suisse une semaine avant sa reprise en catastrophe par UBS.
Bien sûr, les CR du Crédit Agricole ne vont pas faire faillite. Mais cela dit bien dans quel état de déréliction boursière elles se trouvent.
Pourquoi une telle situation ?
Elle résulte entièrement de la politique de rétention des résultats qu’elles mènent depuis des années.
Les banques européennes, dont Crédit Agricole SA, distribuent 50/90 % de leurs bénéfices, dès lors qu’elles n’ont pas besoin de ces capitaux pour respecter leurs ratios prudentiels (CET1) ou développer leurs activités.
Les CR cotées n’en distribuent en réalité, elles, que moins de 10 % alors même que leurs encours pondérés de crédits sont stagnants depuis des années.
En effet, alors que la plupart des banques européennes opèrent avec des ratios CET1 de 12/15 %, les 13 CR cotées sont à 26 %.
Autrement dit, elles mobilisent 2 fois plus de capitaux propres qu’elles n’en ont réglementairement besoin, et 2 fois plus que leurs concurrents n’en ont besoin pour prêter les mêmes sommes aux clients.
Que deviennent ces excédents de capitaux propres ?
Ils ne sont pas prêtés à la clientèle. Ils sont placés sur le marché monétaire, dépriment la rentabilité des CR et donc leur valeur, puisque cette partie de leurs capitaux propres rapporte structurellement nettement moins que leur coût du capital.
Depuis 2013, les CR cotées ont ainsi réinvesti 31 Md€ de profits. Mais cette rétention massive n’a entraîné qu’une hausse de 8 Md€ de la valeur de leurs capitaux propres.
Autrement dit, 23 Md€ de valeur ont été détruits, soit plus que la capitalisation boursière de toutes les valeurs moyennes cotées à Paris !
Exemple : la CR de Loire Haute Loire.
Son ratio CET1 est à 34 %.
Elle pourrait ainsi accorder 3 fois plus de crédits qu’elle ne le fait, tout en respectant les contraintes prudentielles de la BCE. Si elle ne le fait pas, c’est qu’elle ne trouve pas assez de crédits à accorder par rapport aux capitaux propres qu’elle accumule indéfiniment.
Il suffit de regarder la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes qui, dans la même région, pour un même € de capitaux propres, accorde 2 fois plus de crédits (CET1 à 17 %), pour se rendre compte que la CR de Loire Haute Loire pourrait réduire ses capitaux propres prudentiels de 50% pour se mettre au niveau de ses concurrents mutualistes, et continuer à se porter comme un charme.
Pourquoi ne le fait-elle pas ? C’est ce que nous verrons samedi prochain.
- nicolasR75
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Les gens informés n'apprendront sans doute rien qui n'ait déjà été écrit ici, mais pour les béotiens comme moi c'est une bonne porte d'entrée pour relire ensuite l'entièreté de la file ci-dessus
Il y a maintenant un site web pour l’Association Nationale de Défense des Porteurs de CCI du Crédit Agricole qu'il préside et qui présente notamment tous les courriers/courriels qu'il a adressé et les réponses obtenues [toujours les mêmes comme déjà noté plus haut dans cette file] (ou non obtenues) :
https://www.andp-cci.org/
Une chose que j'ai relevé par ailleurs en parcourant ce site est la participation de Monsieur Quiry à titre personnel dans sa thèse d'investissement sur ces Caisses Régionales du Crédit Agricole :
1. en janvier 2024 il indique à quel hauteur il est investi dans chaque Caisse dans les courriers spécifiques qu'il leur adresse (par exemple 7200 CCI pour la Caisse loire haut loire CRLO) ; il me semble qu'on arrive alors à une possession de l'ordre de 30-40 000 CCI en additionnant ce qu'il annonce.
2. en avril 2025 dans son courrier générique qu'il adresse à toutes les caisses il annonce une détention globale de 72 086 CCI.
3. le 5 décembre 2025, dans un courrier (dispo ici : https://www.andp-cci.org/index.php/fnca/) à Eric Vial président de la FNCA, il annonce une détention globale "d'environ 300 000 CCI" !
D'une part il croit visiblement en sa thèse car il augmente de façon continue son investissement depuis 2 ans et d'autre part la somme en jeu est loin d'être négligeable car elle représente (selon la proportion de tel ou tel CCI possédés) plusieurs millions/dizaines de millions d'euros.
Dans le cadre de ce sujet passionnant, j’ai cherché à mettre à jour les chiffres du magazine Investir (édition du 14 août 2025) donné plus haut avec l'aide des rapports financiers officiels et notre amis Claude
Quelques observations clés :
Décotes massives malgré la hausse des cours. Même après le rebond important depuis août 2025, toutes les caisses se négocient avec une décote de 65% à 75% par rapport à leur book value 2025! Les P/B n'ont pas vraiment bougés en un an, c'est assez dingue. C'est exactement ce que pointait Pascal Quiry dans sa dernière video.
Les PER me semblent également encore raisonnables entre 7x et 14x, cohérents avec le secteur bancaire européen mais sans prime...
Attention le tableau peut contenir des erreurs mais ça donne déjà une bonne idée....n'hésitez pas vérifier.
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baronduloch
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Si les caisses souhaitent un jour sortir de la cote, il est clair que les racheter (même après la forte hausse) à 30% de l'ANR est profitable pour l'actif net des CCI.
A voir jusqu'où elles peuvent monter, avant une hypothétique sortie.
A titre perso, j'ai des CCI du Nord, de la Brie, de Vendée et Paris Ile de France.
BdL
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Julien Col.
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Cette fois-ci c'est dans le magazine Investir (n°2737 du 20/06/2026) que ça se passe.
https://www.bfmtv.com/economie/replay-e ... 90303.html
Je vous conseille le visionnage, ça dure 5min et c est assez bien vulgarisé.
Je crois que Franck et César nous ont parlé d une analyse à venir sur une des CCI du crédit agricole, j ai hâte de savoir sur laquelle ils ont jeté leur dévolu !
Pour ma part j'ai commencé à rentrer sur 5 caisses que j'ai identifié comme rachetant leurs CCI (il est parfois difficile de trouver l'info et l'IA n'a pas été d'une très grande aide).
Les ratios de valorisation étant relativement similaires, j'ai retenu ce critère en me disant que si les dirigeants de ces caisses préféraient racheter leurs CCI à une fraction de leur valeur plutôt que plein pot au moment où ils seront obligés de les racheter proche de leur book value, on a peut être une chance qu'ils soient les premiers à lancer les grandes manoeuvres...
CNDF : Programme de rachat mais uniquement animation de marché ? Au 28 février 2026, 916 388 CCI (représentant 5,68 % de l’ensemble des CCI sont autodétenues)
CRAP : Des rachats avec objectifs d'annulation
CRBP2 : Rachats CCI hebdo pour annulation
CRLO : Un programme et quelques rachats maigres
CRSU : Achats réguliers pour annulation
- les daubasses
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En données consolidées, le produit net bancaire progresse de +16,9 %, à 453 M €, grâce à une hausse de la marge d'intermédiation. Celle-ci a bénéficié d'une bonne dynamique commerciale et d'un contexte de taux plus favorable. On notera notamment une hausse des réalisations de crédits, à 2,3 Md € (+21,7 %), avec une dynamique particulièrement favorable sur le marché de l'habitat (+48,9 %).
Le résultat net part du groupe enregistre une hausse de +61,3 %, à 194,4 M €. Il est impacté favorablement par la cession de Square Habitat Nord de France, sans précision du montant de la plus-value.
Rachats de CCI
Depuis le 1er juillet, CNDF a racheté 15 287 CCI, soit 7,4% des volumes de transaction sur la période.
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Nord de France - Résultats au 30 juin 2026
https://www.lemonde.fr/argent/article/2 ... 57007.html
L'article rappelle que les CCI du Crédit Agricole font figure d'exception dans le paysage financier. Un historique de la gronde des porteurs de CCI est fait (achat à 105% de la valeur comptable seulement pour les titres détenus par CASA en 2016, le combat judiciaire de l’ADAM qui s’en est suivi, et maintenant la médiatisation de Pascal Quiry).
Le groupe CASA, de son côté, avait rappelé lors de ses résultats annuels sa satisfaction d'avoir le meilleur niveau de solvabilité parmi les banques européennes...
- Six pourvois en cassation ont été déposés (les investisseurs du Morbihan ayant préféré abandonner le combat)
- En parallèle de l'ADAM, un fonds d'investissement américain s'est lui aussi pourvu en cassation (à quand un twitt de Trump sur le sujet)
- Colette Neuville réfléchit à déposer une question prioritaire de constitutionnalité
- les daubasses
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En données consolidées, le produit net bancaire progresse de +7,4 %, à 454 M €, notamment grâce à une hausse de la marge d'intermédiation. Celle-ci a été soutenue par la baisse des coûts de refinancement et la hausse des intérêts de crédits. L’encours de crédits atteint 29,6 Md €, en hausse de 1,4 % sur un an, porté par la bonne dynamique des crédits à l’équipement des professionnels et des entrepreneurs.
Le résultat net part du groupe enregistre une hausse de +6,0 %, à 175,5 M €.
Rachats de CCI
Depuis le 1er juillet, CRBP2 a racheté 50 652 CCI, soit 37,4% des volumes de transaction sur la période et 0,33% des CCI.
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Brie Picardie - Résultats au 30 juin 2026
Cela fait un moment que je vois parler des CRCAM mais que je ne mets pas le nez dedans...
Deux signaux divergents pour CRBP2 :
Le RBE progresse de +10,4 % en base individuelle mais le résultat net social ne gagne que +3,0 %.
L'écart s'explique par un coût du risque en hausse de 5,3 M€ à 38,2 M€, sous l'effet d'un renforcement des provisions collectives. Le taux de créances douteuses passe simultanément de 1,78 % à 1,99 %.
La dégradation reste modérée en valeur absolue et le provisionnement collectif relève d'un choix de gestion prudentielle, mais la trajectoire du coût du risque devient le principal point de surveillance opérationnel pour 2026.
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