Des nouvelles dans les terres rares au Brésil : le Bureau du procureur fédéral recommande de retirer de l'ordre du jour des votes les procédures d'autorisation relatives aux éléments de terres rares des projets Colossus (Viridis) et Caldeira (Meteoric), tous 2 dans le Minas Gerais. Cette mesure vise à permettre des études et des consultations complémentaires sur les risques environnementaux et sociaux en suspens.
Le projet Caldeira serait très proche de l'installation avec l'unité de démantèlement de Caldas de l'industrie nucléaire brésilienne (1,8km du barrage de résidus et 2,5km du barrage D4, classé en zone d'urgence de niveau 1). Au delà de la vérification des éventuels mouvements de terrain, le parquet veut s'assurer que "le procédé de lixiviation chimique, qui utilise un grand volume d'eau, [ne] peut capturer d'autres métaux lourds, tels que le thorium et l'uranium, qui pourraient générer des déchets radioactifs en raison de la concentration accrue de ces éléments".
La mine se trouverait également dans une zone de protection environnementale.
Les communautés autochtones et quilombolas de la région n'ont enfin pas été consultées, ce qui est contraire aux obligations légales.
Le projet Colossus met l'accent sur les risques environnementaux et hydriques. La zone minière recharge la nappe phréatique alcaline de Poços de Caldas, qui alimente la région et est déjà menacée de pénurie d'eau.[...]
Le procureur fédéral Marcelo José Ferreira, signataire de la recommandation relative au projet Colossus, souligne l'absence d'études démontrant l'absence de risque de contamination des eaux souterraines par les nitrates.
Ce projet est implanté à moins de 300 mètres d'un hôpital et à environ 50 mètres de zones résidentielles, le tout dans une zone de sûreté aéroportuaire.
Pour les 2 projets, le parquet demande la réalisation d'un plan d'impact global, la région regroupant des écosystèmes et des plans d'eau interconnectés à des bassins hydrographiques interétatiques.
Les terrains de Verde Agritech sont à 400km de là et dans des zones a priori fortement irriguées mais il faudra composer avec des législateurs attentifs. L'expérience dans la potasse devrait bien servir.
source :
https://www.mpf.mp.br/mg/sala-de-impren ... aras-em-mg