Caisses régionales du Credit Agricole
Les recours en justice de L’ADAM n’ont rien donné donc les relations devraient s’apaiser …jusqu’à ce qu’une autre association reparte au combat et tende à nouveau les relations ! Le montant de 9 milliards pour racheter les minoritaires me semble élevé.
Bonjour à tous,
Les deux grandes nouveautés de cette action par rapport à la précédente sont les figures qui portent désormais la contestation.
C’est Pascal Quiry qui présidera l’association de défense des minoritaires en cours de création. Nul besoin de présenter ici Pascal Quiry, ancien banquier d’affaires, responsable du pôle Finance d’HEC et co-auteur du livre et de la lettre Vernimmen depuis le décès de son mentor Pierre Vernimmen. Cité dans l’article des Échos du jour, il dit : « J’essaie de faire bouger des dossiers où il y a des blocages et des situations anormales de sous-valorisations. Je me suis intéressé à ce dossier à ce dossier il y a maintenant 3 ans et demi au titre de mes activité d’investisseurs ». Ses actions médiatiques sur les dossiers TX Com ou Maisons Antoine Baud ont été relayées sur ce forum. Pascal Quiry prend donc symboliquement le relai d’une Colette Neuville, qui à 89 ans, n’avait peut-être plus assez d’énergie pour porter ce dossier. Merci à Colette Neuville pour tout ce qu’elle a fait avec l’ADAM et bonne retraite à elle.
Côté avocat, c’est Julien Visconti qui entre dans la danse. Maître Visconti est l’étoile montante des avocats pour le droit boursier. Il a récemment mené des combats XXL avec des victoires d’envergure pour le compte des minoritaires dans les dossiers ESSO, Vivendi ou encore Gaumont. Interrogé lui aussi par les Échos, il déclare : « Crédit Agricole est la dernière banque à posséder encore ce type d’instrument financier – des CCI c’est-à-dire schématiquement des actions dépourvues de droits de vote. BPECE a racheté depuis 10 ans les CCI des Caisses d’Épargne à 105 % de leur actif net. Lorsqu’ils étaient encore cotés, ces CCI distribuaient beaucoup plus de résultats que ceux du Crédit Agricole ». Il remplace donc symboliquement l’avocat de l’ADAM, dont les mauvaises langues laissent entendre qu’il avait été choisi parce qu’il était le moins cher de la place. Je leur laisse la responsabilité de ces propos.
Ceux qui suivent le dossier savent qu’actuellement la décote des CCI des treize Caisses Régionales de crédit Agricole concernées est massive : de 75 à 80 % ! Les CCI s’échangent donc pour 20 à 25 % de leur actif net.
La première caisse à être assignée est celle de la Loire et Haute Loire. C’est celle dans laquelle Pascal Quiry a pris sa plus grosse position. Il ne fait aucun doute que si la justice tranchait en faveur des minoritaires, des actions similaires se dupliqueraient sur tout le territoire.
Snowball
Actionnaire de CRLA, CRAP, CRAV, CMO CNDF et CCN
Les deux grandes nouveautés de cette action par rapport à la précédente sont les figures qui portent désormais la contestation.
C’est Pascal Quiry qui présidera l’association de défense des minoritaires en cours de création. Nul besoin de présenter ici Pascal Quiry, ancien banquier d’affaires, responsable du pôle Finance d’HEC et co-auteur du livre et de la lettre Vernimmen depuis le décès de son mentor Pierre Vernimmen. Cité dans l’article des Échos du jour, il dit : « J’essaie de faire bouger des dossiers où il y a des blocages et des situations anormales de sous-valorisations. Je me suis intéressé à ce dossier à ce dossier il y a maintenant 3 ans et demi au titre de mes activité d’investisseurs ». Ses actions médiatiques sur les dossiers TX Com ou Maisons Antoine Baud ont été relayées sur ce forum. Pascal Quiry prend donc symboliquement le relai d’une Colette Neuville, qui à 89 ans, n’avait peut-être plus assez d’énergie pour porter ce dossier. Merci à Colette Neuville pour tout ce qu’elle a fait avec l’ADAM et bonne retraite à elle.
Côté avocat, c’est Julien Visconti qui entre dans la danse. Maître Visconti est l’étoile montante des avocats pour le droit boursier. Il a récemment mené des combats XXL avec des victoires d’envergure pour le compte des minoritaires dans les dossiers ESSO, Vivendi ou encore Gaumont. Interrogé lui aussi par les Échos, il déclare : « Crédit Agricole est la dernière banque à posséder encore ce type d’instrument financier – des CCI c’est-à-dire schématiquement des actions dépourvues de droits de vote. BPECE a racheté depuis 10 ans les CCI des Caisses d’Épargne à 105 % de leur actif net. Lorsqu’ils étaient encore cotés, ces CCI distribuaient beaucoup plus de résultats que ceux du Crédit Agricole ». Il remplace donc symboliquement l’avocat de l’ADAM, dont les mauvaises langues laissent entendre qu’il avait été choisi parce qu’il était le moins cher de la place. Je leur laisse la responsabilité de ces propos.
Ceux qui suivent le dossier savent qu’actuellement la décote des CCI des treize Caisses Régionales de crédit Agricole concernées est massive : de 75 à 80 % ! Les CCI s’échangent donc pour 20 à 25 % de leur actif net.
La première caisse à être assignée est celle de la Loire et Haute Loire. C’est celle dans laquelle Pascal Quiry a pris sa plus grosse position. Il ne fait aucun doute que si la justice tranchait en faveur des minoritaires, des actions similaires se dupliqueraient sur tout le territoire.
Snowball
Actionnaire de CRLA, CRAP, CRAV, CMO CNDF et CCN
Je ne suis pas sûr que l'ADAM ait mis fin à son action concernant les CCI des Caisses régionales de CA.
C'est néanmoins un sujet qui dure, du fait notamment de la multiplicité des parties en causes, et puis aussi parce que les autorités ne veulent pas trancher (l'AMF avait été sollicité au début, mais évidemment s'était défilé en indiquant que ceux qui n'étaient pas content n'avaient qu'à engager une action en justice. Bravo l'AMF !
Un résumé détaillé de l'action, présentée comme "en cours depuis 2016" figurait encore dans un document de l'ADAM datant d'il y a quelques semaines.
Pour ceux intéressés :


Pour les photos des 4 pages suivantes, pour ne pas saturer le sujet, je vous propose de consulter cette page :
https://imgur.com/a/jT98FMG
C'est néanmoins un sujet qui dure, du fait notamment de la multiplicité des parties en causes, et puis aussi parce que les autorités ne veulent pas trancher (l'AMF avait été sollicité au début, mais évidemment s'était défilé en indiquant que ceux qui n'étaient pas content n'avaient qu'à engager une action en justice. Bravo l'AMF !
Un résumé détaillé de l'action, présentée comme "en cours depuis 2016" figurait encore dans un document de l'ADAM datant d'il y a quelques semaines.
Pour ceux intéressés :

Pour les photos des 4 pages suivantes, pour ne pas saturer le sujet, je vous propose de consulter cette page :
https://imgur.com/a/jT98FMG
La médiatisation commence... Pascal Quiery commence à parler "face caméra" des CCI (6:00 à 9:00). Cela me rappelle SMTPC il y a quelques années où il avait fortement médiatisé son activisme.
https://x.com/MLInvestisseur ; https://www.youtube.com/@monsieurlinvestisseur
La médiatisation continue :
Post de Pascal Quiry sur linkedin :
Post de Pascal Quiry sur linkedin :
Le Crédit Agricole devrait tourner la page.
On ne devient pas le 10ème groupe bancaire mondial sans vision, sans exécution de qualité dans la durée, et sans talents pour la mettre en œuvre. De ce point de vue, le Crédit Agricole est une réussite incontestable.
Mais il est un angle mort, persistant, difficilement défendable en 2026.
Pourquoi le 10ème groupe bancaire mondial a besoin, en 2026, d’avoir 14 entités différentes portant son nom cotées sur la place de Paris ? surtout pour un groupe mutualiste. C’est un cas unique au monde. On pouvait le comprendre il y a 40 ans quand les marchés financiers étaient peu développés, et qu’il fallait multiplier les structures pour capter des capitaux propres. Mais de nos jours ?
Qui sont ces 13 entités ? 13 des 39 caisses régionales du Crédit Agricole qui se sont cotées en Bourse il y a fort longtemps. Mais leurs performances sont faméliques : elles sont systématiquement dans le 10 % des banques européennes cotées les plus mal classées, que ce soit pour la rentabilité de leurs capitaux propres (2 à 3 % en 2025 !), ou pour leur valorisation. Depuis 2012, c’est 23 Md€ de valeur qu’elles ont détruits. 1,8 Md€ par caisse régionale ... C’est peu dire que ce n’est pas là leur meilleure vitrine !
La bonne nouvelle est qu’elles pourraient simplement, sans modifier leur modèle opérationnel, retrouver des rangs conformes aux performances de leur groupe.
C’est précisément ce que je développerai dans une série de billets que je publierai chaque samedi pendant 14 semaines.
C’est au titre de mes activités d’investisseur actif que je partagerai avec vous mon diagnostic de cette situation bien atypique (et non de professeur de finance à HEC Paris depuis 1986 ou de co-auteur du Vernimmen depuis 1998). Je suis moi-même devenu porteur depuis août 2022 de CCI (certificats coopératifs d’investissement) émis par ces caisses régionales pour faire évoluer la situation. J’ai rencontré des dizaines de porteurs de CCI, petits, moyens ou gros. J’ai partagé mes idées avec certains dirigeants du Crédit Agricole qui, d’ailleurs, ont entre eux des vues différentes sur le sujet.
Si je me suis décidé à en parler publiquement aujourd’hui, si je préside l’Association Nationale de Défense des Porteurs de CCI des Caisses Régionales cotées du Crédit Agricole (ANDP-CCI), c’est pour faciliter la prise de conscience des centaines de milliers de porteurs de CCI, dont bon nombre de clients ou de salariés des Caisses du Crédit Agricole, directement ou à travers leur épargne salariale.
C’est aussi pour convaincre ce groupe d’agir, sur ce point précis, dans l’intérêt de la société, comme son exigeante raison d’être lui en fait l’obligation.
Voici l’adresse du site internet de l’association : https://www.andp-cci.org/
Ce site contient tous les éléments pour se faire une idée de la situation anachronique, injuste et inefficace des CCI émis par 13 des 39 Caisses régionales du Crédit Agricole et cotés sur la Bourse de Paris.
https://x.com/MLInvestisseur ; https://www.youtube.com/@monsieurlinvestisseur
Bonjour,
Je me permet d'ajouter que Monsieur Quiry fait preuve d'une grande transparence dans ses échanges.
On voit très clairement que quelqu'un donne les mêmes ordres en haut vu les réponses.
Tout l'intérêt de la démarche est dans sa note de réflexion et dans ses courriers de 2025 où il indique :
"Il est cependant clair que si le statu quo devait se poursuivre pendant plus d'un an, je ne pourrai pas convaincre une nouvelle fois les plaignants de ne pas se pourvoir en cassation. Certes vous pouvez penser qu'après 2 victoires, une troisième serait dans l'ordre des choses. Possiblement. Mais les juges en cassation auront une autre maitrise du droit financier que celle dont on fait montre les 3 magistrates d'Amiens lors de l'audienc edu 14 mars 2025 qui n'ont posé que 2 questions : Comment fait-on pour passer un ordre de Bourse ? Quelle est la différence entre un porteur de titres et un titre au porteur ?..."
Je comprends que les Caisses régionales n'ont jamais signifié l'arrêt aux parties et qu'en conséquence, le pourvoi en cassation peut être adressé jusqu'au 24 avril prochain. Sans aucun doute la prochaine étape avec une bataille au sommet de l'ordre judiciaire.
En l'absence de pourvoi, le dossier partira sans nulle doute aux oubliettes.
Je me permet d'ajouter que Monsieur Quiry fait preuve d'une grande transparence dans ses échanges.
On voit très clairement que quelqu'un donne les mêmes ordres en haut vu les réponses.
Tout l'intérêt de la démarche est dans sa note de réflexion et dans ses courriers de 2025 où il indique :
"Il est cependant clair que si le statu quo devait se poursuivre pendant plus d'un an, je ne pourrai pas convaincre une nouvelle fois les plaignants de ne pas se pourvoir en cassation. Certes vous pouvez penser qu'après 2 victoires, une troisième serait dans l'ordre des choses. Possiblement. Mais les juges en cassation auront une autre maitrise du droit financier que celle dont on fait montre les 3 magistrates d'Amiens lors de l'audienc edu 14 mars 2025 qui n'ont posé que 2 questions : Comment fait-on pour passer un ordre de Bourse ? Quelle est la différence entre un porteur de titres et un titre au porteur ?..."
Je comprends que les Caisses régionales n'ont jamais signifié l'arrêt aux parties et qu'en conséquence, le pourvoi en cassation peut être adressé jusqu'au 24 avril prochain. Sans aucun doute la prochaine étape avec une bataille au sommet de l'ordre judiciaire.
En l'absence de pourvoi, le dossier partira sans nulle doute aux oubliettes.
Ah oui tout de même. Ca fait peur.Comment fait-on pour passer un ordre de Bourse ? Quelle est la différence entre un porteur de titres et un titre au porteur ?.
Je ne pensais pas que c'était à ce point là, mais au-delà du cas spécifique des certificats coopératifs d'investissement CRCA, cela illustre :
- le manque de culture financière des Français, même parmi les couches éduquées de la population (la magistrature est une voie sélective)
- la nécessité, sur des sujets considérés comme techniques, de disposer de magistrats spécialisés. Certes, on dira que le juge s'appuie sur des rapports de (soit-disant, dans bien des cas) experts. Dans les faits, il n'est point besoin d'être grand clerc pour savoir que :
- pour évaluer la compétence et la crédibilité d'un expert (surtout qu'il n'est pas rare d'avoir une expertise... puis plusieurs contre-expertises exposant un avis différent !)
- comprendre son rapport, et en tirer les conséquences
il faut un minimum maitriser le sujet. Pas forcément être le spécialiste incontesté du sujet, mais au moins bien en maîtriser les bases.
Ceci est vrai dans des litiges financiers, mais s'applique sans doute à beaucoup d'autres sujets : litiges médicaux, litiges portant sur des constructions complexe (ingénierie)...
Après, pour avoir une justice de qualité, il faut aussi y mettre suffisamment de moyens (budget). A ma connaissance, et depuis des décennies, le budget de la justice est très faible en France, et sans doute dans d'autres pays développés.
Pascal Quiry
Épisode 2 : Pourquoi les 13 Caisses régionales cotées du Crédit Agricole ont-elles une rentabilité aussi piteuse (3 % en 2025) ?
La semaine passée, on a vu que les 13 Caisses régionales (CR) du Crédit Agricole cotées en Bourse sont systématiquement dans les 10 % des banques européennes les moins bien classées par leur rentabilité (3 %), et les moins bien valorisées avec une décote sur leurs capitaux propres de 75 %.
75 % de décote : c’était la situation de Credit Suisse une semaine avant sa reprise en catastrophe par UBS.
Bien sûr, les CR du Crédit Agricole ne vont pas faire faillite. Mais cela dit bien dans quel état de déréliction boursière elles se trouvent.
Pourquoi une telle situation ?
Elle résulte entièrement de la politique de rétention des résultats qu’elles mènent depuis des années.
Les banques européennes, dont Crédit Agricole SA, distribuent 50/90 % de leurs bénéfices, dès lors qu’elles n’ont pas besoin de ces capitaux pour respecter leurs ratios prudentiels (CET1) ou développer leurs activités.
Les CR cotées n’en distribuent en réalité, elles, que moins de 10 % alors même que leurs encours pondérés de crédits sont stagnants depuis des années.
En effet, alors que la plupart des banques européennes opèrent avec des ratios CET1 de 12/15 %, les 13 CR cotées sont à 26 %.
Autrement dit, elles mobilisent 2 fois plus de capitaux propres qu’elles n’en ont réglementairement besoin, et 2 fois plus que leurs concurrents n’en ont besoin pour prêter les mêmes sommes aux clients.
Que deviennent ces excédents de capitaux propres ?
Ils ne sont pas prêtés à la clientèle. Ils sont placés sur le marché monétaire, dépriment la rentabilité des CR et donc leur valeur, puisque cette partie de leurs capitaux propres rapporte structurellement nettement moins que leur coût du capital.
Depuis 2013, les CR cotées ont ainsi réinvesti 31 Md€ de profits. Mais cette rétention massive n’a entraîné qu’une hausse de 8 Md€ de la valeur de leurs capitaux propres.
Autrement dit, 23 Md€ de valeur ont été détruits, soit plus que la capitalisation boursière de toutes les valeurs moyennes cotées à Paris !
Exemple : la CR de Loire Haute Loire.
Son ratio CET1 est à 34 %.
Elle pourrait ainsi accorder 3 fois plus de crédits qu’elle ne le fait, tout en respectant les contraintes prudentielles de la BCE. Si elle ne le fait pas, c’est qu’elle ne trouve pas assez de crédits à accorder par rapport aux capitaux propres qu’elle accumule indéfiniment.
Il suffit de regarder la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes qui, dans la même région, pour un même € de capitaux propres, accorde 2 fois plus de crédits (CET1 à 17 %), pour se rendre compte que la CR de Loire Haute Loire pourrait réduire ses capitaux propres prudentiels de 50% pour se mettre au niveau de ses concurrents mutualistes, et continuer à se porter comme un charme.
Pourquoi ne le fait-elle pas ? C’est ce que nous verrons samedi prochain.
https://x.com/MLInvestisseur ; https://www.youtube.com/@monsieurlinvestisseur